L'ARMÉE DU HAUT-RHIN SE CONCENTRE A EIMBECK
Une partie du pare d'artillerie avait été replié sur la Hesse.
Cette dépêche se croisa avec une de Choiseul en date du 18 (1) qui, en contradiction avec les précédentes, ne contenait que des éloges. « Le Roi en la lisant (la lettre de Broglie du 11 octobre) a mieux senti que jamais l'utilité du projet que vous avez suivi avec autant d'activité que de fermeté pour attirer M. le prince Ferdinand dans le pays d'Hanovre, et l'empêcher de pénétrer dans la Hesse et sur vos derrières. » Le Roi invitait son général à ne pas épargner la ville de Brunswick : « Si vous vous êtes rendu maitre de cette place, vous la traiterez sans aucun ménagement comme appartenant à un prince ennemi du Roi et entièrement lié d'intérêt et de volonté avec les ennemis: c’est une occasion de lui faire éprouver le ressentiment bien légitime de -. M. sur les procédés qu'il a eus avec elle pendant les années dernières et nommément en 1757. » Il est superflu d'observer que celte dépêche arriva après la tentative de siège.
Pendant les derniers jours d'octobre, il y cut interruption des hostilités due en partie à une forte indisposition du prince Ferdinand. Stainville, dont la présence n'était plus nécessaire en Hesse, recut l’ordre de se rendre à Duderstadt, puis à Clausthal, pour s'opposer à un mouvement annoncé du général Seydlitz. Ce mouvement n'eut pas lieu. Stainviile s'installa définitivement à Scesen. I se plaint (2) d'y manquer de vivres : « M. de Lusace m'écrit que je dois aller sur ma droite, mais comme je n'ai que les montagnes et la forêt du Hartz, à moins qu'on ne ‘lonne aux chevaux des mines et des lapins à manger, il n’y a nulle autre ressource. »
(1) Choiseul à Broglie, 18 octobre 1761. Archives de la Guerre. (2) Stainville à Broglie, Seesen, 30 octobre 1761. Archives de la Guerre.
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