‹ La guerre des blasons: comédie en trois actesChapitre 9 sur 22 · LE GOUTE · texte numérisé non relu

LE GOUTE

De grâce, parlez.

KARL

Eh bien, n*y montez jamais. . . sans monsieur votre frère : a vous deux, vous êtes sûrs de faire un cavalier.

LE DUC {souriant).

Voilà une méchanceté, Karl.

Ma méchanceté n'a pas tort, puisqu'elle a ramené le sourire «ur vos lèvres. (ïl tend la main au duc).

LB COMTE

Et je ne m'en fâche pas, car le prince a acheté le droit de me railler, en sauvant Mlle Valentine.

LE DUC {lui serrant les mains avec effusion).

Ahl c'est vrai, Karl! la vieillesse devient ingrate, n'est-ce pas? Tu ne m'en veux pas? Le cœur du père faisait taire ^elui de l'ami. Ce nouveau lien resserrera. . .

KARL {l'arrêtant).

Merci, monsieur le duc, mais. . .

VALENTINE {sC lèvc).

Et moi, Kàrl, mon silence est éloquent. Devais-je attendre moins de celui que j'appelle mon frère, depuis notre enfance?

KARL

Valentine, il m'en coûte de vous détromper : mais votre cheval, plus vile que le mien, me dépassait de quelques longueurs, et déjà trahie par vos forces, vous glissiez à terre, quand un autre plus heureux...

LA COMTESSE {V interrompant).

C'est donc Maurice?

LE COMTE {à part).

C'est assez adroit. Voilà qui avancera ses affaires! {On eniend la voix de Maurice, et tous tournent la tête).

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