NN
vent avec sur Tous avaient hâte de quitter cet emdreit fatal ct de
guirer au logis. Jean fut placé sur une civière et on de ce qui #mporta de l’auberge. Le notaire et su famitle suilésordr. sur l£:ent le blessé.
la maison; 18 Sur leur chemin, ils devaient passer devant Ja prison
une cruche d$i était ménagée dans une chamgre d’uue vieille mailu groupe, jf en briques.
, l’écume à lSTIs aperçurent tout àcoup derrière les barreaux de L'profère d’un de la fenêtre, la figure de Simon ivre qui leur fai-
d’affreuses grimaces, leur lançait d’épouvantables
la tête à cs de vengeance, et les menaçait du poing à travers la Ile. .
, il court tou
se, en apercc RE —
s’est passé r'Le lendemain, le bailli arriva avec quelques gens de
e un Cri d’aïlftice, à Waldeghem pour faire une enquête sur ce qui nt Bruno. fait passé.
at; le pauv: Mais lorsqu'il fit ouvrir la prison, on &’y trouva plus ombe sanglahon.
une maître. Quelques recherches qu'on fit par la suite, même Simon; on @pdant des mois et des années, on n’apprit plus rien mais on le (Simon. .
vers la pris
1e, on 1: plag
berge; tand@bou de temps après les Français gagnèrent la fatale
ait de sa licfbille de Fleurus, et s’emparèrent pour la seconde de lui con de notre pays.
œ frère. Gens
ucl'oir dev:
tomba -4 fe étreinie #
ce,
ve \
12 revint à là
Au bord du grand chemin de terre qui pass
: que distance du village de Waldeghem, et le
communication avec les communes plus imp
enfin avec la ville elle-même, se trouvait ut ayant pour enseigne: À l'aigle.
Là demeuraît baes Cuylen, le meunier. $ était situé dans le voisinage, sur une hauteur dinaire ; et cela parce que, du côté de l’est, l VAigle touchait à à un grand bois qui s’étendai te direction à une distance de quelques lie
‘ de pouvoir prendre le vent de ce côté autant ble, le grand-père de baes Cuylen avait fait son moulin à une grande élévation.
Un dimanche matin, au mois d’octobre 1798, baes Cuylen sortit de chez lui pour all lin; son domestique Sus qui le suivait par:
mécontent et murmurait à part lui de façon lentendit.
Le meunier se retourna et dit d’un air fâcl
—$Sus, mon garçon, je ne comprends pa:
tu peux être ainsi! Dans le malheureux tem vivons ne consens-tu pas à prendre volonti de peine?
AYSANS
i passait à qu et le mettait importantes ait une aube
er. Son mot uteur plus qu
est, l’auberge ÆS $ À = #Mcrits qui se cachent, pendant des semaines entières,
tendait dans
es lieues. A
utant que po t fait constrt
tobre de l’an ur aller au n t paraissait
façon à ce qt
ir fâché:
ds pas comn x temps où jolontiers ce
—Peu de peine! grommela le domestique; tandis e les autres sont assis au cabaret, je suis moi, tout le anche, à sécher là-haut au moulin, pour voir s’il ne le ni corbeaux ni sans-culottes. Laissez au moins le bulin en paix le décadi.
Le dimanche républicain? s’écria baes Cuylen avec reur. Si tu n'étais pas si vieux, Sus, je dirais que as envie d'entrer en accointance avec cette canaille Die.
e voudrais que le dernier sans-culotte fût pendu a potence! s’écria le domestique; je pourrais alors,
2 moins, marcher le dimanche sur la terre ferme, au
h d’être toujours planté là-haut sur le moulin. Allons, Sus, dit le baes avec bonté, ne t’épargne pas si petite peine. Souviens-toi que chacun, en ce bps-ci, a une lourde croix à porter. Vois les malheux serviteurs de Dieu, vois nos prêtres, comme ils sont rsuivis et emprisonnés, parce qu’ils ne veulent pas er la foi; vois comme ils sont emmenés sur des îles de la mer, où ils doivent être mis en pièce par les S Sauvages si Dieu ne les assiste. Vois nos pauvres
les bois et dans les cavernes, et qui, la mort dans e craignent à*tout instant d’être trahis et jetés en on...
Mais je n’y comprends rien, baes. Il n’y a du
ns pas une âme dans le village qui voudrait leur e du mal
Et le bourgmestre et les échevins ?
Les gens de la municipalité voulez-vous dire? Bah! -À n’en feraient rien non plus; leurs propres fils caché dans le hameau derrière Je Vinkenbosch.
S il me semble, baes, que plustôt que de craindre et
rembler sans cesse, sans espoir d'échapper, je me
Mis soldat.
M uen 7; 0
Ils étaient arrivés au moulin ct gravisse lier. |
Baes Cuylen répondit tout en montant:
—Tu te ferais soldat, Sus! Ainsi tu prenc mes pour arrêter les prêtres sur l’ordre de sans-culottes, pour piller les églises, dépouil vres paysans, brûler les villages et verser le ceent des martyrs ?
Le domestique fit le signe de la croix et d gnant le haut de l’escalier et en entrant dans
—Je n’y avais pas regardé de si près, b Notre-Seigneur m’en préserve, j'aimerais n Mir.
—Aïnsi tu resteras encore, ce dimanche moulin, et tu guetteras attentivement ?
—Oui, baes, mais...
—Tu ne refuses pas, au moins ?
—Non, non, ce n’est pas cela que je veux sûr que je suis prêt à tout, excepté à rester le dimanche. C’est toujours la même chos moi une fois dans l’eau jusqu’au cou, je n* rien à redire: ce sera du moins du nouveau.
—Je le crois, Sus; mais personne ne ÿoit que toi... = |
—1]l n’est pas toujours avantageux d’avoir vue, baesj j’en suis un exemple. Si j’étai aveugle je serais assis, à l’heure qu’il est, au nne pinte de bière en main... Enfin, pour | Dieu, je demeurerai encore là-haut jusqu’à guetter pour la patrie... Donnez-moi le dra
Le baes ouvrit un coffre et sortit un pet partagé en trois bandes de couleur bleu, blanc il tendit cet emblème à Sus qui était déjà g qu’au sommet du moulin.
Au faïîie du moulin on avait percé, des qu quelques petits trous presque imperceptibles
ét
ravissaient l’«Mvant d’arborer le drapeau le domestique se glissa at autour ct appliqua l’oeil à chaque ouverture. ant : Parvènu au côté de l’ouest il s’arrêta longtemps im- \ prendrais le: @bile devant l’une d’elles, Ere de ces imp—Vois-tu quelque chose? demanda le bacs avec anépouiller les jalsse. = ser le sang infé—-Pst! répondit mystérieusement le domestique, " Qu’y a-t-il, Sus? demanda de nouveau le baes x et dit en at@liès un instant d'attente.
: dans le moulB-La poussière vole au bout du chemin: il vient quel- ; rès, baes. chose. | radis mieux m@-Ce sera un chariot, Sus.
#-Non, non, quelque chose brille et reluit à travers : anche-ci, surMpoussière; cela ressemble à des sabres nus ou à des ? Le. | Descends, descends, dit le baes tremblant.— Dieu si nous ne sommes pas trahis. Jette en bas le dré-
veux die; s rester au mouais le domestique resta encore un moment à re- 4 chose, Meilliiler par le trou et dit ensuite: + je n’y trouv@@Je vois maintenant ce que c'est... une voiture de | —— Mage qui revient de la ville; ce sont des clous de cuie Yoit aussi Mides harnais qui brillent ainsi. 4 Sus, Sus, comm: tu m'as fait peur ! dit le baes avec D. avoir une bdlioupir et en respirant longuement. . j'étais à md domestique arbora le drapeau sur leemoulin et à st, au Lion Mndit: = 3 pour l’amou Bacs, savez-Vous que nous jouons notre tête à ce squ'à ce soifà’ Si nous étions jamais trahis, je crois que ces le drapeau! dits sans-culottes nous feraient fumer une bien n petit dran'aise pipe. Vous savez que la guillotine est à An- * “blanc et rot aussi, maintenant ? :
léjà grimpé Ne parle pas de cette infernale machine, Sus. Tous Jacobins ardents n’arborent-ils pas un petit drapeau les quatre « lore, le dimanche ? < tibles. Le décadi, baes. 7
Eh Ji Le
—Bah! bah! cela n’y fait rien; les étrange sent ici me donnent la réputation d’un terril cain.
—S'ils savaient jamais ce qui en est, heïr
—QOui, Sus, s’ils le savaiert, mon garçon ; y avisera. Maintenant veille bien jusqu’à r ken t’apportera à dîner et je ferai mettre av ble pot de bière.
À peine le drapeau avait-il paru sur le m\ vit successivement quelques têtes surgir du vironnant et regarder de tous côtés avec dé jeunes gens gagnèrent en rampant le gra jusqu’aux deux extrémités, et entrèrent er l’auberge.
C’étaient les conscrits réfractaires qui, frappés par la conscription, refusaient de :
armes comme soldats dans les armées fran
Jusque là il n’y avait jamais eu de loi e qui pût forcer personne à être soldat: les arm toujours été formées de. volontaires. Aussi
coups portés par l'étranger à à notre indépend
en avait aucun qui blessât et irritât nos pèr la conscription.
À coup sûr, elle parut aux Belges une tyra et dépassant toute limite, la loi qui, à tout ir vait les arracher à leur demeure pour aller sang au bénéfice de ceux-là même qui les comme des esclaves et anéantissaient tout était cher.
Pour eux, dont la piété, dont l’attacheme de leurs aieux avait grandi en raison de la même, le martyre était moins terrible que de prêter quelque secours que ce fût à ceu considéraient pas seulement comme les e leur patrie, mais encore comme les suppôts et les précurseurs de l’affreux Antechrist.
trangers qui MW Bien que dans la plupart des villages voisins des vilterrible répul es, des soldats fussent venus pour rechercher et saisir
es réfractaires et qu’on en eût déjà emmené un grand t, hein, baes- Bombre, à Waldeghem il n’avait pas encore paru de 2 2 È
rçon; mais oups. Les bruits qui se transmettaient d’un village qu'à midi R::8 l’autre faisaient cependant pressentir que la paisible tre avec un JPmmune, quelque éloignée qu’elle fût des grandes rou-
s, finirait aussi par être visitée à l’improviste par ces le moulin au@@asseurs d’hommes.
ir du taill : À C'est pourquoi la plupart des conscrits se tenaient ir du tail: &
rec défiance. hé. Les plus œyaintifs demeuraient au plus proe grand cho? des bois, où lorsqu'il se faisait nuit leurs parents ensuite dur portaient à manger et à boire; d’autres, plus con- : fants dans la destinée, avaient des retraites secrètes qui, bien (fix environs de leurs demeures, dans des caves, des éta-
t de prendr. We: des granges. = = ; françaises, | Chaque dimanche, quand il n’était pas arrivé de nou- | Joi en Belci Iles menaçantes, et que par conséquent le drapeau EE arrden Eve: mit arboré sur le moulin, les conscrits se rassemblaient il l'auberge de PAigle, quelque temps avant que la épendance, i! M nd’messe commençât, afin d apprendre, soit les uns s pères plus JF autres, soit de leurs amis du village, ce qu’ils avaient Æcraindre ou à espérer. .
e tyrenniein Si les nouvelles étaient bonnes, la plupart d'entre out instant, [MX assistaient à la gren messe, parce que dans d’autres aller verser Ila8es, dans ceux du moins où les églises n étaient pas ui les traitaMitore fermées, les conscrits avaient été plusieurs fois bé on pris et arrêtés à la première messe. :
Dans une pièce retirée de l’auberge, se trouvaient jà réunis une vingtaine de personnes, tous conscrits gitifs à l’exception de trois ou quatre hommes plus és venus du village pour voir et entretenir leurs fils en même temps pour apprendre ce qu’il y avait de puveau.
æ Une grande joie régnait dans cette pièce; on parlait ec jubilation et à pleine voix d’une nouvelle. Peu à 4
chement à la de la persécu que l’obligaë à ceux qui $ les ennemi:
ippôts du dé rist.
td
peu cependant tout redevint tranquille, interrogea les preuves de la vérité de cett s’aperçut que tout reposait sur un simple
Te vieux brasseur, assis dans un coin.
cette nouvelle ne pouvait être fondée, vi mestique était allé en ville trois jours :
n’en avait rien entendu.
—Ah! voilà Bruno! s’écrièrent presqu temps tous les assistants, celui-là saura | est !
En effet, Bruno entra d’un pas lent & serra la main de chacun d’une étreinte am sur une chaise.
—Ne savez-vous rien? Est-il vrai que s'en va? que les puissances sont tombées 8
Ces demandes arrivaient de toutes par venu. :
Bruno regarda ses amis avec tristesse, et dit d’un ton mélancolique:
—La république française a des cent:
soldats; ses généraux font trembler toute ces, et maintenant qu’ils ont conquis lIt »’y a plus assez de place en Europe pour | ils ont attaqué l’Asie elle-même... Ne vw aveugler par de vaines espérances, camara haut seulement peut venir le secours; su pour nous est menaçant et sans espoir!
—Mais, Bruno, êtes-vous bien sûr de « tes ? demanda l’un des jeunes gens. Hier rière le Vinkenbosch, un marchand de raconté et positivement assuré que les Ang siens, les Autrichiens, que tous les pays sont mis ensemble contre la France; qi battu les armées de la république frança tière, et que le nouveau roi de France es
—Vaines paroles! dit Bruno en soup
uille, car lorsqif le cette nouvelle, simple dire.
| coin, assurait lée, vu que son |
rien. Notre situation n’a pas changé; notre malhreuse patrie est dans l’esclavage, les autels de notre u gisent renversés à terre... Pas d’issue, pas d'aide maine qui soit efficace.
Que conseilles-tu donc? demanda le fils de l’au-
ours auparavantgiste du Lion, qui puraissait plus déterminé que les
presque en m4
aura bien ce qué
lent dans l’aule ite amicale et s':
ai que la répulif bées sur la Frai »s parts au nou$%
tesse, secoua la { centaines de 1# toutes les puis is l'Italie entit pour leur ambië Ne vous laissez amarades... IX re: sur la terre spoir !
r.de ce que vou Hier est venu.
d de Läerre, | ss Anglais, les IR pays du mor ce; qu'ils oni française à la nce est avec eu soupirant; 1! !
res.
runo resta muet, le regard fixé sur le sol.
Cela ne peut pourtant pas continuer ainsi reprit htre; nous ne pouvons rester cachés toute notre vie; nt peu on nous donnera la chasse comme on l’a fait s les autres communes. Nous serons pris et conmnés à mort ; ou, ce qui est pis encore, traînés à l’are et condamnés à combattre pour cette cruelle race i foule aux pieds notre Pays, comme si nous étions étail de ce peuple sans Dieu ! = es paroles prononcées avec énergie, frappèrent prodément Bruno; il se leva, posa la main du courageux me homme sur son coeur, et répondit :
Là aussi couve le désir de la lutte et de la vengeanmais à quoi bon, Karel? La terre est ivre du sang elle a bu. Pourquoi, par une nouvelle collision sannte, livrer nos parenté, nos amis à la persécution, à mort même? Attendons... attendons et prions !
Mais ne sais-tu donc pas que les bois sont pleins fugitifs qui ne désirent rien tuai que de se lever crr.-
les Français ?
Je sais cela, dit Bruno en soupirant; mais je prie eu tous les jours, et de toutes les forces de mon âme, Fil préserve mes compatriotes d’une si fatale insurtion. Ils nous écraseraient, nous anéantiraient en elques jours!...
Karel se rapprorha de lui, et lui dit à l'oreille n
aisantant :
—Bruno, mon cher ami, n’est-ce pas la peur de per- Geneviève qui te rend si timide?
ul
me
Les joues de Bruno se colorèrent d’u il allait répondre, lorsqu'un nouveau « s'écria avec la joie la plus exaltée :
—DLieu soit loué, la Flandre ést sou monde, les paysans ont attaqué les Fra:
mée et les ont vaincus; tout le pays de mes! Les sans-culottes d'Anvers se son:
de l’Escaut avec leurs canons. Cette :
vrai !
Cette nouvelle produisit une impress ble. On battit des mains, on s’embrass:
tres avec une joyeuse effusion, on ch:
des cris d’allégresse, on versa des larme
Bruno seul demeurait impassible et c ‘une sorte de pitié le tableau de l’effen le.
—Eh bien! lui cria Karel, voilà le je ce! Ne crois-tu pas non plus à cette no
— 1 n’en connaît que la moitié, répo:
ne voix navrée, Le même soir, les pa] Rupelmonde ont été acculés dans une combattant ; les sans-culottes y ont mis ] vres frères ont été tous réduits en cendr ment, tout le pays de Waes est couvert « çais.... =
À ces mots chacun pâlit; aux transpo céda brusquement le plus amer désappo penchèrent la tête sur la poitrine, et d instant mucts.
—Savez-vous ce que le voiturier de Gie hier au fermier Woens ? demanda un con que si notre curé voulait prêter serment serait tous en paix.
—Et nous ne devrions plus être solc un jeune Paysan assis dans un coin, et qu effrayé que les autres. —
et —
nt d’une vive rous veau conscrit ent:
st soulevée! À R:
8 Français à mai:
\ys de Waes est c:
e sont retirés au À Jette fois-ci c’est
Non. C’est du moins ce que dit le voiturier de TE Eh bien! pourquoi donc le curé ne prête-t-il pas nt? reprit le premier; alors nous serions déli- Oui, pourquoi ne prête-t-il pas serment? s’écrièles autres. Après tout ce n’est pas si terrible, Amis, dit Bruno, vous ne savez pas ce que vous di- On demande aux prêtres qu’ils jurent haine éterà tous les rois et fidélité à la république française. prêtre peut-il faire un pareil serment? N’est-ce pas ouver d’avance tout ce que les Jacobins peuvent pnier à Paris, même l’anéantissement de la religion ? qu’il en soit, le clergé belge s’y est refusé. Plus x cents prêtres ont déjà été emmenés dans les îles aines ; les autres sont tous condamnés au même baent. Notre vieux curé aux cheveux blancs est nominativement condamné. Et soyez sûrs que remiers soldats qui paraîtront dans le village nous bheront notre pasteur et fermeront . notre église, me cela est arrivé presque partout. En tous cas, êtes dans l’erreur: le serment des prêtres n’a rien ommun avec la conscription.
Pourquoi ne fuit-il pas ? .
Où cela, fuir? Et puis il ne le veut pas. Il dit L restera avec nous aussi longtemps qu’il le pourra; Dieu veut lui accorder la mort des martyrs, il ne soustraira pas.
On sonne pour la grand’messe, dit l’un des assis. s. Qui s’en ira le premier? Bruno, dites comment s devons sortir, sans quoi nous allons encore une partir tous ensemble. = andis que le fils du notaire était occupé à satisfaire tte prière et indiquait à chacun son tour, baes Cuyqui, pendant tout ce temps, était resté sur la porte er sur le drapeau un regard immobile, baes Cuylen,
mpression indescr brassa les uns le:
on chanta, on p larmes d’émotiors e et contemplait effervescence géri
à le jeu qui comg tte nouvelle ? | , répondit Brunoÿ es paysans arm‘ une église, tous mis le feu; nos | cendres. En cv vert de soldats
ansports de joie sappointement. , et demeurèren
le Gierle a dit ax in conscrit. Il 4 rment, on nous f
e soldats ? den et qui semblait #
à DRASS: 8°
—#9— disons-nous, entra et fit signe au brasseur Jui.
Dehors se trouvait un domestique qui !
pier au brasseur en lui disant :
—Baes, le messager a apporté cela pou très pressé.
Après ces mots il salua son maître et re tion du village.
-La s.scription de cette lettre dut faire 1 impression sur le brasseur, car le vieillar mit à trembler comme un roseau, en tenant tachés fixement sur les lettres.
Comme s’il eut craint d’être surpris dan se retira un peu plus loin derrière un taill et lut, plongé dans une profonde préoccups
Le... le... ci... le citoyen Meuien écriture! C’est de mon fils! Ah! merci, m Dieu, ‘de ce que mon unique enfant est en et de ce qu’il revient à moi!
Il ouvrit la lettre avec une fièvreuse émo força d’en lire la première ligne. Il s’y trou té, égalité, fraternité ou la mort! Au citoye mes jours! Mais bien que le brasseur lut, prit pas. La signature était bien celle de sc la forme nouvelle de cette signature susçitai: multitude de réflexions inquiètes. ae surajouté au nom de baptême de son fils: il.
Simon Brutus.
—Le brasseur, après avoir considéré la le tant encore, la cacha tout à coup sous son dirigea vers le village en s’écriant :
—Le curé m’expliquera cela. — © mon D ce que cela peut signifier ?
Le prêtre octogénaire allait se rendre à que le brasseur fut introduit dans sa cham montrant la lettre lui dit:
\ oo.
onsieur le curé, pour l’amour de Dieu, lisez-mgÿj
titre avant d’aller dire la messe. Elle brûle mes
qui tendit un (QE ct commè s’il devait en sortir un grand mal-
5 C’est de mon fils Simon!
a pour vous; ‘Be votre fils Simon? s’écria le curé avec une joy- Arprise. Ila erré, ami Meulemans; mais je me
que Dieu ait épargné votre enfant. Voyons ce
ct!
faire uno puissard s’approcha de la fenêtre pour mettre mieux le
cillard pâlit ct lurnière, et lut à demi-voix ce qui suit: tenant les yeux :
sseur de sortir av
et reprit la dir
Liberté, Egalité, Fraternité ou la Mort.
is dans cet état
n taillis de chê occupation : 3 [eulemans! Ci rci, merci, Ô mA est encore en 1$
citoyen auteur de mes jours.
è-ci sert pour vous informer que votre fils, délér l’administration centrale du département des Nèthes, se rendra dans trois ou quatre jours dans = . Mage natal, pour y assurer l’entière exécution des e émotion, et 8 ‘4 la république et délivrer ses anciennes connais. y trouvait: Lib chaînes du despotisme et de tous les suppôts citoyen auteur time infernal, de ces hypocrites maudits qui,
r lut, il ne CU masque du sacerdoce, vous tiennent courbés dans de son fils, "Mike de l’abrutissement.
ue en lui u lez grâce à la république française; si vous êtes elque chose étà dignes du titre d'homme, si le servilisme et li- Is: il avait sig1@., n'ont pas éteint jusqu'aux dernières facultés au milieu desquels j’ai reçu la lumière, un beau luire pour Waldeghem.
pus apporte la liberté, et, avec elle, la protection ui de cette sublime République française, qui, pn amour infini, embrasse d’une même et généreinte tous les peuples de la terre, et me charge digne, de vous porter l’ineffable bonheur d’être au nombre de ses enfants! *
Œonire mon attente, je trouvais les habitants de
la lettre un ik s son habit et #
1on Dieu, qu’<
re à l’église lork chambre, et, IN
Waldeghem encore croupissants dans ] des vieilles momeries, je saurais faire devoir en vrai républicain.
Ayez la complaisance de faire dire :
len que je compte loger chez lui pour la grand’route,
Votr