A UN
A Ant
serait trop! Bruno n’a pas mérité cette affreuse tinée!
Le prêtre secoua tristement la tête :
—Mon enfant, dit-il, espérons dans la bonté de 1) La croix dont il a chargé nos épaules est lourde et aible à porter. Cependant, Geneviève, courbons-n humblement sous le poids de son bras. Quoi qu’il p se arriver, que sa sainte volonté soit faite!
—Pauvre Bruno! dit la jeune fille d
une voix pl:
tive. Depuis une h
eure, il court de tous côtés com s’il était chassé Par une mortelle anxiété. I] est, b sûr, maintenant là-haut sur la colline à épier le rot de Jean. Je connais Son coeur trop sensible; je pé tre sa douleur, son inquiétude.
À peine eut-elle dit ces mots qu’elle se leva vi ment, et saisissant la main du prêtre elle le força se lever aussi en’ s’écriant avec joie:
— Voyez, voyez là-bas sur appelle! Les voilà! les voilà !
Le brasseur parut s’éveiller et regarda la jeune fi dun air interrogateur :
—Vite, vite, lui dit-elle; Bruno nous appelle: mère vient!
Cette nouvelle fit trembler d’émotion le brasseur mais elle dut le r
éjouir profondément, car un radieu sourire éclaira son visage. Il s’élança à la suite d prêtre et de la jeune fille.
Lorsqu'ils atteignirent le sommet du coteau, ils vi rent au loin Bruno ceourir de toutes ses forces, et bien tôt se jeter au cou d‘une femme qui, en compagnie dur homme âgé, arrivait sur la route.
—Sa mère! sa mère!
dit la colline en courant.
Elle aussi jeta ses bras où cou de la vieille femme
émue, en accompagnant ses caresses d’exclamations de jeoie.
la colline! Bruno no
s’écria Geneviève qui descen-
en —-
Bruno en pouvait parler; égaré par le bonheur, il
æontemplait sa mère et baignait son sein de larmes arentes,.
reuse des.
- + En fin, il recouvre la voix; il leva les bras et les yeux bons-nou Mi ciel, et s'écria avec enthousiasme : juil puis —Merci, merci, Ô mon Dieu, de ce que vous m'avez du moins laissé ma mère! Que votre nom soit béni pour x plaine renfait | s comme Un nouvel embrassement Coupa court à sa prière. est, bien —Bruno, Bruno, dit la mére, ah! notre sort est bien l retod amer ! J’ai souffert comme personne n’a peut-être jaais & ant!
je pénè ris souffert, Mais Je suis si heureuse maintenant ! Ah! tu allais mourir! déjà tu étais désigné pour le : ve supplie... et ta mère te retrouve vivant et libre! VA Vive . . Se 7e Elle se tourna vers Geneviève, lui saisit les deux : mains, et s’écria avec l’accent d’une fervente reconnaissance : à 9 —Geneviève, admirable fille, c’est à toi que nous deune fileM'02s ce bonheur. Ce que mes larmes de sang n’ort pu obtenir, ta prudence et ton Courage l'ont accompli. Sois bénie; que Dieu reporte sur toi toutes mes priè-. trouver ici-bas la paix et k digne récompense de ta généreuse conduite!
no nous
rasseur; radieux uite du
at bien Monme s’il eût éprouvé un sentiment de confusion. Le 5 à d'où bonheur qui rayonnait sur toutes les physionomie lui
Ît sentir plus vivement encore que son fils à lui était
k cause de tout ce qu’avaient descen-
ee autres du. retour de la mère de Bruno, la vue des effuons dons de l’amour du Jeune | Elle, du moins, avait un endre attachement Pinde
Tous révinrent vers le camp. Un léger bandeau ce gnait encore le front de Bruno sous son chapeau; ma sa blessure ne devait plus guère le faire souffrir, «4 la joie la plus sereine brillait sur son visage, et tou ses mouvements étaient .vifs et énergiques. IL ur chait à côté de sa mère et pressait une de ses main dans les siennes.
Le curé cheminait à côté du domestique, Celui-ci ré pondit à une question du prêtre :
—Oh! ma tâche n’était pas difficile. 11 n’y à plus de sans-culottes à Hérenthals. J'ai trouvé la mère de Bruno à l’endroit que Geneviève m'avait indiqué, Après notre attaque de la prison, on a effectivement
“accusé les soeurs hospitalières : mais, comme soeur (‘àtherine avait disparu, on a pu, avec une grande aphàrence de vérité, lui imputer le fait à elle seule, Voilà la chose; le général a été très fâché d’abord, mais cela en est resté là...
Le domestique se rapprocha du prêtre pour ne pas être entendu par le brasseur, et dit à voix basse:
—Simon Brutus à fait fouiller de fond en comble tout Hérenthals pour troûver la mère de Bruno où quelqu'un de nous. Vous pouvez penser, mon révérend père, quel sort ce scélérat réservait à ceux qu’il
eût découverts... Mais Dieu ÿ à pourvu... Il ne faui
pas vous étonner que je ne sois pas arrivé plus tôt ici. En route nous avons aperçu de loin une colonne mo-
bile, et nous avons dû pendant plus de deux heures marcher péniblement dans le bois et au milieu des taillis.
Le domestique échangea encore quelques paroles avec le vieux prêtre, jusqu’à ce qu’ils atteignissent l’endroit où étaient campés les hommes de Waldeghem. Bruno fit asseoir sa mère au bord du champ et entama avec elle, Geneviève et Jean nne calme, mais émouvante Conversation, que venaient interrompre par mo-
eau cej- U; mais rir, car et tous LL mar.
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a plus ère de adiqué, venient ur Caappa- Voilà
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