ECHANGE DE VUES ENTRE BROGLIE ET CHOISEUI
Hanovre: porter les hostilités dans l'électorat ct dans le duché de Brunswick présenterait le doulile avantage de vivre sur les ressources du pys ennemi et d'empêcher les confédérés d'étüblir leurs quarher: l'hiver à portée des cantonnements de l'armée française : « d'ici à Ja fin de la campagneon fera subsister l'armée dansle pass d'Hanovreet on feraun trèsgrosmagasin 4 06tfiiænit, Les Piitiëmis ne prendront pas d'établissetent et dech de lt Hyinel: ils pe peuvent former ateui tWagasih pour leur subsistance de l'hiver plis près HiMumelen et Hanovre, ce qui éloignera sûrement de flous les quartiers qu'ils pour”.ient prendre pendant l'hiver prochain. Voilà, Monsieur le Due, dans la vérité la plus exacte la situation des choses ici. Si vous et le Conseil du Roi y étiez, je suis bien assuré que vous penseriez de même que je l'ai fait et te vous auriez pris le mème parti ».
Enfin, le départ des confédérés que le maréchal attendait avec impatience s'effectua le 2 octobre; ce jour, leur quartier général fut transféré à Bune d'où l'armée était à même de tirer ses approvisionnements du pays de Detmold, jusqu'alors ménagé par les belligérants. Elle n'y séjourna pas longtemps; le 11 octobre, on leva le camp de Wolkmissen: le lendemain Le gros était à Brakel, laissant à Wütginau et Kielmansegge le soin d'évacuer la boulangerie qu'on venait d'installer à Warburg. À Marienmunester où on parvint le 13, on apprit de fâcheuses nouvelles : « Je ne dois point cacher à V. E., écrit Ferdivand (1, que l'état des affaires est très critique dans ce pays-ci. M. Soubise, quoiqu'il a semblé retirer ses détachements et abandonner la basse Ems, continue cependant de menacer Munster, d'autant plus qu'il rassemble actuellement toutes ses troupes aux environs de cette place. Ma marche en Hesse à d'abord fait un bon effet,
1) l'erdinand à Bute, Marientiunsl | { 1761, Î
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M. Broglie étant accouru avec le gros de son armée pour la couvrir, mais comme il lui restait encore beaucoup de troupes, il a hasardé de pousser un gros détachement sur Wolfenbuttel, il vient de s'emparer de cette place après un bombardement d’un jour et demi, au même moment que Lückner était arrivé avec 6 bataillons et 12 escadrons aux environs de Brunswick pour tâcher d’y faire entrer du secours. J’ignore encore les détails de cet événement, qui est d'autant plus fàcheux, que l'ennemi est maintenant le maitre d'attaquer la ville de Brunswick ; je ne lui laisserai pas le temps de l'assiéger dans les formes mais je crains presque, par bien des raisons, que le commandant ne se précipite trop à rendre Ja place, pour prévenir le bombardem 1! Je suis en plein mouvement depuis 3 jours, pour sauver Brunswick ; si le commandant tient contenance et se défend jusqu'à mon arrivée, j'y réussirai comme j'espère; mais s'il capitule aussi vite que celui de Wolfenbuttel, j'arriverai trop tard. »
Aussitôt assuré du départ des confédérés dont il informa Soupise (1) le jour mème, Broglie avait repris l'exécution de ses projets sur le duché de Brunswick que l'invasion de la Hesse avait momentanément suspendus. Parti de Cassel le 3, il était à Uslar le # octobre; malgré les avis contradictoires de Stainville sur la direction qu'avaient prise le prince Ferdinand et le prince héréditaire, il ne se laissa pas détourner de l'objectif qu'il avait à cœur. A la suite d’une conférence (2) avec Lusace, Vault et Clausen, il expédia le 6 au matin Lusace et Clausen sur Wolfenbuttel avec 15.000 homines et un petit pare d'artillerie sous Le commandement du chevalier Pelletier. D'après ses prévisions, Clausen serait le 8 aux envirens de Brunswick, Lusace srriverait le 9 sous les murs de Wolfen-
(14: Broglie à Soubise, Cassel, 2? octobre 1761, Archive: dla Guerre. (2, Broglie à Choiseul, Eimbeck, 6 octobre 1761. Archives le la Guerre.