II. — A HÉBUTERKE
Auparavant, des patiouilles avaient séjourné, et un régiment allemand cantonné, sans incident, le 8 septembre, à Foncquevillers, Hébuterne et Gommecourt. (}uand se fut dessinée la victoire de la Marne, l'armée l'iançaise et les troupes allemandes, dans la a course à la mer », après avoir lutté dans la région de Beugny, \ ;iux-Vraucourt et Combles, se rapprochèrent de la ligue d'Achiet à Miraumont; huit jours après, le 4 octobre, on se battait entre Puisieux, qui resta aux Allemands, cl Hébuterne que la vigoureuse défense du ...® corps uarda à nos arm^s.
Mais, dès le 5 octobre, les Allemands se vengèrent en bombardant Hébuterne. Ce beau et riche village, ]);Ui sur le flanc d'ondulations atteignant i64 mètres, vit d'abord livrées aux flammes les fermes voisines de 1 "église; puis, ce fut l'église elle-même. « Celle-ci, dit un témoin, était l'une des plus belles et des plus riches de la contrée. Elle était construite en matériaux très solides. Les murailles épaisses de ses nefs, de son transept et de son abside défiaient la violence des obus; mais enfin ceux-ci en eurent raison; bientôt disparut le clocher qui dominait la région, et dont on cherche en vain la fine silhouette à l'horizon.
L'hiver fut relativement tranquille : on cite, dans le village, un homme courageux qui, entre les rafales d'artillerie, réparait régulièrement son toit et n'en des-
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cendait que quand les projectiles s'abattaient trop nombreux dans son voisinage. »
Un combat, le plus important de la contrée, a eu lie à Hébuterne au mois de juin i9i5. Après une formi dable préparation d'artillerie, le 7 juin, nos soldats sorj tirent de leurs tranchées, gagnèrent à deux kilomètres, à travers deux lignes d'ouvrages allemands bouleversés sur un front de douze cents mètres, la ferme de Toutvent; les ennemis perdirent plusieurs centaines de morts et quatre cents prisonniers, et échouèrent dans quatre contre-attaques. Mais des renforts leur permirent d'arrêter notre succès, de garder Puisieux, et, comme représailles, de faire d'innocentes victimes à l'arrière en bombardant Hébuterne, Souastre et Sailly-au-Bois.