‹ La guerre en ArtoisChapitre 6 sur 121 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

lions criielles, qiioîidiennement menacées de mort, chanlont chaque matin la Bonté de Dieu.

8. Et c'est en cela que se montre le premier effet de l'action providentielle; action merveilleuse qui lait monter les âmes au plus haut degré de la vertu; qui prend en nous notre misère pour en faire quelque chose de fécond vl d'auguste; qui s'empare de ce que les hommes redoutent le plus, pour en faire ce qu'il y a de plus souhaitable; qui nous relève par ce qui devrait nous abattre; qui fait servir au bonheur d'une vie sans fin ce qui semblait ne pouvoir être bon qu"à une chose : hâter la mort.

l'action providentielle PEtT NOUS PROCURER UNE PAIX VRAIMENT GLORIEUSE.

9. A la vérité, ce qui frappe d'abord dans la guerre, ce sont les victimes qu'elle fait, et les maux sans nombre qu'elle engendre. Mais elle a d'autres effets, des résultats meilleurs.

Elle est, en effet, une merveilleuse excitatrice de toutes les énergies latentes de la uace; elle donne l'essor aux plus mâles vertus, et, poussant l'homme à de continuels efforts, elle le force à développer toutes les qualités dont la nature et l'éducation l'ont pourvu.

On n'a jamais été mieux à même de le constater que de nos jours. Vertus militaires et vertus civiques, les unes et les autres portées jusqu'au degré le plus héroïque, nous en sommes, chaque jour, les témoins émerveillés.

10. Par exemple : Quelle résignation courageuse ne montre-t-on pas dans les adieux faits à une famille aimée ! Quelle promptitude à laisser \h ses affaires, ses intérêts personnels, ses habitudes, ses occupations les plus chères 1 Et, dans le feu des combats, quand, de tout coté, l'artillerie chante son chant de mort, quelle intrépidité stoïque à marcher en avant, à faire voir aux camarades qui suivent comment on meurt quand on est brave ! A quelle époque a-t-on pu admirer dans nos armées une fermeté plus soutenue, et toutes les qualités d'endurance,

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