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LES RATIGNS SONT REDUITES,. 19
jamais parmi les assiégés. Lally n'avait de rapports ni avec le gouverneur civil, ni avec le conseil; la gravité des circonstances lui imposa destentatives de rapprochement ; il écrivit (1) à Leyrit pour lui mettre sous les yeux la situation de la place et pour lui rappeler que Pondichéry était à la merci d’un assaut des Anglais. Au Conseil, it adressa un dernier appel à la conciliation : « Je le prie et le conjure de ne s'occuper que des moyens de prolonger la reddition de Pondichéry dans la certitude de quelque événement favorable que je n'ose espérer. Nous voilà tous égaux et tous prisonniers des Anglais. Pondichéry n'est plus. »
La querelle entre Lally et ses adversaires était trop envenimée, les passions, les haines étaient trop surexcitées pour que la roopération, cependant si indispensable, püût s'effectuer. Contrecarré par ceux qui eussent dû l'aider, dénoncé comme traitre, mal soutenu par ses subordonnés militaires, Lally eut à prendre sous sa seule responsabilité les résolutions qui permettraient, en faisant durer les vivres, de prolonger la résistance jusqu’au moment où l'escadre de d’Aché ferait sa réapparition sur la côte de Coromandel. Dans ce but, il réduisit les rations des soldats, expulsa les indigènes de la ville et ordonna des perquisitions dans les maisons particulières. Ces mesures produisirent quelque effet, mais elles eurent surtout pour conséquence d'enflammer les passions et de faire surgir de nouveiles menaces. Le 8 octobre, au retour d’une visite des ouvrages de la place, Lally trouva sur sa table un billet (2) anonyme ainsi conçu :
« Auri Sacra fames, FS perdidit.
« Lally, saave-toi, j'ai résolu ta mort, tu la mérites, ton cœur te le dit, ton Roi te désavoue, on rira à ta mort,
(1) Lally à Leyrit, 8 octobre 1760. Archives de la Guerre, carton XXXV. (2) Billet jeté sur la table de M. de Lally, 8 octobre 1760 Archives de la Guerre, vol, 3575,
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