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La: ——.—
—Ah! tu t’endors! c’est ainsi q citoyen Horace... je vais t’appren te! tu ne vaux pas mieux que tou fanatiques... Allons, vite! donne+ ce papier, ou...
En cet instant apparut derrière nêtre, du côté du jardin, une tête h jeter dans la chambre un regard e
—Là, parleras-tu? s’écria le 8 presque le notaire de sa chaise.
La tête pâlit derrière la fenêtre retourné il eut à coup sûr cru voir |
—Faites de moi ce que vous vor avec un soupir de résignation; je votre injuste demande...
—Comment? qu'est-ce? tu ne n gent? vociféra le caporal. Tron...
Il tira son sabre, jeta le notaire ane brutale violence, lui appuya uw trine et cria: =
—Eh bien donneras-tu de l’argen:
Vite, vite! ou tu est mort!
11 leva son sabre plus haut et all fortuné notaire, mais au même inst rière s’ouvrit brusquement. Un cr se fit entendre; un jeune homme, sés, s’élança dans la chambre, soule ceau de bois et en frappa si rudeme nuque qu’il tomba en avant en pc étouffée et demeura sans mouvemel
Le jeune homme arracha le corps son père, releva celui-ci, considéra gard rapide, lui tâta les membres, e un rocher eût cessé de peser sur son
—Ah, mon père, vous n'êtes pas Dieu qui m’a inspiré de quitter ma
insi que tu te m4 pprendre ce que «4 le tous ces autre: }:
onne-moi de larg: nl
rrière les vitres (4
tête humaine qui « ard enflammé...
le soldat en rr Lise.
nêtre; si le solcat voir la face d’un « us voudrez, dit le 1; je ne puis satis
ne me donnes à ron...
aire sur le parir aya un genou sur
argent? tu ne par
et allait en fra}, ‘
e instant la por!" 4 Un cri rauque : | mine, aux cheviur souleva un éncrn idement le sold:t 4 en poussant ur | ivement.
corps du soldat de idéra ses traits à
res, et soupira co ur son coeur:
»s pas blessé.
tps} T7 Ia retraite.
lis
otaire était tombé sur une chaise presque sans
son fils et tenait son regard opiniâtrement fiv soldat. Quand sa poitrine fut un peu moins
il montra tout frémissant le plancher et d uno, malheureux enfant, qu’as-tu fait ?
tte aposirophe, le jeune homme se tourna pour mière fois vers le corps immobile. 11 leva les au ciel, se mit à trembler de tous ses membres > si une soudaine convulsion l’eût saisi, et deainsi quelque temps, murmurant en lui-même ne indicible angoisse :
oi! moi! avoir tué un homme? Dieu! mais non, mpossible... non, non, ce n’est pas vrai...
e pencha vers le corps, le souleva, et le traîna sur une chaise. Le corps s’y affaissa inerte et brce.
o ouvrit Jes habits du soldat, frictionna son slacé et lui pressa les mains comme s’il eût voulu > sortir d’un éyanouissement.
on père, s’écria-t-il d’une voix déchirante allez ite chercher le flacon dans la chambre de ma -. vite, oh vite!...
notaire, tout à fait sans conscience de ce qu’il fai-
béit machinalement, et sortit de la chambre pour
l'escalier. Mais là l’attendait un spectacle qui ua plus profondément encore.
lemme gisait étendue dans le corridor ; au-dessus tête, sur l’escalier, brûlait ln lampe qu’elle y avait
Assurément la pauvre femme avait entendn et les paroles du soldat, et, longtemps sans douts
la fatale issue de la scène, elle avait succombé
BJ'anxiété et s'était évanouie.
#s cri d'angoisse, sans plainte le notaire releva sa Me ci i assii contre ie mur du corridor. Il s’assura
sance; il paraissait rester indifférent aux cares- |! *
que ce n’était qu’une faiblesse, rede la porte de derrière et siffla sur un perçant écho en retentit au loin dan
11 entendit Bruno qui criait: de l’
Il regagna néanmoins l’escalier e hite à l'étage supérieur d’où il rev Sans plus prêter attention aux lamen de détresse de Bruno, il demeura aupi s’efforça de la faire sortir de son éva
Le vieux domestique Jean qui, du te, avait entendu le sifflet connu de peu d’instants après, dans la maison € lorsqu'il surprit Bruno tenant dans français.
—Bruno, Bruno, que se passe-t-il Le caporal que j'ai conduit dans le res, Bruno!
—0 Jean, cher Jean, s’écria le je va chercher de l’eau, du vinaigre, 1 chambre de ma mère! Pourvu qu’il en Dieu, mon Dieu!
— Voyons un peu, Bruno: qu'a do est-il ivre ou évanoui ?
Il prit la main du coldat et l’insr oeil rapide; mais il la laissa retombe cria en reculant tout effrayé.
—Bruno, laissez tomber; c’est un mort !
—Mort, mort! hurla le jeune ho glisser le cadavre à bas de ses genou répéta-t-il de nouveau avec une inexp et il cacha son visage dans ses deux mi
—Que signifie done tout cela, Br domestique. Je vois là du vin, une bo Est-il mort d’ivresse ?
—I1 voulait tuer mon père! dit Brur
3 redescendit, sor4 ir un ton si aisu n dans les ténèhre de l’eau! de l'en lier et monta »»
l revint avec |:
lamentations et al a auprès de sa {1 n évanouissemint i, du fond de «à u de son maître, ison et fut saisi d dans ses bras un
e-t-il ici? deman s le ruisseau ! ‘à
le jeune homu gre, le ‘flacon lil en revienne! |
Va donc le cam
linspecta d'un tomber aussitôt,
st un cadavre.
homme en | enoux. Mori!
inexprimable h ux mains.
Bruno? dena ie bouteille d‘bo
: Bruno.
Dh bien?
» lai tué...
domestique resta quelque temps muet, comme s’il & subitement pétrifié. La vue des larmes abon-
qui coulaient à travers les mains de Bruno sur ses firent sortir le vieillard de ses pénibles ré-
Il dit avec une sang-froid apparent :
lons, Bruno, calmez-vous. Ce que vous avez ous deviez le faire. Mieux vaut que le Français rdu la vie que votre père... Mais savez-vous ce y a de pire en tout ceci? Les soldats qui sont à s’apercevront que leur camarade leur manque, et ûr ils viendront À sa recherche dès cette nuit. Ilsque c’est ici qu’il devait venir prendre du vin. recevant pas de réponse, le domestique alla s’ailler auprès du cadavre, posa la lampe à terre, pla attentivement le visage inanimé du caporal, oreille sur sa poitrine, écouta un instant et se
s il s’approcha de son jeune maître, et lui dit ecablement :
Bruno, il faut vous arracher à votre désespoir, Ce re doit disparaître immédiatement ; il y va de la è vos parents et de la vôtre. Si les soldats sor-
de l’Aigle maintenant pour venir ici, nous n’au-
ppas le temps de cacher leur camarade mort. . hno laissa tomber les mains de devant ses yeux et
pla, avee une affrense fixité, le cadavre qui gises pieds, étendu sur le dos, et qui, mieux éclairé moment, semblait montrer à son meurtrier son
» pâle et décoloré.
Bsi d’un horrible frisson et absorbé dans la contemn de ls mort, le jeune homme semblait avoir one pressant appel du domestique.
ut à coun un gçertain bruit retentit, bruit pareil à
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celui de lointaines voix d’hommes qui & tendre au-delà du village.
—Ah! Bruno, Bruno, dit le domesti suppliante, les voilà qui viennent! Vit votre père, sauvez la vie à votre mère!
—Que faut-il que je fasse? demanda me en arrêtant sur Jean le regard d’un
—Prenez le cadavre par les épaules ; haut !... Maintenant, suivez-moi !
Bruno obéit sans savoir ce qu’il faisait, mestique à emporter le cadavre par la rière. Le jeune homme, consterné, trébu pas dans l’obscurité comme un homme i
Au bout du jardin, dans un coin reti un puits profond qui recevait toutes ll maison et des écuries; cet endroit était n côtés par un épais massif de sureau et d’a
Le domestique prit Ja direction de ce sur le bord, il laissa glisser le cadavre a à voix très basse au jeune homme qui 1 assisté sans proférer un mot:
—Bruno, pauvre garçon, allez-vous-en, cher, et soyez courageux. Pour défendre Pour sauver son père, on a le droit de tue
—Tuer! J’ai tué un homme! dit Bru sombre.
—Partez! dit le domestique: laissez-m rai soin du reste...
Et il poussa son jeune maître avec ur lence loin du cadavre.
Bruno séloigna lentement à travers chemin faisant. il s’arrôta, appuya son un arbre et réfléchit à ce qu’il avait fait
d'avoir êté la vie à quelqu'un, qu’il fût non. faisait énrouver à son âme jeune et frovables tcrtuves ;—i] frissonnait parfois
qui se faisaient es
mbres grelottaient comme s’il eût eu la fièvre; ce Vétit pas de peur, mais bien d'horreur pour son ac- | mestique d’une ‘jomet pour lui-même.
l Vite, vite, sai Enfin il quitta l’arbre et se mit à marcher d’un pas ère | apide, comme quelqu'un qui vient de prendre une feranda le jeune Luë Résolution. Il s’approcha d'une petite grange, se 1 d’un insensé. ruéba à plat sur le sol et se glissa en rampant par une aules; levez-lc! \uvétture pratiquée au pied du mur d’argile. Pis, montant au-dessus d’un tas de tagots, il arrifaisait, et aida le ‘@ bus un toit de joncs, dans un endroit où étaient ar la porte de (témiues de nombreuses gerbes de paille. trébuchait à chie Est-ce toi, Jean ? demanda une Voix faible du plus nme ivre. Tofnd de l’obscurité.
n retiré, se trou Ü@ léger cri d'angoisse s’échappa du sein de Bruno; iles les eaux de #rrent de larmes jaillit de ses yeux, il courut en tait masqué de t- tomba à genoux dans un coin au fond de la et d’autres arbu: fige, pencha la tête sur la poitrine de celui qui vede ce puits; arr
doc parler, et s’écria d’une voix déchirante et déivre au fond, ct espiéiée :
qui lavait suir +
mon père, mon vénéré pasteur, j'ai tué un hom-
as-en, allez vous
endre sa propre :
de tuer...
t Bruno d’une :* Ù ;
ssez-moi seul; :
vec une douce :
vers les ténèhr | son front con:
it fait, Ta pe il fût coupable * ne et aïimante { rfois tellement
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