‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 74 sur 230 · RP QE À · texte numérisé non relu

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entrait pour moitié, Broglie donna des instructions détaillées pour la défense de la Dymel, de Cassel, de Munden et dés communicesions.

Ferdinand fut surpris par la rapidité du mouvement de l’armée française; il n’en fut averti que tard et ne la suivit qu'avec un retard de quelques (1) heures dont Broglie, comme on l’a vu, sut tirer bon parti. Dans une dépêche en date du 16 août (2) le général confédéré passe une revue des événements depuis le commencement du mois. Il attribue à Broglie l'intention de l'attirer sur le Weser pendant que Soubise ferait le siège de Lippstadt. Pour mettre obstacle à ce projet, il a opposé à celui-ci le prince héréditaire, sa présence a retardé le passage de la Roer et forcé le maréchal prince à descendre le cours de la rivière et à se porter du côté de Bockum « de façon qu'au premier dessein d’assiéger Lippstadt, il parait succéder celui de passer la Lippe du côté de Dorstein et marcher sur Munster ». Ferdinand raconte sa manœuvre et celle de Broglie vers la Dymel, la marche à la suite de laquelle il s’est établi sur les hauteurs de Belle, avec les Français vis-à-vis de lui à Nieheimb, l’envoi de Lückner sur la rive droite du Weser, la défaite de Belsunce, enfin le rappel de son neveu de la Westphalie. « M. le prince héréditaire ayant laissé aux ordres du comte de Kieimansegge un détachement pour observer l’armée du prince de Soubise, s'est mis le 11 d'août avec 20 bataillons et 20 escadrons en marche sur Büren, où il arriva le 12 après deux étapes forcées. Il a fait occuper le 1% et 15 d'4 courant les gorges de Dalem et de Kleinenberg et ayant poussé des détachements sur Warburg et Villebadessen sur les derrières de l'armée ennemie, il a fait nombre de prisonniers. Il me semble, continue Ferdinand, que M. de

(1) Westplalen, Vol. V, p.726.

(2) Ferdinand à Bute, Reilenkurchen, 16 août 1761. Record Office.

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