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LA RECONNAISSANCE DU TZAR

Chambre boisée de chêne. Alcôve à gauche, porte à droite, deux

fenêtres au fond, donnant sur la rue. Souworow, étendu dans

5 un grand fauteuil, près de l'alcôve, est à la dernière extrémité,

Basilianof, son domestique, se tient debout derrière le fauteuil.

Dehors, au loin, s'entend une marche militaire.

SOUIVOROW, BASILIANOF, puis HATTOUINE.

10 Souworow, avec effort, après un instajit de silence. Basilianof?...

Basilianof. Feld-maréchal !

Sou., dhine voix 7iavrante. Je ne suis plus feld-maréchal. .. Je suis un vieux soldat qu'on appelle Souworow... Le Tzar ] 5 ne me connaît pas... je ne suis rien 1

Bas. Tout cela n'est qu'un petit orage, feld-maréchal ; notre glorieux Tzar ne peut pas vous oublier; il se souviendra bientôt de son serviteur Souworow, Rymnikski, Italikski...

20 Sou., d''îm accent poignant. Oui, quand il aura besoin de T[\o\\...{Silefice. La niusi/jue se rapproche.) On fait de la musique, dehors, Basilianof?

Bas. Oui, feld-maréchal, les régiments viennent de passer la revue sur la place Tzaritzine.

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