Great Br., doc. n
en conférence pour trouver une solution pacifique du conflit, et ils demanderaient à Belgrade, à Vienne et à Saint-Pétersbourg de suspendre toutes les opérations militaires, tant que la conférence siégerait '. Le même jour, M. Sazonoff élaborait un autre projet : celui d'une conversation directe entre Vienne et Saint-Pétersbourg. 11 télégraphiait, le 26, à Tambassadeur de Russie à Vienne ' :
J'ai eu aujourd'hui un long entretien sur un ton amical avec l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie. Après avoir examiné avec lui les dix demandes adressées à la Serbie, j'ai fait observer qu'à part la forme peu habile sous laquelle elles sont présentées, quelques-unes parmi elles sont asbsolument inexécutables, même dans le cas où le Gouvernement serbe déclarerait les vouloir accepter. Ainsi, par exemple, les points 1 et 2 ne pourraient être exécutés sans un remaniement des lois serbes sur la presse et sur les associations, pour lequel le consentement de la Skoupchtina pourrait être difficilement obtenu; quant à l'exécution des points 4 et 5, elle pourrait produire des conséquences fort dangereuses et même faire naître le danger d'actes de terrorisme dirigés contre les membres de la Maison Royale et contre Pachitch, ce qui ne saurait entrer dans les vues de l'Autriche. En ce qui regarde les autres