‹ La guerreChapitre 11 sur 12 · I.A GLKltllE · texte numérisé non relu

I.A GLKltllE

asLMMulanto; il est facile et doux ilc s'aliiinduiiner au til de IVau, do se laissi^r porter par le fourant ; mais quand le rellux arrive, quand la tompôte soulève les vagues irritées et menaçantes, quand l'horizon est bas, couvert de sombres nuées, comme si la nuit, une nuit sans aurore s'abaissait sur le monde, il faut un elîort vaillant pour espérer coiUre toute expémme, pour affirmer l'idfîal i\ rencontre de celte marée montante de folies et de crimes. C'est au chrétien qu'il est réservé de dresser la tôte, comme un roc immuable au-dessus de tous les flots et de témoigner par sa sérénité qu'il voit Satan tomber du ciel comme un éclair, et qu'à travers les ténèbres il salue l'aube du Règne de Dieu !

D'ailleurs sommes-nous bien autorisés à nous étonner, à nous plaindre de cet échec, de cette ruine de nos espérances ? Y a-t-il assez longtemps que la semence est jetée en terre pour que nous ayons le droit d'enfermer la moisson ou de nous irriter qu'elle ne soit pas encore levée? C'est liier à peine que nous avons entendu proclamer la supériorité de l'industrie sur l'esprit militaire, le respect des nationalités et le droit de tous les peuples à prendre part à l'œuvre commune de la civi-

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