Les vertus guerrières, p
LV GlERRE ET 1. HOMME
des plus braves de son régiment. C'était à la grande armée de 1812. Un combat d'artillerie s'engage aux portes de Moscou. Notre maréchal se tenait à cheval auprès d\in canonnier, son camarade de service. Un boulet emporte ce canonnier. Presque de suite, un autre boulet tue la monture de notre maréchal qui tombe à terre. Il se relève, et, comme il se baisse pour déboucler son porte-manteau sur le c*adavre de son cheval, un troisième boulet lui ùte le portemanteau des mains. Il semble k notre hoiuuie que la mort le vise, Ta manqué h peine, mais va tout à rheure réussir. Il perd la iiHe (et il y avait bien un peu de quoi) et s'enfitit, Mai^ bientôt le voici qui s'arrête; puis lentement il revient à son poste, et il y reste toute la journée: effort probablement dû en partie au sentiment du devoir, en partie au sentiment de riionneinv effort singulièrement coûteux ;i la volonté, nVit doutez pas. Je crois être assez en accord aveiles militaires en mettant celte forme du courRcr** au-dessus des précédentes.
Supérieur encore me semble le trait suivant ' Le lieutenant Conrad, du 2"** régiment d'arïillerie, au début de Marengo, est renvergé par un boulet qui lui fracasse la cuisse. On veul