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là, lui rend compte de ce qu'ont vu les hussards et lui demande des orcres.
Vieux légionnaire qui a assisté à plus d’une échauffourée, le colonel Chabrol ne s’émeut pas. Pour lui, 1l s’agit d’un détachement isolé, en l’air, et fort embarrassé sans doute. Les renseignements sont concordants à ce sujet et l’ordre est de balayer tout ce que l’on rencontrera. Il hausse les épaules à l’idée de retranchements possibles : « De tranchées, dit-il au capitaine, ü n’y en a pas plus que dans le creux de ma main. » Le capitaine de La Brosse revient vers ses hussards qui l’attendaient, alignés sur la route.
« Par quatre, commande-t-1l simplement. Cantonnement : Éialle. » | |
Les officiers étaient groupés en tête de l’escadron, mis au courant par Gosselin :
« C’est bon, dit ce dernier, un brave garçon d’un naturel bourru, on veut nous faire tuer, allons-y. »
Et sans même, cette fois, détacher un éclaireur de pointe, au trot, suivi de son peloton, il s’enfonce de nouveau dans la brume épaisse que le jour naissant commençait à blanchir.
Les- deux autres pelotons partirent au pas. Deux minutes plus tard, sur un vaste arc de cercle dessinant la lisière présumée du bois, une violente fusillade crépitait et du peloton de pointe, quelques cavaliers revenaient au galop, avec, au milieu d’eux, le cheval du lieutenant, couvert de sang. |
Les lieutenants de Boisrouvray et de La Rochefoucauld déploient leurs pelotons en fourrageurs, à l’ouest de la route et le capitaine de La Brosse les entraîne en avant. Mais les balles giclent par millierset, en dépit du brouillard, font des victimes. On se heurte à des clôtures de fils. de fer. Il faut s’arrêter et se replier; ce mouvement dégénère en un galop désordonné qui sème une panique momentanée dans la section de droite de la compagnie Roquencourt (9€), du 1308, traversée en trombe.
Les Allemands prennent l’offensive. — L'’ennemi