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bitants de la commune de Waldeghem, vous voyez ma personne une de vos vieilles connaissances; je s celui qui, en ces lieux a porté avec vous les chaînes l'esclavage et de la stupidité sous le nom de Simon ulemans ; maïs aujourd’hui, allaité par le sein de ‘la lime mère de l’univers, par le sein de la République nçaise, j'ai été trouvé digne, avec mille autres, d’alcomme apôtre de leffranchissement, annoncer la
rté aux peuples jusqu'aux confins les plus reculés la terre!
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orsque le nom de Simon Meulemans vint frapper eille des villageois, tous levèrent les yeux en tremnt; un cri étouffé d’angoisse échappa même à cerhs d’entre eux. T/officier poursuivait :
L’ad"inistration centrale du département des deux hes, comme il appert de l’écrit que je vous exhibe,
chargé de faire exécuter à Waldeghem les lois et décrets de la République, et de punir sans miséricorfût-ce même de la mort, ceux qui voudraient s’oper à la volonté souveraine du peuple.
<Pien qu’un franc républicain ne connaisse qu’une pa-
le monde même; bien qu’il n’ait d’autre famille > l'humanité seule, je regretterais cependant de derecourir à la force dans le village où le hasard m’a naître, C’est pourquoi habitants de Waldeghem, tez bien mes paroles, et élevez vos esprits appesanà la hauteur des destinées auxquelles la généreuse publique française vous appelle par ma voix.
Jusqu'à ce jour, pas un rayon de lumière de raison pénétré dans vos coeurs; comme des brutes sans inigence, vous avez croupi dans la fange de l’ignoran- Pt dans les ténèbres du fanatisme ; comme un vil trou Au. vous vous êtes laissé guider par la verge de fer “lespotisme: vous vons êtes laissé atteler à la char- > de l’esclavage, et, vils serfs que vous êtes, vous avez
baisé la main de ceux qui, dans leur égoiïs vous tenaient courbés dans la boue!
Ah! le jour est enfin venu! la lumière € vous; accueillez-la de bonne volonté. Reni sérables qui vous apprennent que le droit donné de vous retenir dans une servitude ét:
niez ceux qui, pour flatter leur propre orgue faire leurs caprices, vous maintiennent dan:
nelle enfance. Oui, rejetez tous les liens « présent vous ont empêchés de partager ce & sor dont la glorieuse République française :
signal, et qui bientôt portera l’humanité ei dans sa toute-puissance, elle prendra la p Dieu même avec le nom duquel on vous a chassés au lit!...
Ces affreux blasphèmes tombaient comm de foudre dans l’oreille des villageois. L’ex terreur paraissait les avoir privés du sentime istence; seulement à chaque nouveau blas pouvait voir un frémissement général agite La plupart, affaissés sur eux-mêmes, la tête les mains, se fermaient les oreilles autant q pour ne pas entendre ce langage qui leur pa air de l'enfer lui-même.
Ce ne fut que du côté de l'autel de StSét quelques murmures se firent entendre, mais qui s’approcha de ce côté et jeta sur les j réunis un menaçant regard, étouffa cette protestation.
Aux dernières paroles de l’orateur le prêtre bras au ciel. L'officier remarqua ce mouvem ironiquement en indiquant l’autel par un , soire, mais, sans interrompre sa harangue, il en ces termes:
—Jurez haïne et éternelle inimitié aux r tyrans, aux barons et comtes, aux seigneurs
renez libres de coeur et d’âme! Alors seulement vous ez mûrs pour de plus hautes destinées, alors seulent vous serez dignes de prendre place au banquet des ples, alors seulement vous deviendrez hommes, de htes sans raison que vous êtes...
Jui, habitants de Waldeghem, je vous apporte la lié. Choisissez l’esclavage avec la haine de la Répuque française, ou la liberté, la grandeur et l’indépenre avec l'amitié du peuple francais. Le choix est
ore libre pour vous aujourd’hui: demain il sera trop Q
égoïste intérd
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Reniez ces 11 droit leur a ide éternelle; r& orgueil et sa:if t dans une éte iens qui jusqu} r ce sublime «4 caise a donné ité si haut, qu la place de ous à si SOU vC}
’orateur se tut un instant pour chercher dans ses biers, puis reprit :
C’en est assez pour cette fois; quiconque n’est pas uglé par le plus honteux fanatisme ou par la plus servitude me prètera la main, à moi délégué du ité central, pour l’accomplissement de ma mission. utez-bien ce que je vais vous dire!
2 ussi longtemps que le peuple de Waldeghem n'aura âgiter la fo été appelé à exprimer sa volonté souveraine par | tête posée daféction d’une nouvelle municipalité, moi Simon Bruant que possil®é ci-devant Simon Meulemans, je réunirai en moi ur paraissait ff] tout le pouvoir exécutif, et quiconque me résis- M, à moi envoyé de la République, sera immédiatent appréhendé et puni, selon la sentence qu’il me blera bon de prononcer sur lui.
t s’il arrivait qu’un soldat de la République fût sé ou tué par quelqu'un, on fusillerait à l'instant le pable et ses complices, et l’on brûlerait sa maison u’aux fondements, Que s’il échappait à notre jus- 'cngeance, ses parents, ses frères et soeurs, tous ses hes demeureraient responsables de son crime.
Æour commencer par ce qui m’a été expressément Mescrit par l’administration centrale, j’ordonne qu’aaux rois et at que personne quitte l’église, il soit precédé à l’areurs et maîträation : premièrement, de tous les jeunes gens qui,
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L’excès de leg ntiment de l« 1 blasphème #
StSébastien (f mais un sol les jeunes ge cette témérai
prêtre se leva ouvement, sou un geste d‘ ue, il poursui#