TABLEAU IL SCENE IL
Zer. Quel tas de gueux, ce Directoire ! Quand nous sommes ici depuis six mois, — la dernière armée de la Re'publique, — nous laisser périr de faim... nous payer avec du papier dont personne ne veut plus !
Rhein. Eh ! ce n'est pas le Directoire qu'il faut accu- 5 ser, c'est le ministre de la guerre, Bernadotte. Cet hommelà nous a fait plus de mal que toute l'armée autrichienne.
Zer. Il espérait décourager INIasséna, et lui succéder dans le commandement,
Rhein. Oui!. ..ce Gascon ne doute plus de rien, de- 10 puis qu'il s'est allié à la famille Bonaparte.
\0n entend au loin le cri de : — " Qui vive !" — Rheinwald s" arrête. '\
Un officier, qui vient de sortir, rentrant. Un courrier sur la route de Bâle. 1 5
Rhein., reprenant sa protnenade. Les courriers ne manquent pas ; c'est plus facile à nous expédier que des espèces.
Zer., à la fenêtre. Il arrive au quartier général.
Rhein., liant. Il nous apporte l'ordre de livrer bataille; ce sera le troisième depuis un mois. 20
\Le courrier s'arrête devant les fenêtres. Il descend de cheval^