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Vers 8 À. 80, le 130€ surpris en flagrant délit de déploie-
ment, est décimé et bousculé, mais les deux bataillons du 7e grenadiers et le IIIe bataillon du 154€ qui se lie à leur gauche, formé en colonne double, ont subi, eux aussi, de grosses pertes et ne poussent pas plus loin leur succès. Ils ne semblent pas avoir dépassé la crête de la borne B;,, à 500 mètres de Bellevue.
Tandis qu’au centre, le Ier bataillon du 154€ pousse de l’avant, à gauche, le IIIe bataillon de ce régiment va être arrêté par la résistance de la 8 compagnie du bataillon Graff (2° du 115€), accrochée au mamelon 265. Le II bataillon du 154€ se porte en ligne à leur gauche, et va chercher à s'étendre jusqu’à la route d’Ethe pour déborder les positions françaises.
Le 58° allemand s’arrête devant Robelmont (6 h.). — Le 58€ avait l’ordre de s’emparer de Robelmont, avec l’appui d’une batterie de 77m, Un escadron de uhlans devait éclairer ses mouvements.
Vers 6 heures, le bataillon d'avant-garde de ce détachement, refoulant des patrouilles d'infanterie du 147€ régiment français, a atteint la lisière du bois de Robelmont, face à ce village, et lancé une compagnie en reconnaissance. Cette compagnie a été accueillie dans le brouillard par une fusillade nourrie : Robelmont parait solidement occupé par l’ennemi. En même temps, une patrouille de cavalerie lancée vers Meix rend compte que cette dernière localité est occupée aussi et qu'une importante colonne française
de toutes armes se déroule sur la route de Bellefontaine.
Le colonel Zwenger rend immédiatement compte de cette situation et prend une position d’attente : son bataillon d’avant-garde déployé le long de la lisière sud du bois de Robelmont; sa batterie en position dans la clairière entre les hois de Robelmont et de Naux, face à Robelmont qu'il doit attaquer; une forte flanc-garde d’infanterie et de cavalerie à la lisière du bois « Le Fréchy », face à Meix-devant-Virton; son gros dans le bois, près de la ferme Herpigny.
La IX° division allemande se met sur la défensive. — Vers 8 h. 30, quand le brouillard commence à se lever, le général von Below, dont l’attention a été ainsi appelée vers sa droite qu'il savait découverte, sent qu’il est dans une tenaille et que chaque pas fait vers Virton l’y engage plus dangereusement. Il a devant lui des forces françaises considérables, à n’en pas douter, puisque des prisonniers ont été faits des 115€ et 130€ régiments d'infanterie: et sur sa droite, on lui signale maintenant une colonne de toutes armes tenant toute la longueur de la route depuis Houdrigny jusqu’au delà de La Hage. Il y a certainement là au moins une division dont une offensive par les bois de Meix-devant-Virton pourrait être fatale à la IX division engagée tout entière vers le sud.
Le commandant de la IX€ division prescrit immédiatement au général von Falkenheiner de s’arrêter sur le plateau de Bellevue à l’endroit où il se trouve et d’y faire tout de suite creuser des tranchées ;
à son arüillerie d’écraser d’obus Virton, Houdrigny, Villers-la-Loue : | |
au colonel Zwenger, d’observer Robelmont par un bataillon, sans dépasser la lisière sud des bois et de porter le gros de son détachement à la lisière ouest, pour servir de flanc-garde face à Meix-devant-Virton.
Lui-même conserve en réserve le [Ie bataillon du 7° grenadiers et les deux bataillons du 19 régiment dont il dispose, et en rendant compte de sa situation au général von Strantz, commandant le Ve corps, il lui demande l'appui de l'artillerie lourde du corps d'armée.
D’offensive, la bataille devient donc défensive pour la IXe division, en garde face au sud et face à l’ouest. Même, un moment, vers 9 heures, la situation va sembler critique pour elle, car tandis qu'aucun renfort n’est encore arrivé, les éclaireurs du 7€ grenadiers, aventurés Jusque sur le mamelon 280, à l’est d’Houdrigny, en sont refoulés par l’offensive d’un régiment français.
Devant cette offensive (c’est le mouvement en avant du 91e), tout le IT bataillon du 7€ grenadiers, abandonnant