‹ La guerre et l'homme:Chapitre 16 sur 36 · La gutrre dans les diverses races, p. J · texte numérisé non relu

La gutrre dans les diverses races, p. J

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LE COLH.VGE MILITAIRE 123

plus, chez le soldat civilisé comme Varéliaud, une sorte d'orgueil inflexible qui répugne absolument à demander merci; et cette fierté met de la distance entre Fuégien et civilisé.

Autre type, plus élevé, selon moi. Il y avait à Tarmée du Rhin, en 1793, un certain Druge, hussard au 7""® régiment. Il s'était fait une belle spécialité, celle de délivrer les soldats que l'ennemi emmenait prisonniers. Dès qu'il entendait crier : « Druge, à moi, » — et ses camarades en danger n'y manquaient pas — il accourait, se jetait dans le péril sans regarder. On conte de lui que, dans le même jour, dans la même affaire, à peu d'intervalle, il délivra quatre grenadiers entourés par huit cavaliers autrichiens, puis encore deux grenadiers pris par trois hussards.

Voici un troisième genre — dirai-je de bravoure ? J'emploirai plutôt le mot courage, car j'approuve assez la distinction que le général Tlîoumas met entre la bravoure qui tient du tempérament, et le courage qui tient de la volonté tendue par les mobiles nioraux, sentiment de l'honneur, du devoir.

Le général Thoumas^ conte l'histoire d'un itiaréchal de logis d'artillerie, dont il ne donne pas le nom. Ce militaire passait pour un

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