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Ardant du Picq, p

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valeur. » Mais quoi ? Ce sont Ifi les mots roiiî>àrrés... Toujours les vaincus ?;e ran soient par l'idée de leur bravoure, et le?i vainqueurs ne démentent jamais on sent ponrc|uoi}* Par tniilheur, les (»hillres sont là. Imp<rssihlo d^explîqiier Timmense destruction d(* Cannes^, aiitretiieiit (|ue par ceci : la plupart sont tiioiis sans mt^me songer à faire payer leur vie. Ils ont été impunément frappés par derrière. Si les 70. (MX) I Romains s'étaient battus carrément contre les

|i , 25.000 (Carthaginois, en admettant qu'ils eussent

\ <'»lé vain(»us... (<'e qui n'est pas probable), ils

' eussent du moins couché par terre la moitié des

(Carthaginois.

La bataille de Pharsales jette sur la vraie tournure des choses un jour encore plus cru. César, (|ui livre la bataille et la raconte, est un esprit net, précis, relativement moderne, p'dH trop vantard. D'ailleurs, comme il s'agit d'une affaire entre Romains, le récit, falsifié, aurait eu toute la chance d'être publiciuemcnt contredit a Home. Les généraux ici savaient assez exactement le chiffre de leurs soldats et ils ont certainement conq)té leurs pertes. Tout ici est doin^ vi*ai en gros.

Pompée avait 45.000 hommes. César Beulonient 22,000 ; ceux-ci en g<'»néral meilleurs solclatî^. Toutefois, même sous ce rapport, rinfériorîté

des Pompéiens n'était pas trop grave. En tout cas, discipline pareille, pareil armement des deux côtés. Au reste, on se connaissait mutueU lement, on s'était déjà tâté. A Dyrrachium les Pompéiens avaient battu les Césariens. Et au matin de Pharsales,dans le camp de Pompée, on ne doutait pas de vaincre encore; Pompée môme expliqua à ses troupes par quel procédé il comptait gagner la victoire : il s'agissait d'une manœuvre de cavalerie dont l'effet était sûr.

Cette manœuvre, César la prévit, conçut le moyen de la retourner contre son auteur. Lui aussi il exposa aux soldats ses espérances. Rien de plus fatal à la guerre qu'un plan déjoué. Dès le début de l'action, les soldats de César virent s'accomplir ce dont ils étaient avertis, et les soU dats de Pompée virent tout le contraire. Il en résulta chez les premiers assurance, espoir, courage, et chez les seconds la surprise, forme initiale de la peur. Bref, les Césariens vainquirent en perdant 200 hommes ; les Pompéiens en perdirent 15.000.

Que les historiens littérateurs apportent ici leur conception de la bataille, cette magnifique simultanéité de duels livrés sur un front de contact, et se renouvelant avec acharnement, héroïsme, jusqu'à ce que l'une des armées y soit passé toute entière. Ici le vaincu est de même

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liai ion que le vainqueur, ol ses perU*^ sunl 73 fuis ceili*s du vainqueur : il a donr livré 75 dueU nuilheureux pour un bntireux !

Au n*sle, le vaiiiqur ur ayant lui airine expliqu*' ssi victoire , il est exrellent de le résumer. l*oiiq>r*e, ilit César, Pompée, suivant .son plan, xuet a la fois st>!i in finit erie aux prises avec «*elle de César el fait rliarger la cavalerie de (^é?iar par la sienne, que d'avance il lient pour vjclnrieuse. Kn ellet, la eavalerie de Cé^ar rt*sisle peu, elle cède, se dérobe, mellant brusquement la eavalerie dé Pompée en présence d'une ligne il^îriHinterie ir^sarienne, laquelle commence ù chari^er vin^nureiisement ces hommes qui se croyaient \iiinqueurs. Déconcertée, la cavalerie de Pumpt'e sVnfuit. La réserve de Cé^ar balaye alors les archers, les frondeurs et va tomber sur le ilos de Tinfanterie pompéienne. Celte armée, cjui a vu sa cavalerie fuir, qui entend derrière elle les cris de Tennemî, et dont toute lattente est h'ompée, renonce au cnnihat, brouille ^c^ raii<^s et fuit. Du champ de hîitaille au camp de rej'iige, il y avait peu de distance et cependant, <lans ce court intervalle, les Pompéiens sont massacrés, au nombre de 15,000. \"ino'l-qualre mille atteignent le camp sains et saufs, qui auraient péri ce même jour sans le camp ; et rhisloire, faute de ce camp

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secourable, au lieu de 15.000 Pompéiens lues contre 200 Césariens, en aurait enregistré 40.000.

A présent nous pouvons, je crois, préciser les traits qui constituent le portrait véridique de la bataille antique. Dans celle des deux troupes où la défiance de la victoire, l'idée delà supériorité de l'adversaire ont fâcheusement pénétré, le premier rang manifeste tout de suite son état mental. Beaucoup de soldats reculent ou se retournent , cherchant à rentrer dans la masse, à démasquer leur suppléant.

Celui-ci justement ne se hâte pas de se présenter, de combler le vide des morts, de remplacer le blessé; au contraire, l'idée de chacun est de gagner le rang le plus intérieur. Cette pression de tous vers le centre rompt Tordre, confond tout, resserre tout, et finalement fait de la troupe une masse compacte, étouffante, immobilisée, où l'on n'a plus la liberté de ses bras, où chacun se sent à la merci, où le faible perd la tête, tandis que le brave, voyant sa bravoure inutile, se résigne. Si la troupe est complètement environnée, c'est regorgement sur place. S'il y a une issue, on s'y jette avec plus ou moins de brusquerie ; la troupe se défait comme une étoffe qui se déchire et se défile ; et alors, par individu ou par groupes, près ou loin, les cava-

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liers lanicilicnt et IVgorcreinent successif sème dans la plaine dos monceaux de corps qui s'espacenl plus ou moins.

Donc le combat anliquo présente deux moments bien tranchés; il y a le moment de la lutte eileclive, réelle, et le moment du massacre de la avdes.

Le combat réel nVst jamais bien long. On peut assez bien mesurer sa durée par le nombre des morts que compte Tannée victorieuse; car cette durée est forcément proportionnelle à ce nombre. Or, nous Tavons vu, ce nombre est en j^iMiérai incroyablement minime. Quand une armée vaincue <l(» 80.000 hommes n'a inflitré à une armé(» victorieuse» de» force égale qu'une perle de 200 hommes, on voit clair dans ce qui s'est passt» : seuls h»s premiers rangs de la premières ligue (peut-cire même le seul premier rang) ont fourni une résistance sérieuse ; ces premiers rangs une fois vaincus, toute la niasse en arrière a cédé sans combat.

Mais après tout le combat antique n'est pas spectacle si reculé, car, ainsi que nous l'avons dit, ce qui fait l'essentiel du combat antique, c'est que l'arme blanche y joue le rôle capital et décide de la journc'c. Or il en était encore ainsi au XVP siècle (et même plus tard). Voyons donc si, observé à ce dernier moment, le combat

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antique ne présente pas la même physionomie, et ne nous révèle pas le même cœur humain.

Voici par exemple la bataille de Cérisoles.

L'aflaire commença par une forte escarmouche entre les arquebusiers des deux armées. Ce prélude, auquel on ne donna pas moins de trois heures, constituait une nouveauté ; vingt ans auparavant, il eût été impossible, car nous.

Français, n'avions pas encore d'arquebusiers.

Toute meurtrière qu'elle fût, cette escarmouche ne pouvait pas influer capitalement sur le sort d'une bataille ; Tarme blanche en décidait encore à cette époque, comme nous Talions voir. Je céderai de temps à autre la parole à Montluc, qui contribua grandement au succès de la journée.

Montluc soutenait Tescarmouche dont je parlais tout à l'heure, quand tout à coup « il découvrit le front de la bataille des Allemands ». C'était un corps de cinq mille hommes armés de piques qui s'avançaient, une vraie phalange, ayant encore le trait essentiel qui caractérisait la phalange antique, la profondeur des files. 11 convenait devant cette troupe que les arquebusiers français se retirassent et fissent place à

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nos piqiiirrs. C\'s{ Montliic qui va chercher ceux-ci et qui les haran{çiie brièvement en ces termes : « Mes conipajjnons, peut-être qu'il n'y a ici *çiiêre de «cens qui se soient trouvés en bataille. Si nous prenons la pique au bout de darrière et si nous (*onibattons du long de la pù/ue, nous sonuiu's défaits, car TAllemand est plus dextre (adroit) que nous en cette manière. Mais il faut prendre les piques à demi comme fait le Suisse, et baisser la tête pour enferrer (ît pouss(»r en avant, et vous les verrez bien étonnt'vs. » — Tue rtMuarque en passant, c'est en plein combat (|ue Monlluc fait cette petite harangue : cela st» pouvait encore à cette époque ; aujourd'hui on ne haranguerait pas des troupes engag(''(»s si avant, ce serait peine perdue. Le chanq) de balai Ile alors était relativement silencieux, et le dang<»r ne conunencait qu'à quel- (|U(*s pas (le TeinuMni. — « Les Allemands marchaient grand pas droit à nous. Je criai au capitaine La Burle, sergent-major, qu'il courût toujours autour du bataillon quand nous nous enferrerions, et qu'il rriàt, lui et les autres sergents : Poussez, soldats, poussez ! » Les Allemands avaient trop pressé leur allure eu égard à la largeur de leur front. La compacité de leur troupe s'en était rompue, résultat très fâcheux pour eux. « Nous y voyions de grandes fenêtres,

dit Montluc dans son style pittoresque, et tout à coup nous nous enferrâmes, au moins une bonne partie, car, tant de leur côté que du nôtre, les premiers rangs, soit du choc ou des cpups, furent portés par terre. Il n'est pas possible pour des gens de pied de voir une plus grande furie.» Ainsi une bonne partie des combattants, s'abordant franchement, et se décidant à combattre en réalité, cela constitue un cas remarquable de furie. Les deux rangs opposés tombèrent, mais il faut bien se figurer que, comme les piquiers portaient une solide armure (casque, cuirasse et cuissards), la plupart furent simplement cenversés par le choc. « Le second rang et le troisième furent cause de notre gain, car les derniers les poussaient, tant qu'ils furent sur les leurs ; et comme notre bataille poussait toujours, les ennemis se renversaient. » Autrement dit, le second et le troisième rang, en obéissant à la poussée de leurs compagnons de derrière, furent cause du gain de la bataille ; ils auraient pu ne pas céder à cette poussée ; avec moins de moral, de bonne volonté, au lieu de se laisser porter sur Tennemi, ils se seraient laissés tomber, ou se seraient renversés en arrière. C'est précisément ce que firent les Allemands; eux qui arrivaient si bon pas, qui avaient, ce semble, l'avantage de l'élan, cho-

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qurrcMil dt» lour premier rang seulement. Celui-ei «ibattu, ils s'arri^lèrent; puis, sous l'ascendant du moral supérieur des Franeais (supérieur ce jour-là, à ce monu»nt-là), le courant en arrière se manifesta parmi eux; ils se renversèrent de la lele à la (jueue. Tne sec^onde décida à qui serait la victoire. Les Allemands étaient déjà défaits, quand les Suisses à la solde de la France vinrent les prendre» en liane. Kt alors le massacre conuîienca. « Nous étions là, dit Montluc, tuant à toutes mains. » 11 ne faudrait pas croire qu'il y ait eu bataille, c'est-à-dire résistance géncM.ah», énergi(|U(», d(» la part de ces cincj mille hommes. L(» texte dt» Montluc y contredit. Sans doute, il faut le p(Miser, (|U(d(|ues-uns veuilirent chèrement leur vi<^; mais la plupart se laissèrent én^orocr. I/anti(|uilé nous a montré ce phénomène dans pr(»s(|ue toutes ses batailles, et on voit maintenant (|U(* tant cjue l'arme blanche a régné, le massacre, la avclcs antique, après un moment court et décisif, a succédé au conflit réel des deux courages.

Pendant que c(*s événements avaient lieu à l'un des bouts du champ de bataille, voici ce qui se passait au l^out opposé. Un autre corps d'infanterie ennemie, de 5.000 hommes également, moitié Espagnols, moitié Allemands, s'en allait grand pas droit aux Gruyens (c'était une

troupe d'infanterie suisse à notre solde) ; ces ,

Gruyens se renversèrent, sans avoir échangé i

un coup de pique, remarquons ce point, et s'en- :

fuirent vers un corps de 3.000 Italiens, qui ;

étaient aussi enrôlés dans notre armée. Les Italiens abordés par l'ennemi ne tinrent pas mieux que les Gruyens. Notre général, le duc d'Enghien, était de ce côté à la tête de quelques centaines de gendarmes, encore armés comme au moyen âge, avec la lance et l'armure défensive complète. 11 avait fait sur ces Espagnols- Allemands plusieurs charges furieuses; ilavait percé leurs rangs, mais en vain; toujours ils s'étaient ralliés. Enghien tenait donc la bataille pour perdue ; et déjà, dit-on, il avait essayé de se tuer en se donnant des coups d'épéedans son gorgerin de maille (qui heureusement résista), quand on lui vint apprendre le succès de nos armes à l'autre bout du champ. Il envoya quérir nos piquiers vainqueurs, « et nous trouva le messager, dit Montluc, ayant achevé de tuer avec une furie, qu'il n'y demeura qu'un seul homme en vie» sur cinq mille! C'était un assez beau massacre, si on veut bien adopter qu'un massacre puisse être beau.

Les piquiers accoururent à l'appel de leur général. Entre ces deux troupes victorieuses, chacune de son côté, on s'attendait à un conflit des

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plus tMiergîqiics, à un roinbat des plus opiniâtres, « Le?* ennemis, qui s'en allaient le grand pas, tinmt toujours arqucluiHades — ils tavait^nl lui^lé quelques arquebusiers parmi leurs piqui ers — et faisant tenir notre ravalerie au l:u'g<s iiou^ eoïunieneereut à découvrir et, comme ils virent que nous bnir ïHiutis a 4 ou 500 pas, e^l la ravalerie sui' le devant qui les voulait rhart|j€'r, . » que* fîreul-ils?^ — fc ils jetèrent les piques, se jetant entre les mains de la cavalerie iJ, c'e!^l-à-dirc qu'ils se rendirent sans eomhat-

Je me serais expriint^ plus exactement en disant qu'ils essayèrent tle se rendre. Voici, en ellet, 4*onime Monlluc paursuit sa narration. ix Des cavaliers, les uns en tuaient et les autres en sauvaients y en ayant tel qui eu avait plus *Ie (piinze ou vingt autour de lui, les sauvant toujours tle la presse, par crainte de nous autres, qui voulions tout égorger; mais ne surenl-ils taire si hmn tju'il n'y eu eut plus de la moitié ite tu*'*?, car tant que nos gens en pouvaient trouver (atleiudre), autant en èlait ilcpéehé. w On voit li'ès bien la scène : ces einq mille ianlaasius, fjui se sont jetés parmi trois cents cavaliers» n;iguère ennenàis, sont là par groupes de dix à vingt, désarmés, demandant la vie, suppliant les cavaliers de les dt^èndre eontre les autres

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enragés qui les enveloppent et dépêchent tous ceux qu'ils peuvent atteindre *.

COMB\T MODERNE

Voici un chapitre quelque peu dangereux pour Fauteur. Je vais dire des choses aptes à provoquer chez quantité de lecteurs un étonnement irrité. Les gens qu'on désabuse n'étant pas commodes, j'aurai soin de mettre devant moi assez de témoins militaires. C'est leur métier, à ces gens-là, de recevoir des coups. Ici d'ailleurs ce sera justice, car ils sont les vrais auteurs; je ne fais, moi, que les abréger un peu.

Napoléon a dit : « Le feu est tout et le reste

1. Ces cavaliers, qui voulaient sauver leurs ennemis désarmés, on aimerait à croire qu'ils agissaient par humanité pure! Mais l'intérêt a fort bien pu jouer ici un rôle important, grâce à une coutume du moyen âge qui survivait encore à cette époque. Il était toujours d'usage de rançonne?' les prisonniers de guerre. Ne pas tuer soa prisonnier était donc un acte d'humanité du genre profitable.

La bataille de Cérisoles coûta à l'ennemi dix mille morts, sinon plus; c'était presque la moitié de son effectif. Aujourd'hui où l'on se heurte au nombre de 200.000 hommes de part et d'autre, imaginez qu'une armée ait 100.000 morts ! Cela n'arrive pas, parce que le feu a supprimé le massacre et réduit les pertes à celles qui ont lieu pendant le combat réel. Voyez, en effet : à Cérisoles, le massacre coûte à l'armée espagnole 7.500 hommes environ, et le combat réel n'en a à son compte que trois mille au plus.

hk «ueuhf: kt l hommk

n'est plus rien. » Mais quoi ! le reste, ce »ont les charges de lavalerie, ce sont les charges à la baïonnette, cl cela nVsl rien! « Xon, répondent le.^ militaires, cela n'est rien en un sens, et pourlanl i 'est toul en nii iinïvv sent^; ou, ^^i vous voulez, c*e8t tléiisif, >ï

Pour ruinpreutlre ee3ênigHiBlK|ueî4 propos, il faut voir dans leur siurcSHion ordinuire les phtmoinènes du t luunpdM bataille: — Enpreniier lieu, le feu entie eu srène et joue son rùle; laïuiouade, fusillade vont leur li^ain. Mai si ^i Ton s'en tenait là, il n'y aurait, nu^tne après la junrnée la mieux remplie u vvi r^i^ard, au 4*11 ne sululion, ni vaiueu, ni vaiiu|ueur — au moiuâ entre Iruupes eui'upeenm^s uii le moral et l'outillage guerrier s*êquivalent des deux parts ; — ni vaincu ni vainqueur, car tant qu'un ne fait que se rusîllerà distance, les pertes restent suttîsajument égales ; et irailleuri^, i^\ eluicun a quelque idée de ses pertes, il connaît mal celles de r<Minemi- Par cette raison, chacun inclinerait à Me juger le |dus ma tirai té, et a se tenir p<Mïr vaincu, si Ton avait coutume de s*en rapportrr i\ la pioportion des perles. Mais ce n'est pas sur cela qu'on He tlxp, Pour les deux partis» le signe de la victoire, c'est Pefi apanf, et celui de la d criait e, le retour en arriére. Ce qui décide, c'est le mouv^nienl. La charge à la baïunnette^ vouant

LE COURAGE MILITAIRK 91

après la lirerie, constitue le mouvement décisif demandé.

A ce point de vue, la charge donc est d'une haute importance, elle est bien en somme la réalité la plus efficace du champ de bataille, Mais cela u'empèche que, comme abordage physique, échange de coups, tuerie réciproque, (et c'est là tout ce qu'y voit le public) la charge n'est rien; à ce point de vue elle n'existe vraiment pas : simple simulacre, — Après ce propos, périlleux, je me hâte de pousser devant moi les militaires. Ils vont partir à ma place.

Ardant, Études sur le combat, p. 103 : « Dans le combat moderne, nul n'est jamais abordé, s'il reste de face. »

P. 113 : ce Depuis les retranchements de Fribourg jusqu'au pont d'Arcole, jusqu'à Solférino, il est une multitude de prouesses, de positions enlevées de front, qui trompenMout le monde.

Il serait temps d'apprendre aux gens que les retranchements de Fribourg n'ont pas été enlevés de front, que le pont d'Arcole n'a pas été enlevé de front, non plus que les hauteurs de Solférino.»

P. 99 : « Une troupe marche contre une autre. Supposez que celle-ci reste calme, prête à mettre enjoué, qu'à petite distance elle ajuste... tout le premier rang tomberait foudroyé, et le reste,

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qu'encouragerait très peu cette réception, .so disperserait de lui-même ou devant la moindi-o démonstration de marche contre lui. Mais leB choses ne se passent pas souvent ainsi. Devant le témoignarge de bravoure de l'assaillanï, 1^ troupe assaillie se trouble, tire en l'air (ou ne tire môme pas) et se disperse immédiatemout devant l'assaillant. »

Voilà, je pense, une affirmation nette et résolue; c'est pourquoi je l'ai présentée en première ligne, car, d'ailleurs, Ardant du Picq n'est ni le seul de mes témoins, ni le premier en <[ate.

Une troupe marche contre une autre, elle reçoit des coups de fu.sil et marche quand mc'^nie; quand elle est près de l'abordée, quand en dépit du feu elle est venue jusque-là, c'est l'autre qui s'en va et recule plus ou moins : voilà ce que c'est qu'une charge à la baïonnette, d'après le maréchal de Saxe. — Ce n'est pas la peine, disent à la fois Gouvion Saint-Cyr, Jomini et Marmont,de renforcer deux rangs d'infanterie d'un troisième, ni d'armer un des rangs de longues piques; ce serait bon, s'il y avait choc, abordage, mais il n'y en a pas. — « Si l'on considère l'effet de l'arme blanche dans la pratique, écrit Clausewitz, on ne l'emploiera pas dans le but de détruire, mais dans le but de chasser l'ennemi. La destruction imminente (ou

I qui semble rèlre) se change en moyen. » Au- 1 trement dit, la crainte de la destruction produit I sans celle-ci Teffet voulu, rend la destruction inutile. — Trochu, que je ne citerai pas textuellement, faute de place, et dont le livre est d'ailleurs populaire, confirme tous ces témoignages. Suivant lui, les mêlées à la baïonnette se passent en menaces de part et d'autre. La troupe la moins décidée cède la place à l'autre, quitte à revenir, à chasser son adversaire comme elle en a été chassée, et à renouveler plusieurs fois ce va et vient. C'est alors que le public lit dans les historiens militaires : « La position fut prise et reprise sept fois à la baïonnette», et qu'il admire l'acharnement du courage dans les êtres de son espèce ou au moins de sa nation. Les historiens militaires s'entendent en parlant ainsi, mais, involontairement sans doute, ils induisent le public en erreur. Au lieu de Trochu, j'aime mieux citer un auteur anonyme moins connu (Mémoires d'un ex -officier de l'Empire)^ et qui a très bien rendu en peu de mots la physionomie de ces mouvements. « J'ai remarqué que, dans ces luttes à la baïonnette, Taftaire se trouvait le plus souvent décidée avant même qu'on eût croisé le fer. Le bataillon ou le carré qui va être enfoncé Tannonce aux yeux par une espèce d'ondoiement dans sa

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ligne, ail iiioiiieat (Tiliqui\ol la calaslrophe suit imiiUMliatcMUcnt. On dirait qu'il est renversé par le soiiHlc de Tattaquaut, et e*cst assez vrai ; car une énergie supérieure agit alors comme un cou* rant magnéiif/ue sur un ennemi moins résolu. » S'il reste au lecteur quelque doute sur ce point, qu'il consulte la statistique de la guerre d'Italie du doeteur Chenu, qu'il prenne la peine d«» l'aire ce <|ue j'ai fait, de relever toutes les charges à la baïonnette qui ont lieu dans les ba tailles de Mélégnano, Magenta, Solfériao, etc., tous les enlèvements de villages à la baïonnette, opération estimée des plus meurtrières par le public, après (|uoi il cherchera à la fin du volu- , me le chillVe total des blessés et des morts par les armes blanches durant cette guerre d'Italie; il sera étonné, j'imagine, de Texiguïté de ce chiflre, et je pense qu*il concluera après comme Clauscw itz en personne : « L'effet destructeur de l'arme blanche est le plus souvent très insignifiant; très souvent il est nul. » Si le lecteur voulait faire mieux encore, il s'astreindrait à lire dans le docteur Chenu les courtes notices concernant chacun des hommes que le fer a blessés, et il ferait sûrement une curieuse remarque: c'est que beaucoup ont plusieurs blessures comme s'ils avaient eu à lutter seuls contre plusieurs, ou même des blessures légères venant

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après d'autres plus graves qui ont dii les jeter par terre tout d'abord, comme si on s^était acharné* sur eux une fois tombés, et il souscrirait peut-être à cette réflexion du maréchal de Saxe : « Peu de coups sont donnés en face et de bonne guerre. »

« Peu de coupte donnés en face, cela veut bien dire cependant qu'il y en a de tels, » — Parfaitement ; et en dépit du caractère si net qu'ils donnent à la charge, et qui est la généralisation des faits tels qu'ils se passent presque toujours, les mêmes militaires vous avertissent qu'il existé des cas exceptionnels. A preuve un passage d'iVrdant que j'ai déjà cité : (c Gela ne veut pas dire qu'une troupe tombant dans un guêpier ne puisse figurer une sorte de mêlée, que dans une déroute il ne puisse y avoir en quelque endroit de la tuerie combat de quelques gens de cœur qui veulent vendre leur vie, etc. » Le guêpier a encore d'autres formes qu'Ardant oublie» Ainsi, aux sièges, on peut se rencontrer

1» Après cela, si le lecteur avait envie de se scandaliser et de crier à la barbarie, qu'il réfléchisse plutôt qu'il ne faut pas demander à l'homme des choses impossibles, d'être épouvanté, furieux, dans un moment, et la minute, d'après d'être calme, généreux, pitoyable; cela est bon pour l'homme de convention que trop de gens connaissent seul à l'exclusion de l'autre. Si vous ne voulez pas de barbarie, croyez-moi, n'ayez poi&t de guerres»

Vh L\ GLEHHE ET L HOMME

nez à liez dans une tranchée, un boyau de mine. — Une troupe assaillante déloge Tennemi d'un village ; quelques braves, à qui la retraite est coupée, se défendent opiniâtrement dans une maison et infligent à l'assaillant, trop nombreux d'ailleurs pour oser reculer, des pertes qui le mettent en furie. Alors on peut voir les combattants se percer de la baïonnette ou s'assommer à coups de crosses. Mais le cas est toujours très rare, et dans les Annales militairc^s il est noté. — Plus rarement encore voit-on Taventuie d'Ink(*rmann. « On a vu en Crimée des atta(|ues rétdles à la baïonnette. Elles étaient faites par un petit nombre sur un grand. Et c'est la masse (|ui recula, tournant le dos, inénie avant le choc, à ce point que ceux qui chargaient ne firent que frapper et tirer dans le dos. » Et Ardant remar(|ue (|ue même en cette occasion il nV eut pas de combat réel, mais massacre, ardes, comme dans l'antiquité.

Nous n'avons entendu que des Français, que rexpériencc française ; l'expérience allemande n'en diffère pas, elle s'exprime moins nettement, moins vivement, au fond la môme (Hohenlohe, Lettres sur C infanterie, p. 30.) « Dans quel but le soldat apprend-iU'escrime à la baïonnette alors que l'arme à feu est seide appelée à tout trancher?... J'ai connu un olïicierqui me disait

un jour : voici encore de ces bêtises modernes avec lesquelles on perd un temps si considérable... etc. Mais cela se justifie en somme ; on enseigne l'escrime à la baïonnette pour que le soldat se croie capable de se servir de la baïonnette, pour qu'il ait la résolution de s'en servir le cas échéant ! Quiconque prend cette résolution est à demi vainqueur, car la plupart du temps Tennemi n'acceptera pas la lutte, il reculera... Quiconque n'a pas la résolution de se servir de la baïonnette ne fera pas d'attaque sérieuse » — et il ajoute : « D'ailleurs, quelque rares que soient les attaques à la baïonnette, il y en a eu quand même dans les dernières guerres », et il cite la prise d'assaut des retranchements de Duppel, où Ton s'était un peu assommé à coups de crosse. Vous entendez bien ! l'escrime à la baïonnette est enseignée uniquement pour donner coixfiance, résolution, élan en avant, pour un effet purement moral.

Et maintenant nous avons le plaisir de pouvoir justifier un propos qui, à première vue, semble une gasconnade, curieuse, car, universelle, propre à tous les peuples, ce serait une gasconnade de l'espèce humaine tout entière. Pas de Français qui ne sache que le Français est irrésistible à la baïonnette ; ce qu'il ignore, c'est que l'Espagnol, selon lui, marchant à la baïonnette,

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renverse tout; que l'Anglais, selon l'Anglais, n'a jamais trouvé personne qui lui résistât ; et que tous les peuples parlent d'eux-mêmes en pareils termes, Allemands, Russes, Hollandais flegmatiques ou alertes Italiens. Et tous ces peuples ont raison; tous ils disent vrai, ils parlent en ronsrience, car toules les fois qu'ils ont chargé à la baïonnette, ils ont en efletvu l'adversaire fuir ou au moins refuser le combat; seulement tous oublient, non pas seulement de dire, mais de se souvenir que, chargés à leur tour, ils ont à leiu" tour reculé ; cela ne compte pas ^. Tous également négligent le cas où la résolution de charger n'est pas venue. N'importe! L'apparente présomption de tous les peuples nous est une preuve de plus (jue lorscjue la résolution de charger paraît d'un coté, la reculade se montre

1. J'ai lu pas mal de mémoires où sont racontées les batailles auxquelles l'auteur assista en personne. L'auteur ne manque pas de signaler les fuites de l'ennemi; mais de sa propre fuite — qui pourtant a eu lieu à quelque moment — il ne parle presque jamais, et. quand il en parle, il la justifie par le nombre supérieur des ennemis. La vraie physionomie du combat n'est que dans les ouvrages théoriques où l'auteur, spéculant, généralisant, ne raconte rien de personnel, n'est pas eu cause. On comprend parfaitement pourquoi Timage de la guerre diffère tant de ce genre d'ouvrages à l'autre. On admettra aussi, je pense, que le narrateur d'aventures personnelles mérite beaucoup moins de crédit que le généralisatcur désintéressé.

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de Taiitre. Après cela souvent il y a, nous le savons, échange, permutation brusque des rôles.

Nous avons parlé du soldat au moment où il combat de loin par le feu, puis du soldat au moment oii, après avoir cessé le feu, marché en avant, il aborde Tennemi'. Entre ces deux points, il y a un trajet, peu agréable ordinairement, où la psychologie du soldat est à dépeindre d'après les témoins.

Revenons au moment où les soldats tirent, arrêtés.

Si le feu de Tennemî leur fait peu de mal, ils ne sont nullement pressés d'aller de Tavant.

Volontiers ils s'éternisent dans la tirerie. Leurs officiers ont quelque peine à les enlever; particulièrement lorsque l'homme couché est, grâce à cette position, à peu près indemne, mais sent qu'il y a danger sérieux à offrir son buste. Si, au contraire, debout ou couchés, les soldats endurent des sévices graves, il devient difficile de les tenir sur place. Ils veulent ardemment s'en aller, il faut qu'ils fuient en arrière ou en avant. Il ne lient souvent à rien que ce soit en avant plutôt qu'en arrière, ou inversement. — S'ils vont en avant, ils sont sujets à se hâter. On comprend qu'ils soient pressés de supprimer le danger en supprimant l'ennemi. Au reste, le terrain n'est pas un plancher uni. A mesure qu'on avance,

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les raiififs so brouillent, les soldats se pelotonnent (s'ils sont novices) ou se disjoignent (s'ils sont vieux;. Voici le bataillon arrivé à cent pas de Tenneini. S'il a résolument marché et s'il est en ordre surtisant, il y a dix à parier contre un que Tennenii s'est retiré déjà ou se retirera sans attendre davanta<»;e [Ardanl, p. 18). — « Mais Tennenii ne bronche pas ; alors Thoninie de nos jours, contre le Jer et le plomb, ne se possède ])lus. I/instinct de la conservation le commande absolument. Deux movens d'éviter le dancrer : fuir ou se ruer. Ruons-nous! Eh bien, si petit soit Tespace, si court soit Tinstant qui nous sépare de Tennemi, enclore l'instinct se montre. Nous nous riu)ns, mais... la plupart nous nous ruons avec prudence, ave(! arrière-pensée plutôt, laissant passer les plus pressés, les plus intrépides... et nous sommes d'autant moins serrés que nous approchons davantage. »

Se lancer à corps perdu sur Tennemi, dès qu'on arrive à une certaine distance, n'allez pas croire que ce soit un trait du soldat français ; non, c'est un trait d'homme. Les Allemands font ce que nous faisons. Plus haut j'ai dit: on fuit en avant. 11 en a été beaucoup parlé, de cette fuite en avant, et souvent on s'est chez nous imaginé que c'était chose exclusivement ou plus particulièrement française. Je le répète, cela est

commun à toutes les troupes. Toutes, en certaines occasions, refusent de rester sur place quand il le faudrait, et vont de l'avant trop tôt; ou partent à corps perdu et de trop loin sur l'ennemi, ce qui fait qu'elles arrivent essoufflées, rendues, absolument éparpillées, uniquement bonnes à recevoir un feu meurtrier et à revenir de toute la force de leurs jambes.

Tel est l'état psychique du soldat. Les militaires intelligents ne s'aveuglent pas sur ce sujet. Et cependant, parfois ils croient trop pouvoir paralyser, par des dispositions habiles, l'influence de l'instinct.

Celui-ci se montre plus invincible qu'ils ne le supposaient et, comme ils ont commis une erreur de psychologie à cet égard, il en résulte que leurs dispositions aboutissent à une déception.

Exemple, l'histoire de la colonne d'Erlon, à Waterloo : Une énorme masse de 20,000 hommes, menée en colonne contre les Anglais, est promptement, non pas détruite, mais réduite en cohue, impuissante et naturellement refoulée. (Ce fut Tune des deux causes principales de la défaite.) Celui qui ordonna cette manœuvre.

Napoléon, ou tout autre, avait oublié, pour le moment du moins, que le soldat plongé dans une masse s'y sent moins observé, qu'il est là comme ignoré ou perdu ; que chacun, moins res-

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pensable, est plus sujet à la défaillance naturelle; et que d'ailleurs, plus on est nombreux à marcher en ordre, moins Tordre est aisé à conserver.

Kn fait qu'arrive-t-il dans ces masses lancées à ratlatjue? « Le nombre des hommes qui tombent volontairejnent en route, se laissant aller au moindre bronchement, sorte de désertion d'un moment, est énorme. La moitié du monde tombe en route, et souvent bien plus de la moitié. A Wagram, de 22.000 hommes lancés en avant, 1.500 à peine atteignent la position. Les 19.000 man(|uants étaient-ils hors de combat? Non, un tiers tout au plus pouvaient avoir été atteints. Les 12.000 manquants, quVtaient-ils devenus ? Ils étaient tombés en route, avaient fait les morts pour ne pas aller jusqu'au bout. » (Ardant, p. 131).

Remarque/, qu'il s'agit des soldats renommés de Napoléon, et qu'après tout, ici, malgré le délilement énorme, la position fut conquise.

Sachons cependant que ce défilement nom- ])reux, dont nous venons de voir le tableau, n'est nullement particulier aux soldats d'une nation quelconque. Cela se voit dans toutes les armées. En voici un exemple emprunté aux Allemands:

« Nous traversâmes — c'est un officier allemand qui parle, notez-le bien — nous traversâmes le

champ de bataille à Tendroit où le combat avait été jusque-là le plus violent. Quel coup d'œil ! J'étais depuis longtemps habitué à la vue des morts, aux gémissements des blessés et des estropiés, mais je n'avais jamais vu un spectacle pareil à celui qui s'offrit à moi. La campagne était comme semée de soldats qui s'étaient défilés et ne prenaient pas part au combat ; on aurait pu en former des bataillons. D'un regard on en embrassait des centaines. Les uns étaient étendus à terre, le fusil dirigé en avant, comme une ligne de tirailleurs attendant d'un moment à l'autre le retour de l'ennemi. Evidemment ils étaient restés couchés pendant que leurs camarades plus braves se portaient en avant. D'autres étaient tapis dans les sillons, comme des lièvres. Plusieurs étaient dans un trou, commodément installés. Tous avaient l'air indifférent. Il leur suffisait que nous fussions d'un autre corps d'armée pour nous regarder passer avec indifférence* J'entendis quelques-uns crier : a En voilà encore qui veulent se faire tuer...* »

Charge de cavalerie contre cavalerie, — Dans la guerre de Pologne, en 1831, deux régiments

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