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il y avait un millier d'hommes dans la petite ville. Aucun uhlan dans cette région, mais l’infanterie ennemie se montre vigilante sur le Ton. Quand’ notre détachement veut franchir ce fossé pour pousser sur Robelmont qu’il doit aller reconnaître, des coups de fusil l’en empêchent. Plusieurs tentatives de passage faites en divers points sont vaines. Le cheval du lieutenant de La Ferté est blessé. ‘L'animal est confié à un cavalier qui portera un renseignement au lieutenant-colonel de Hauteclocque et l’officier se rabat sur Dampicourt où il trouve des troupes de la 8° division, arrivées depuis midi. Cette reconnaissance n’a donc pu franchir ni la Basse-Vire ni le Ton, dont les passages ont été tenus jusqu’au dernier moment par des fantassins allemands.
Le lieutenant de La Croix s’est heurté, lui aussi, à des postes d'infanterie ennemie tenant la Basse-Vire et la voie ferrée depuis Latour jusqu’à Signeulx. Sa mission est de reconnaître la région d’Étalle. A tout prix, il veut donc franchir l’obstacle qui s’oppose à l’accomplissement de son devoir. Admirablement secondé par le maréchal des logis Dupont et par le cavalier Patout, deux braves parmi les braves, il paie d’audace et, sous les balles, fran- * chit la voie ferrée et la Basse-Vire, à hauteur de l'arrêt de Saimt-Remy. Mais son héroïque intrépidité coûte cher. Cerné, il n’a que le temps de se replier en toute hâte sur Tellancourt. Deux de ses cavaliers sont blessés, un cheval est tué, six chevaux sont blessés. Il se rabat sur Tellancourt où il arrive à 14 heures, ramenant un prisonnier : c’est un uhlan du 1€ régiment, parlant fort bien le français.
En somme, quand l’avant-garde de la 72 division va dépasser le 14e hussards sur le plateau de la Malmaison ce régiment n’est encore en possession d’aucun renseignement probant.
Il y a des uhlans dans la région : tout le monde les voit.
Il y a des postes d'infanterie sur la Basse-Vire. Cou-
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vrent-ils un régiment ou un corps d'armée dans les bois d’Ethe et de Virton? On n’en sait,
lifié pour informer du voisinage de l'infan too le général Felineau, commandant l’avant- garde de la L
qu'il peut donner lui-même. Sa mission de ‘désol a échoué, voilà tout, il se borne à attendre une occ meilleure. mi
L’infanterie va donc passer devant la cavalerie. pénétrer dans les bois du Luxembourg belge, a: voile devant les yeux.
suivre: il n’y aura pas de temps perdu bo les 1 marche.
et Henry (2), à Grand-Failly; le bataillon Levin (3e <e Rupt-sur-Othain. \ Il devait rompre à 5 heures, formant l'a -ga la division : une simple avant- -garde de routes à lin Le 104° était seul nes du service de S
pe s’éclaircir. L’avant- -garde ne se met cen re vers 8 heures. |
Très prudemment, le commandant Forcinal,. comn 1 dant la tête d’avant- garde. a fait prendre de grandes
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| pagnie Laugier à 1 kilomètre en avant de lui. La compagnie $ Laugier a elle-même poussé la section de Lantivy à 500 mè- | tres d’elle. Les trois compagnies restantes du bataillon Foreinal (compagnies Martin, Giansily et Roffé) précèdent elles-mêmes de 1.500 mètres les deux autres bataillons du 104€, formant le gros de l’avant-garde. Ainsi éclairée à près de 4 kilomètres, la 7€ division ne sera pas surprise; elle aura, en tout état de cause, le temps de se mettre en | défense. 3 C’est le 1032 (colonel Cally), venu de Merles, qui marche en tête du gros de la colonne. Les trois groupes de l’artillerie divisionnaire (26€ régiment d’artillerie : colonel Bertrand) suivent le 103€. La 13€ brigade, qui était cantonnée dans la région de Mangiennes, suit l’artillerie divisionnaire.
Les troupes ont quitté leurs cantonnements resserrés et fort peu confortables avec une joie non dissimulée. On leur a dit qu’elles allaient entrer en Belgique aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, elles piétinaient sur place; ce matin, à 8 heures, au moment du départ, elles ont eu pour la première fois l’impression fugitive, mais nette, d’une réalité tragique, d’une marche vers un inconnu redoutable.
Dès la mise en route, cette impression va disparaître; le souvenir des grandes manœuvres annuelles efface tout; l’insouciance et la gaieté ne tardent pas à reprendre leurs droits.
La marche de l’avant-garde jusqu’à la Malmaison. — L’avant-garde franchit, en colonne de route, le plateau de Petit-Xivry tandis que le brouillard commençait à se dissiper. Le brouillard a complètement disparu et un soleil déjà très chaud fait son apparition quand elle descend par une route en corniche, à pente raide, le ravin encaissé et boisé de la Chiers. Chacun a le loisir d'observer qu'il y aurait ici de magnifiques positions de repli, si le sort des armes nous était défavorable. On franchit la Chiers à Colmey, puis on suit la rivière, très encaissée, par Flabeuville et Villette, vers Charency.