DOME DAME RENE
+ tombés à la conscription, se sont faits réf.
me de lâches poltrons; en second lieu, de minique Torfs, prêtre et curé à Waldegl refusé de prêter le serment de fidélité, et été condamné à la déportation dans l'île « nom de la République française, je somm assistants d'aider à l’exécution de ces ordr -pour les récalcitrants d’être punis comme :
dire... Maintenant à l'oeuvre! et attentic git pas de rire; un républicain ne rit jar Pendant la lecture de ces ordres, Bruno vait auprès de l’autel de St-Sébastien, « ché avec précaution de chacun des conscri encore et leur avait parlé mystérieusement.
s’en aperçut, ils s'étaient massés en ‘grou et tout frémissants, ils regardaïent fixemer priait encore agenouillé devant l’autel.
Simon Brutus ne voyant rien bouger da tourna vers ses hommes et renouvela ses on çais. Il leur ordonna de procéder imm larrestation du prêtre.
Quelques soldats quittèrent la porte de se diriger vers l’autel; mais au même ins remarquer quelque chose d’étrange auprès St-Sébastien.
Une quarantaine d'hommes, Bruno en rent lentement les marches de l'autel. Ils ment pressés les uns contre les autres que c si un impénétrable mur se fût placé devar
Sans proférer un mot et avec un calme lune des extrémités de cette troupe se po petite porte latérale. Pendant ce temps E tait le curé à s’enfuir; et comme le vicil] de quitter sa place et déclarait vouloir mc le souleva de terre par force et lentraîna.
ts réfractaires co eu, de Jacque:-Ï aldeghem, leque té, et a de cc « l’île d’Oleron.
somme chacun s ordres, sous px mme je viens ( ttention! Il n:
rit jamais!
Bruno, qui se tr ien, s’était ap) onscrits et d'au ment. Sans (1 ‘groupe com}a xement le cur el.
er dans l’église ses ordres en f immédiatemers
non Brutus, qui devina ce qui se passait sans qu’il e voir, cria à ses soldats:
ourez, courez; au uom de la loi, arrêtez ces bris!
ais avant que les soldats eussent pu atteindre l’aues premiers paysans, avec une calme et froide réion, avaient avancé leur poitrine contre les baïons qui masquaient la porte latérale, et soit que les ts du dehors fussent surpris d’un pareil sang- , soit qu’ils ne pussent se résoudre à massacrer ces es sans défense, ils fireat quelques pas en arriè- L’issue était libre; les trente hommes, toujours sieux et calmes, se trouvèrent tous ensemble. dans le ière et fermèrent aux soldats stupéfaits l’accès de prte.
Gain parut Bruno, fuyant avec le curé qu’il avait é de l’autel! brs les soldats s’aperçurent de ce qui se passait ; es-uns tirèrent sur le prêtre et sur son compa- ; d’autres plongèrent leurs baïonnettes au milieu Willageois, tuèrent un jeune paysan, et en blessèrent
te de l’église ne instant on
Mis tout cela s’était fait avec la vitesse de l'éclair, uprès de l’aute}
ut aussi vite la foule enfermée dans l’église avait
é que la porte latérale était libre.
be acclamation où la joie se mélait à l’anxiété ret dans le temple; hommes, femmes enfants, tous récipitèrent en même temps d’un mouvement févers l’autel, et s’engouffrèrent comme un torrent | la porte latérale. Les soldats et Simon Brutus ême qui était accouru en entendant les coups de , furent irrésistiblement poussés en avant par la e qui, aveugle et sans conscience de la situation,
blait ne point prendre sarde aux armes et ne pas aindre.
entôt il n’y eut plue un être vivant dans l'église,
o en tête, mo
Ils étaient t que c’était cor devant l’autc!.
calme mystéril se poussa ver mps Bruno ex vieillard rel$ ir mourir, fr raîna.
Dans le cimetière, Simon Brutus, le était furieux de dépit et de rage, et nr fusiller le caporal chargé de garder la Dans le lointain, on voyait encore fu mes et quelques enfants; les hommes & paru dans les bois.
= On voyait aussi une troupe de soldat sens autour d’une maison voisine de chant à un petit bois de chênes. Ils ch qui avait disparu en cet endroit avec s0 Enfin, lorsque ces perquisitions eu longtemps, Simon Brutus envoya un ses camarades.
Ils rapportèrent la chasuble, l'étoile et mais le prêtre lui-même ils ne l'avaient L’officier, toujours armé de «on pistc ue nouveau en menaces, éclata en violent contre les soldats coupables et déplora l’occasion de s’emparer du prêtre non as conscrits réfractaires, fût manquée.
Mais sa colère diminua peu à peu. ] —Hé bien nous verrons si vous sat - malheur par plus de courage et de vig hommes de bonne volonté! Qu'on aill chariot, une couple de chevaux, quelqu quelques sacs. Allez! que les autres m
Les quatre hommes désignés se diri village ; les autres entrèrent dans l’église Une heure après, un chariot attelé de se trouvait devant la grande porte du t dats étaient occupés à entasser dans des fourrer dans des sacs, pour les charger voiture, les ostensoirs, les calices, les vas liers, tous les objets en argent ou en a qui par conséquent avaient une valeur
Quand cette opération fut terminée,
+ — 18, le pistolet au pffre un cierge à l'autel et apposa sur la grande por-
» et menaçait (: Ssur la porte latérale deux sceaux, au-dessus desler la porte, Gil écrivit lui-mêtue en flamand, avec un morceau ore fuir quelque. fie :
mes avaient diji#
Vive la république française !
soldats courir «1 Défense d'ouvrir sous peine de mort. le de l’église ct Ils cherchaient le Beta le cierge à terre et dit à ses soldats: vec s0n libératcuu'on me suive avec le chariot; nous allons À is eurent durt auberge et nous nous reposerons un peu avant de a un soldat rapfvenger de la stupide audace de es brigands, fauittèrent le cimetière et traversèrent une partie lage, avant de prendre le chemin qui conduisait ulin.
un être vivant ne se montra sur leur passage ;
dit que le lugubre cortège cheminait à travers mense nécropole.
ole et l’aube du 4 aient pas décour L pistolet, se ré»
violentes impré1f plora amèremen +0n assermenté cf > Fe:
eu. Il dit entr as saurez répard le vigilance. Q% n aille cherche# quelques tonneau res me suivent.#à e dirigèrent \erff —————— "église avec loffà - ” ‘3 elé de deux che:
du temple: lesi s des tonneaux arger ensuite s% es vases, les chal
en autre métal = aleur pécuniaire minée, l’officie
Jl
Vers la tombée de la nuit, Simon Bn avec une dizaine de ses hommes da chambre de l’auberge de l’Aigle.
Les autres soldats s'étaient installés d et du chemin même on pouvait.entendre chansons et leurs confuses exclamations
L'un d’eux, le fusil au bras, & promer bas devant la porte de l’auberge; son v rouge, et il était facile de voir qu’il cha jambes; néanmoins il conservait une at farouche, et regardait de tous les côté “gestes, comme s’il eût craint une surpri
En ce moment, un paysan apparut, st conduisait au village. La sentinelle fixa celants sur cet homme qui s’avançait à ] mena son fusil devant la poitrine com lc chien et se préparer à faire feu.
Le villageois, qui marchait d’un air di:
berge, ne paraissait, en tout cas, pouvoir mauvais dessein ; il était vieux et courbé et marchait d’un pas aussi traînant et ai que s’il n’eût rien su de ce qui s'était là à Waldeghem.
—Qui vive? lui cria la sentinelle. .
Le vieillard ôta son bonnet, s’inclina prises et salua le soldat avec toutes & d’humilité.
—Qui vive? cria-il une seconde fois.
> suis un bon camarade, répondit le villagonis ea ant toujours d’un pas tardif vers Aigle.
soldat grommela entre ses dents, mais il laissa nt le vieux paysan s’appracher. Lorsque celuinlut passer pour entrer dans l'auberge, la senti- ‘arrêta, leva sa blouse et le tâta sur tout le Corps ; ne découvrant rien qui pût donner lieu à soupjeta un long éclat de rire en voyant la mine sinet les gestes embarrassés du paysan, et il le dans l’auberge en disant :
asse, passe, imbécile, tu ferais rire une sentinelle ‘publique française.
paysan entra dans l’auberge, demancta une pinte re, alla s’asseoir auprès du foyer et chargea sa ec autant d’indifférence apparente que s’il eût nu à li famille du meunier.
Cuylen prit les pincettes et se @it à arranger le se penchant pour ce travail, il approcha sa tête > du vieux paysan, et lui demanda à voix basse : surprise. an, notre curé est-il parti et sauvé ? rut, sur la routilirfaitement! murmura l’autre. le fixa ses yeux@ Bruno? C’est’contre lui qu’on est le plus monté. it à pas lents, Mihrfaitement !
comme pour Bacs posa les pincettes contre la cheminée et s’édu villageois.
n Brutus était 3 dans une gr
1llés dans la gr endre leurs saul tions de joie.
romenait de ha son visage étaifl il chance :t si ne,attitude gr# s côtés, avec
air distrait ver la grande salle voisine où Simon Brutus se uvoir nourrir Mt avec ses Compagnons, il régnait beaucoup plus courbé par le ‘ne que dans la grange, A certains signes dist et aussi non! que portait l’habit des soldats assis autour ’était passé ce Merande table, on pouvait voir que Simon Brutus
admis auprès de Jui que les chefs, y compris — oraux.
iclina à plusieur le sol, le long du mur. étaient étendues quelques utes sortes de D. mêlées de bottes de paille; aux murailles
at suspendus des fusils, des sabres et des gibernes. fois. on Brutuns, un bonnet rouge sur la tête, était as-
= Gi —
gis au haut bout de la table; il avait de pier et des plumes, et paraissait écrire.
= Les autres, attablés devant un énorm de la bière d’orge dans des pintes de fois qu’ils remplissaient leur pinte à ‘versaient. d’une bouteille ordinaire, un vie. Bien qu’il parût à leurs murmu vaient encore cette boisson fade et ma vait lire sur leurs faces empourprées et égarés qu'ils avaient déjà mis à sec pl bière et plus d’une bouteille d’eau-de-vi
On n’entendait naturellement que le Pexception de Simon Brutus, tous les des étrangers et ne comprenaient pas mand.
En ce moment un sergent disait en & Simon Brutus%
—Ah çà, citoyen commissaire, tu av pays natal est un maudit pays, qui n’es a recevoir une colonie de mend:ants !
ment! nous arrivons ici pour délivrer claves de ses tvrans; nous leur apporto nous nous sacrifions pour leur donner | et pour récompense ils nous remplisse pommes de terre et de lait caillé! Croi les soldats de la République française ou la jaunisse? Ce stupide aubergiste :
ne savait rien de notre arrivée... ma yen commissaire? Toi qui connais la 1:
sérable pays, tu veilleras sans doute à dats de la République française ne so de s’aller coucher comme des enfants, a de bouillie dans le ventre?
—J’y songeais précisément, répondit en souriant, mais il est déjà tard; il »
cher dans le village...
h bien, fais des bons, dit un autre, et si l’auber- Bhe marche pas droit, le plat de mon sabre 1
a à le faire.
est là la moindre chose, reprit Simon Brutus; il
ie nos hommes aient à manger aussi, et ej pense expédieraient bien une couple de moutons; mais à tuera et les préparera ?
est-ce que cela? s’écria un Caporal. Le vieux
Scévola, qui est là-bas dans la grange, a été r dans le temps. En deux heures, il aurait abat- -de-vie. les animaux du village; mai ue le français. commissaire, je ne crois as les soldats” @héciles qui l’habitent :l puis ; pas un mot il dans ce chien de pays.
Du "ous, Mangerons-nous quelques poulets? det en se tourna ff Simon Brutus.
jambon ne serait tu avoueras GE le sergent.
i n’est pas MmËSS at-il pas de cochons ants français. demanda un autre.
livrer ce peup Met bien, dit Simon Brutus, je vais soigner cela. pportons leur lBSS caporal, appelle l’aubergiste. nner lindépendiles soldats présents se leva, ouvrit la porte de la plissent l’estor revint avec le meunier.
| Croient-ils doi Cuy nçaise aient la la giste nous a &
. mais ce soin Brutus qui, sur ces entrefaites, avait encore
la langue de MRelques lignes, prit deux morceaux de papier sur ute à ce que À ct demanda au baes:
ne soient pas citoyen Verloons vit-il encore ?
ints, avec une 4 fermier Claes, voulez-vous dire ? Oui, il vit enonsieur le commissaire.
pondit Simon bnsieur, monsieur! g’éc
; ny a pas Wonation, que je n’ent
ait devant lui 4 écrire.
énorme pot, bu es de grès. C te à nouveau.
e, un Coup d’« urmures qu’ils et mauvaise, O1} es et dans leur:
sec plus d’un
ui ap-
s avec ta permission, pas qu’à l’exception se y avoir beaucoup
PaS mauvais non plus, re-
de lait dans cette com-
, A Le s len s arrêta muet sur le seuil, le bonnet de Main, et avec la physionomie niaise d’un
ria l’officier avec une viende plus ce mot d’escla-
ves! Nous sommes tous cifouyens française.
—Je voulais dire qu’il vit encore, le baes.
—A:t-il encore des moutons ?
—Hier, il en avait encore au moin:
sieur le chiiouyen..
—Encore! s’écria Simon Brutus poing sur la table, si fort que le b ment peur et se prit à trembler visit
—Avec ta permission, citoyen con cet imbécile? demanda un sergent.
—I1 a l’audace ou plutôt la bêtis monsieur, moi commissaire de l’admir
Le sergent alla au mur, tira son gre reau, vint se placer à côté du baes et
—Citoyen commissaire, fais-lui un dans son baragouin du diable, que j:
sabre sur la nuque à chaque monsoe core de sa bouche.
—Non, non, va t’asseoir, citoyen cier; le souper est, pour le moment,
Et se tournant vers le baes, il di —Ecoute ce qu’il y a sur ce papi
“Le citoyen Verloons est requis ] livrer deux moutons pour le service française.
“Le fondé de pouvoir du Simon Brutus
—Comprends-tu cela?
—Oui, mon... certainement, chitc
—Nous procureras-tu ces moutons
—Pour quand, chitoyen ?
—Tout de suite, à lPinstant mêm mangés ce soir \
ss OT demanderai à Jean du notaire qu’il aille les
Di? qui? Jean du notaire? Le fou Jean? vit-il
yens de la répil
core, chitoyen, li
) n'est pas mort du coup que vous lui avez don-
moins cinquan!e Ba tête il y a cinq ou six ans, monsieur,—non, @Mloyen, veux-je dire,—car il est assis dans l’au-
bbre à fumer sa pipe auprès du feu.
ment ose-t-il venir à l'Aigle? C’est peut-être
es porta le doigt à son front et répondit avec
rutus en frap}'# » le baes eut :‘ r visiblement.
n commissaire,
rent. dre:
: bêtise de me 1#Spauvre homme est innocent : il ne sait ce qu’il administration (8% =
on grand sabre ‘#88t bien, dit l'officier ; Je désire que toi-même, es et dit: Mrd, tu ailles chercher les moutons. Voici en-
lui un peu con!
que je lui flanc jonsoeur qui sor
bon de réquisition pour quatre poulets ; tu peux toi-même, chitoyen, balbutia le baes, mais les chitouyens
27 occupés là-bas dans la grange à plumer mes oyen sergent, di le coq avec.
ment, la grande!
il dit: > papier:
quis par la pré ervice de la ré
ce cas, cherche-les où tu pourras les trouver il faut. Va, et attention à toi.
s fit un demi-tour de Conversion et sortit de la
Brutus tomba pendant quelque temps dans
pnde méditation, le regard immobile et fxé sur ir du comité ce - =.
3rutus alias Meliaraît que le citoyen commissaire est dis
trait, n
sergent, tandis qu’il remplissait toutes les ajoutait à chacune une bonne rasade omme nous
, Chitoyen.
d’eau- Jutons ?
ne Savons pas ce que l’hôte lui a son infernal jargon, ce n’est du moins pas un r nous laisser dessécher le gosier. À la santé publique française ! =
arades, dit Simon Brutus, il m'est arrivé ici
même: ils dois \
il y a cinq ans une étrange aventur relle, dans une lutte avec de lâthes fe par mégarde avec un pot de grès la t mestique idiot; je m’échappai la nuit courus à Paris mettre mon sang et m vice de la république française. Eh la chambre voisine ur hommé qui f au coin du feu... Qui croyez-vous qu Tous le regardèrent avec curiosité, répondit :
* —C’est le domestique même que je Et je vous avoue, citoyens camarades plaisir d'apprendre qu’il s’était gué nocent dans l'affaire. (C’est tout aut à un suppôt des tyrans la punition q casser la tête à un pauvre diable à di —S$Sens doute, sans doute, tu as les autres; un républicain ne verse cent.
-—$Si nous offrions une pinte de ressuscité? demanda un caporal. J : voir.
= —Va l'appeler, dit l'officier. Il auprès du feu.
Un instant après, le caporal ame personnage demandé.
Jean, le vieux domestique du not:
voûté que d’habitude, et il n’eût pas bât beaucoup plus pour pouvoir t des mains. Il ne paraissait nullem( rit d’un air aussi ouvert que s’il « depuis longtemps. Il tenait son bo s’inclinait et saluait à profusion de tc
—Bonjour, Simon Meulemans!
beau! je suis charmé de vous revoi Bonjour, soldats, bonjour tout le m
enture. Dans à hes fanatiques, je ès la tête d’un \:
a nuit de la pr:
z et mon activité
, Eh bien! il \:
qui fume sa pp ous que soit cet l:
iosité, mais perso
que je croyais av:
arades, que cela 1 L guéri; car il & ut autre chose tion qu’il mérite.
le à demi fou.
u as raison, afir verse pas le sang
e de bière à ce al. Je voudrai:
Il est assis t | amenait par le
u notaire, marc} t pas fallu qu’il oir toucher se:
ullement inqui:!
s’il connaissait ( on bonnet à l:
de tous côtés ° ans! Comme revoir en bon = le monde,
mment va Bruno ? Il est tom
— (9 — Brutus et ses compagnons poussèrent un long
rire. Entre temps le domestique prit une chai- » aspira quelques bouffées de sa petite pipe, et
votre permission, Simon! j'aime autant être debout... Qu’y a-t-il à votre service ?
l'air encore plus stupide que les autres, mur- Esoldat, mais c’est un bon diable pourtant.
ez-moi lui parler, dit l'officier, il faut que je nde quelque chose... Jean, approche-toi un noi... Bien, bien, c’est assez près... Tu as e été bien irrité contre moi?
mal au commencement, oui, oui, Simon; mais ai été guéri, je me suis dit: cela vient de la qu'on vend au Lion,—et puis j'ai oublié Un mauvais coup est bien vite donné; et, que je suis, je regarde parfois trop souvent ond d’une pinte... Un cheval, ça ne vas pas . mais les hommes, c’est leur défaut à eux...
dit-il donc qui te fait rire ainsi, citoyen comdemanda le sergent.
h, répondit Simon, il assure que les chevaux pas au Cabaret, vécu soixante ans pour faire cette découveri en fais mon compliment ! dit le sergent d’un r..
Z-moi causer avec lui, dit Simon Brutus en pant, et ne me troublez pas, je vous en prie. prendra peut-être des choses qui peuvent nous Jean, demeures-tu encore chez le no-
oute, Simon; où irais-je demeurer ailleurs ?
pp vieux et trop cassé Pour travailler encore
bé à la conscripce pas?
Le domestique hocha affirmativeme —Et il s’est enfui sans doute?
Même réponse à cette question.
—Où est-il maintenant ?
—Ah! son père lui-même n’en sait vé avec le curé. Le berger du ferm qu’il avait vu passer une voiture à de gué, mais si vite que l’eau sautait ] jusque dans la prairie.
Cette nouvelle déplut à l'officier; de dépit lui parcourut le corps, et il à ses compagnons :
—Voyez-vous bien? Le curé et le gands se sont enfuis dans une voi beau chercher demain matin“ les oi volés, le nid est vide. Caporal Hor de ta négligence.
—Bah, bah, remarqua un sergen tout de m ne pas échapper à la ve publique française: le monde est tro
Simon Brutus demeura un instant vant lui, puis adressa de nouveau la tique qui continuait toujours de fum
—Et comment va Geneviève ?
—Elle est belle comme une imag coquette, un peu fière, mais du rt femme.
—N’est-elle pas encore mariée ?
—Elle devait se marier dans six trat est signé. Mais voilà le mariag que vous vous en alliez, vous autres.
—Et avec qui doit-elle se marier ?
—Allons donc, quelle question! V4 bien que moi? Avec quel autre se ms mon jeune maître Bruno ?—à moins ne veniez encore vous mettre à l’enc
Brutus, en proie à une profonde préoccupait laissé tomber sa tête;-il semblait ému et
ivement la tête.
” u dis qu’elle est encore aussi belle que lorsque
Village ?
belle, beaucoup plus belle; alors ce n’était fant, aujourd’hui c’est une femme comme une
n sait rien; ils'e fermier Claes fi # à deux chevau:#s
tait par-dessus iment étrange s’éleva dans le coeur de Simon ;
x souvenirs des jours d’autrefofs passèrent ra- | dans son âme; il était profondément ému, et:
main sur son front comme pour chasser les
Phi l’assaillaient, pour comprimer les mouveet le chef de sionnés qui l’agitaient.
il hocha la tête, sourit amèrement, saisit sa eudit au domestique, et dit:
, bois, et à ta santé!
à notre santé à tous! dit le domestique, et il artie de la bière, après quoi il reposa la pinte : le et, en faisant d’étranges grimaces, dit mvsst trop petit 'ÉE. à officier: — :
us A Simon, mon garçon, il y a du genièvre dans
e fumer sa pipe
ficier; un frémni et il dit avec an
ne voiture; not les oiseaux se % 1 Horace, voilà #
sergent, ils ne & la vengeance i
d'autant plus fort, Jean. Bois toujours,
eut pas te faire de mal. Maintenant, retouret dis qu’on te donne un pot de bière pour pte.
. i, Simon, grand merci! dit le domestique qui ée? ..@û@ la chambre en prodiguant des salutations S S1X __ son entrée.
nariage arrêté j4 Brutus, comme poursuivi par un cuisant souses de sa pinte sur la table, se leva brusquement arier ?
n! Vous savez :
se marierait-el!
moins pourtant \ l’encontre.
image, Simon!
du reste une |
Den 2 raison: cette bière est une boisson de me brûle le gosier comme du feu. Je veux aand il viendrait de l’enfer.
En pe
—Bien dit, répondit k sergent trouver ? Au presbytère il n’y a rie sans ont tout enlevé... Notre hôte vin... mais demain j” n déterrerai tez-y.
—Il est facile de trouver du vi il faudrait l’aller chercher au vi qui se moqueraient d’un bon ou à ne voyaient briller des sabres à 4 trop fatigués, et il st trop tard.
—Laissez-moi faire, s’écria le l’hôte me donne un panier, et si j plein de bouteilles, dites que dept changé en âne ou que j'ai la cerve yen commissaire, combien un hom Ü porter de bouteilles ?
—Vingt... ce serait assez...
—Eh bien, fais un bon pour vi
Simon Brutus prit la plume € mandé. -
Le caporal se leva pour aller pre il chancela ou fit un faux pas, car sur la table.
—Ah çà, citoyen Horace, dit le paraît que la boisson de chien c dans les jambes.
—Quelle idée as-tu là? répond sant ses longues moustaches; ces aussi l’air de ne pas s'entendre b cains; elles étendent leurs pattes quoi s’y casser le cou.... Mais, trouverai-je la maison où l’on peu
—Voici! dit Simon Brutus er écrit; c’est chez le notaire, Je t le domestique même du notaire.
ers la porte, appela le vieillard et lui demanentrée dans la chambre. ,
ton maître a toujours beaucoup de vin dans
ergent, mais coinÿ a rien à prendr: # e hôte dit qu’il x rrerai quelque pa
. M le sais pas trop, Simon, mais je crois bien du vin, dit l’ofiic au village, chez | ou d’une réquis es à côté. Non:
ird. | a le caporal Hoÿ et si je ne le rryj e depuis ce mat:
, cervelle à lenv | homme comme L
u rendre un service à la République ?
uoi pas? autant à la République qu’à un
is ce caporal au village, dans la maison de
; il va y prendre vingt bouteilles de ..
stique frissonna à cet ordre et parut anéan-
tu que le notaire ne refuse le vin ?
n! répondit le domestique encore tout trou- Simon, ce camarhde-là qu*l me faut conr si méchant...
P fera pas de mal; c’est un brave garçon.
ice de Dieu donc!
2 caporal par la manche, le tira vers la porte ler prendre son re en lui disant.
18, car il retoml 185 camarade, je vous montrerai le chemin. Æux quittèrent l’auberge et s’acheminèrent age en suivant la chaussée de terre.
presque nuit.’ Dans les chemins ouverts on ore y voir passablement, mais dans les tailres étaient déjà épaisses et impénétrables.
; ces chaises n'a] grommelait ou se parlait à lui-même ; idre bien avec lfScomme Jean ne le comprenait pas, le soldat pattes si loin UBMÔt. Ils continuèrent à marcher en silence. Mais, jy son: eurent fait deux cents pas environ dans le n peut avoir du D menait au village, Jean prit un autre chebus en lui tenden plus loin encore il traversa un taillis et Je te donner‘ caboral murmurant qu'un sentier courait aire. . arbrisseaux. Ils atteignirent à des Prairies arécageuses et y marchèrent pendant quelque
id...
our vingt bouteilh ume et écrivit :
dit le sergent ci \ien commence :
épondit le capo
temps jusqu’à ce qu’ils rencontras terrain boisé, et poursuivirent leur ruisseau.
Ils allaient ainsi par toutes sort æntiers, à travers de hauts taillis prairies, sans arriver au village.
Ce voyage durait déjà depuis un et cela commençait à fatiguer le c que, dans l'obscurité, il faisait à faux pas ou trébuchait dans les in Déjà à plusieurs reprises il avait mots, son mécontentement de cett menade, lorsqu’en voyant de nouve:
dresser devant lui il entra en ple domestique. Celui-ci parut s’en én signa du doigt le bois, et dit:
— Par là... toujours, l’église, le
Mais le caporal le saisit au collet
—Maudit paysan d’enfer, tu a les caporaux de la République frs droit au village ou je te tue!
—Comprends pas... niks de f vieux domestique.
—Mais comment est-il possible ignore la langue française! dit le « pir de découragement.
Il poussa le paysan en avant et
Tout à coup, au milieu du boi dans une fosse profonde.
Le domestique, qui avait sauté trouvait sur l’autre bord, lui cria:
—Hé! faites attention, camarade
Après avoir pataugé pendant q poral sortit du bourbier: il tira & en l’air en tempêtant et songeait
ontrassent de nou pauvre domestique. Toutefois il s’arrôta dans t leur route au L Bitude, et dit d’un ton irrité: | ! le fils de Satan, il est parti! Il m’a égaré! Je
s sortes de chen ;MiRPerai bien demain, et si je ne le fends pas en taillis, des chan Morceaux, ce sera en baucoup plus!... Camage. Mtoyen | Bah! oui, pas plus de citoyen que sur is une grande ‘MR ! Que faire maintenant ? Cela va de soi; rer le caporal d'au! à d’où je viens. de suis trempé, et il faut que ait À chaque indipse encor. ne fois ce diable de fossé. Es
les inégalités de MPendit : :!let dons le fossé, gagna l’autre bord, avait exprimé padPas ‘747 11.1" chancelant, s’engagea dans le cette intermin M" ‘: : 4 .) nait de suivre un instant nouveau un bois % Le | | La .
Rat en F Sd : mr és ’ , : . en 1 e ;
‘en émouvoir tr Dre | : | urt: coutre des obstacles de toute
ba dar: es i:ons ou des fossés, jusqu’à ce
7 ‘ Fe ise, le notaire. . .# : = 1 M enfin | . ; “aus le lointain une petite lu4
collet, le secoua tu as l’air de ue française? Al
s’écria-t-il, ure lumière dans cet affreux pays ges! Ces gens-là vont me conduire chez ls je leur mets la main au collet et le sabre dans , et je les fais marcher jusqu’à ce que je sois bis être.
ança, à travers champs, vers une métairie isoière la fenêtre de laquelle scintillait la petite
de français, rés
ssible qu’un êtrà it le caporal a\:#
nt et le suivit.
lu bois, le capo
es entrefaites, Jean le domestique avait couru :
ge par un autre chemin, et déjà il frappait à Ja
son maître.
quelques questions faites de l'intérieur pour
narade, il y a AM de c'était bien lui et que personne ne l’ac-
int quelque tem] aaïit, on tira les verroux avec précaution, et,
nues 1 rant à peine la porte, on le laissa entrer.
geait biere otaire était assis À une table avec sa femme et as Le domestique dit en toute hâte.
sauté par-dessucria :
ts
—Vite, Bruno, cachez-vous. Un sans-euit chercher du vin ici. Afin de pouvoir vous & l'ai conduit derrière le Moerba:ch dans le rui n’en arrivera pas moins; ces gens-là ne se la rêter par rien. Je ne puis rester ici non pl tuerait, bien sûr... Vite, sauvez-vous... Je « me cacher dans l’Elsbosch.
Bruno s’approcha de sa mère toute trembla brassa tendrement, serra la main à son père rut avec le domestique.
Le notaire alla verrouiller la porte, revint auprès de sa femme; et dit en soupirant:
—Ne t’émeus pas tant, Maria; c’est du v veulent; je leur donnerai tout ce qu’ils d Bruno est caché; ce soldat seul ne peut veni prendre, et d’ailleurs il ne le découvrirait pa ne peux demeurer ici, toi, Maria ; va là-haut et rien; si je donne au soldat le vin qu’il vient il sera satisfait, Cela n’ira pas au-delà de quel mots et d’un peu de bruit qui ne doivent pas ter.
La femme ne répondit pas et demeura assis appuyée dans les mains. -
—Si tu ne veux pas encore aller dans ta Maria, reste un instant; mais dès qu’on fra] tire-toi du moins sans tarder.
Bien que le notaire s’efforçât de consoler s lui aussi n’était pas sans inquiétude.
Tous deux n’échangèrent plus que de rare en attendant le soldat annoncé.
Déjà il s’était écoulé un certain temps, et mençaient à espérer que la visite redoutée n’a lieu, lorsqu'un coup pesant frappé à la porte e d’un sabre les fit hondir.
La femme, toute tremblante, monta rapider calier,
mn PP
ns-cuiott. Be notaire s’approcha de la porte, et demanda en vous aver:Mçais :
le ruisse: Qui est là?
Caporal de la République française, répondit-on. * notaire tira les verroux et ouvrit la porte.
n soldat, le sabre au poing, s’élança dans l’intérieur, brandissant son arme au-dessus de sa tête, courut autour de la chambre sans faire attention au no-
emblante,
père et &° —— :
Où est le scélérat? cria-t-il... que je le fende en revint s’a@x. le traître! Quoi! conduire à une lieue de son che- : à un soldat de la République française... le faire = vin Bocr dans un fossé d’eau puante! Où est-il le scéléils désir le brigand ? e t venir ; Que désirez-vous, monsieur? demanda le notaire ait pas. pole | = aut et nc & Monsieur! monsieur! s’écria le caporal; si tu ne vient ch,* Pas faire connaissance avec mon sabre, appelle-moi e quelqueÿ) "2; comme il convient à des hommes libres.
Eh bien, citoyen, puis-je savoir ce que vous dési- ? Je suis à votre service.
Celui-ci du moins "parle français, murmura le solen regardant toujours autour de lui, les yeux écar- Hs, les dents serrées, comme s’il voulait dévorer qu’un. nfin il se tourna vers le notaire et reprit:
Ce que je désire? je veux savoir où est ton domesue, un scélérat qui marche comme une tortue, égare sens dans les bois et veut apprendre à nager aux lats de la République française... Où est-il? parle ! mon sang bout; il faut que je le tue; pas de grâce r Jui!
Le domestique n’est pas ici, répondit le notaire, il bris la fuite à la sortie de l’église. Je ne l’ai pas ene vu depuis ce matin,
Ah! ai tu osais me tromper! s’écria le soldat en
oler sa :
e rares |
ps, et il:
6e n’auri orte et le
apidemen
FLE brandissant son sabre, je pourrais me :
taines lois de la République rendent ponsables des méfaits de leurs dom fais attention !
—La recherche de mon domestique cause de votre venue ?
—T'imagines-tu, citoyen, qu’un so0k blique française irait perdre son temp une pareille canaille? Non, non, je vi tre chose. Tu as sans doute du vin da
—En effet, citoyen, répondit le nota
—Beaucoup ?
— Assez, je pense.
Le caporal plcagea la main dans si quelque temps en vain, et dit ensuite:
—J’avais un bon de réquisition; r au fond de l’eau. Si tu revois encore en vie, il sait où est le billet et peut l
—Un bon de réquisition n’est nulle remarqua le notaire; si c’est du vin qu vous en donnerai. k
Ces paroles, dites d’un ton calme et rent apaiser le caporal ; il remit son sal reau, saisit la main du notaire, la secou et dit:
—Tu as lair d’un brave homme; e français ; il y a du moins moyen de no lons, donne-moi une vingtaine de bouts bon, bien entendu, et qui ait de la b:
France... et tout sera dit! Tu vois bi blicains ne sont pas si terribles qu’on | espèce de lions apprivoisés qui ne mor on les vexe...
Cependant le notaire avait pris la 1 posait à quitter la chambre. S‘apercevs
EX, le suivre, il l’arrêta en lui disant:
e ici, citoyen; j'irai te chercher le vin.
us sommes bons amis, répondit le soldat, et j’ai “mfiance en ta bonne volonté; mais que cela te non, citoyen, je te suis comme ton ombre jusque je voie et palpe les bouteilles... Tu comje ne tiens pas à rester seul jusqu’à demain e maison abandonnée.
, suivez-moi: je voulais vous épargner cette
s me souvenir ndent les maïi:1 domestiques.
stique est-elle
m soldat de là temps à cours je viens ici j4 vin dans ta ca e notaire.
ave homme, vraiment! marmotta le soldat en ant à la cave à la suite du notaire.
té au bas, le soldat jeta des regards étonnés aula cave, et dit au notaire en riant et en lui t sur l'épaule :
Les notaire, je crois ?
ans sa poche, suite : | on; mais il c#
encore ton C ‘18 effet.
eut l’aller che parierais, citoyen notaire, que tu as porté les nullement n‘@Sians le temps.
in que vous \oMmais, citoyen.
le dirait pourtant. Ces bouteilles-là me paconnaître crânement leur exercice ; on les prenh vérité pour des bataillons en ordre de bataille. qui sont couchées là-bas dans le coin sont les Aus; ils sont morts... Mais, dis-moi un peu com-
appellent toutes ces troupes, pour que je puisse
me et officieu$ on sabre dans 1 secoua énerg:#
me; et puis :
de nous enteni
bouteilles de Æotaire se prêta avec un sang-froid parfait à tou-
> la barbe, du 2 plaisanteries du caporal, et lui indiqua succesois bien que lt les divers tonneaux, Le premier qu’il Jui pu'on le dit; c2 renfermait du vin du Rhin.
e mordent qu É vin d’Allemand! s’écria le caporal... du pe- 8 la lampe ce: = bici quelques bouteilles de vin d’Espagne. ercevant que liqueur d’apothicaire! c’est bon pour des mala-
aurmura le soldat.
ur à
—ÆCelles-ci sont des bouteilles de —Ah! bon! nous approchons de | —Du vin de Tours, du vin blanc —Bon pour les enfants et les fem —La plus grande pièce contient
naire...
— Nous y sommés. Et le bourgog
—Le voilà à côté.
Le caporal s’approcha de ce compar bouteille, saisit un tire-bouchon sur le depuis quelque temps déjà, et reprit
—Ah çà, citoyen notaire, je vais t velles. Tu vois en ma personne un de Tonnerre, où le vin de Bourgogne boisson des dieux...
En disant ces mots, il déboucha la versa au moins la moitié dans la bou instant haleine, remua les lèvres pou le vin, tout en mhrmottant de temps «€ très bon... excellent!” et vida la 1 fond.
—Cela fait du bien, dit-il; cette vait gelé; ce coup de bon vin me réch
Déjà auparavant le notaire avait re:
une c2rtaine inquiétude, que le sold:
moins pris de boisson. Mais en le vo seul coup une bouteille de fort bourg trembler, dans la conviction qu’il sera fait ivre. C’est pourquoi il s’'empressa nier et demanda :
—Eh bien, citoyen, est-ce du borde:
&ogne que vous souhaitez ?
—Moitié de chacun! répondit l’autr
—Vous avez dit vingt bouteilles ?
—Vingt et une, citoyen! une pour .
teur.
mat 4 PRÉSENT 1 furent installées dans le
s de la France.
blanc æ Le notaire donna la lumière au Ccaporal et, pors Sonenes dmême le panier jusqu’en haut, où il le tendit ient du bordeaux pral de disant : :
ilà. Je vous souhaite que cela vous fasse du )urgogne ?
D le caporal s’assit sur une chaise auprès de la # tirant une bouteille du panier :
veux me reposer un peu, dit-il, je suis fatigué. ne pas m’enñuyer je vais toujours entamer la e du porteur... Je boirai le reste en route.
Dtaire s’aperçut avec cffroi que les yeux du solumaient et que sa langue ne se mouvait plus
ompartiment, y |:
sur lequel il a: 1:
reprit :
vais t'en dire (li e un enfant de 8 gogne est une \(1
, Moyen, dit le pauvre homme tout inquiet, jai ha la bouteilk. MF°Yen, Fe = . 1 » J comme un ami à votre désir...
a bouche, Il r;
x Ms doute, sans doute, citoyen notaire! balbutia S pour mieux |:
mps en temps * à la bouteille 1
jbien, rendez-moi un service aussi, comme ami!
jt ce que tu voudras.
suis aussi très fatigué et j'irais volontiers me vous m'obligeriez bearCoup si vous vouliez me
re de gagner mon lit...
veux dire que je devrais men aller ? ah, oui! ent, je m’en vais tout de suite.
ie leva pas pourtant, et son regard s’arrêta fixe-
Br la table comme s’il était en proie à une sé-
occupation.
taire, s’imaginant qu’il avait envie de s’endor-
dit, après un certain temps, en élevant la voix:
MPyen, vos camarades s’inquièteront de votre
“absence. Ne vaudrait-il pas mieux les rejoin-
ette maudite « e réchauffe.
ait remarqué, 1 * soldat était le voyant avaler bourgogne, il +: 4 1 serait biento É pressa de saisir 1%
LA
bordeaux ou du
l’autre.
les ?
poral releva la tête avec un sourire étrange,
APYen notaire, tu as certainement de l'argent ? t-il.
—De l'argent? répéta le notaire
Qui, oui, tu dois avoir de l’argen toujours de l’argent...
—Mais pourquoi demandez-vous c j'aurais de l’argent, je ne le donner sans réquisition légale...
—Donner, donner! grommela le donc qu’un soldat de la République de tou argent? T’imagines-tu que mendiants ou des voleurs ?
—Oh! pas le moins du monde, ré je suis loin de croire cela... =
—Je veux dire autre choæ! dit 1 terrompant brusquement, en relevan et en jetant sur le notaire un men:
en était autrement nous ne demeu amis, et...
—Pensez donc à vos camarades, ront qu’il vous est arrivé malheur.
Mais le caporal ne parut pas ent vation; il ôta son chapeau et le ten disant :
—Ï1 ne pèse pas plus qu’un autre pas? Pourtant, tu le croiras ou non, ques milliers de livres...
Le notaire ne répondit pas.
—Voici affaire, dit le caporal « chapeau d’où il tira un paquet passa éparpilla ensuite sur la table tout un piers imprimés, et poursuivit d’une v = —Vois-tu cà, citoven notaire. c’est République française : mais dans ce pa sauvages on ne veut pas de la monnai et c’est comme si je ne possédais pas tant c’est nn butin honorablement gag dans un céuvent... Æh bien, si tu ven
aire épouvanté.
’argent... Un nt
ous cela? Quan:
lonnerais cepenil:1
ela le soldat: :r lique française 0:
que nous s0yoi:
de, répondit le n
dit le caporal 18 elevant ses mou:
menaçant reg:ri
lemeurerions pa:
ades, citoyen; :k ur.
s entendre ceti:
le tendit au no:
autre chapeau, ri non, il renfern:4
oral en reprenañ passablement crê# ut un tas de pri une voix bredoui# cest de l’argeni ce pays de nègre onnaïe de la l'he IS pas un liard.
nt gagné; je l’a
tu veux âtre bc: 2
Met perdre sa valeur!
Bussé-je l’argent pour vous le donner, vous ne
Binstant de silence suivit ces
“85 — au bout tu me donneras de l’or en échange de
ais je n’ai pas d’or! balbutia le notaire dans la ande consternation.
caporal se leva brusquement; il avait peine à
ir debout et chancelait sur ses jambes.
1 çà, citoyen notaire, s’écria-t-il, si tu crois met-
Hans un serviteur de la République française, tu
mpes joliment! Tu n’as pas d’or? à d’autres de contes...
on, dit le notaire en soupirant, en vérité je n’ai
Dr.
h bien je veux te montrer que je ne suis pas chide mon caractère. Tu n’as pas d’or! alors donde l’argent, je m’en arrangerai.
notaire tremblant regarda le parquet.
our quelques misérables milliers de livres! mure soldat. ais, citoyen, dit le notaire, le papier-monnaie ne
. À Paris même, on n’en donne plus dix pour
rreur! dit l’autre d’un ton railleur; c’est une ation d’aristocrates! L'argent de la République
èz porter une pareille somme.
est là le moins, citoyen notaire; au besoin i cinq ou six bouteilles de vin...
paroles; le caporal et tenait ses yeux sur le notaire; celes mains, semblait
je te
it entrer en grande colère vec une irritation croissante assis et la tête penchée dans
re avec résignation ce qui allait s’ensuivre.
t à coup le soldat chancelant fit un pas en avant, le notaire au collet, et le ria :
secouant avec violence,