LE GOUTE
De grâce, parlez.
KARL
Eh bien, n*y montez jamais. . . sans monsieur votre frère : a vous deux, vous êtes sûrs de faire un cavalier.
LE DUC {souriant).
Voilà une méchanceté, Karl.
Ma méchanceté n'a pas tort, puisqu'elle a ramené le sourire «ur vos lèvres. (ïl tend la main au duc).
LB COMTE
Et je ne m'en fâche pas, car le prince a acheté le droit de me railler, en sauvant Mlle Valentine.
LE DUC {lui serrant les mains avec effusion).
Ahl c'est vrai, Karl! la vieillesse devient ingrate, n'est-ce pas? Tu ne m'en veux pas? Le cœur du père faisait taire ^elui de l'ami. Ce nouveau lien resserrera. . .
KARL {l'arrêtant).
Merci, monsieur le duc, mais. . .
VALENTINE {sC lèvc).
Et moi, Kàrl, mon silence est éloquent. Devais-je attendre moins de celui que j'appelle mon frère, depuis notre enfance?
KARL
Valentine, il m'en coûte de vous détromper : mais votre cheval, plus vile que le mien, me dépassait de quelques longueurs, et déjà trahie par vos forces, vous glissiez à terre, quand un autre plus heureux...
LA COMTESSE {V interrompant).
C'est donc Maurice?
LE COMTE {à part).
C'est assez adroit. Voilà qui avancera ses affaires! {On eniend la voix de Maurice, et tous tournent la tête).