‹ La guerre en action, VirtonChapitre 10 sur 98 · ST UE · texte numérisé non relu

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sans être absolument plat, ne présente que des ondulations douces et de faible importance. La Chiers franchie entre Vélosnes et Torgny, la vallée tortueuse et tourmentée du Ton, dans laquelle on s'engage, est encastrée dans des mamelons touffus, aux pentes rudes, au milieu desquels la route de Virton serpente en de larges lacets. Dès la frontière, le mamelon du bois Géline domine Torgny de 150 mètres; un peu plus loin, celui de Devant-Guéville domine de même Harnoncourt et constitue l’éperon occidental d’un vaste plateau boisé formant le sud de la vallée de la Basse-Vire et se prolongeant à l’est, tout le long de la frontière, vers la Malmaison. Une ramification de ce plateau eulmine au mamelon 280 entre Harnoncourt, Dampicourt et Saint-Mard.

Ainsi resserrés à l’est, le Ton et la route le sont à l’ouest par le massif de Montquintin, haut de plus de 300 mètres, qu'on longe en corniche entre Lamorteau et Dampicourt. Au total, région de chicanes où les plus rigoureuses mesures de prudence s'imposent d'autant que, très vite, l’escadron du capitaine de La Brosse a été informé de la présence de l'ennemi.

A 7 heures, à son passage à Torgny, il a traversé le 18° bataillon de chasseurs. Ce bataillon, qui appartient au 2€ corps, chargé jusque-là de la couverture sur la rive gauche de l’Othain, a été poussé sur le mamelon du bois Géline, en exécution d’un ordre de l’armée, pour assurer le passage de la Chiers au 4€ corps.

Sage précaution, puisque ces chasseurs viennent d’être vigoureusement attaqués par de la cavalerie. Ils ont perdu, un homme et on a trouvé sur le terrain trois cadavres de uhlans du 17 régiment.

Le brouillard s’est levé et le ciel est clair maintenant, mais on n’y voit guère mieux car, dans ce pays merveilleusement pittoresque pour les touristes, des mamelons abrupts couverts de forêts bornent la vue de toutes parts.

A Lamorteau, vers 8 heures, le peloton de pointe ren-

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