‹ La guerre européenneChapitre 3 sur 58 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

ment avait des faiblesses, le peuple était admirable! Dans tous les domaines de l'activité humaine, il donnait un effort prodigieux! Même les partis révolutionnaires, qui pourtant ne pouvaient pas avoir une sympathie bien vive pour les institutions féodales de l'Allemagne, étaient devenus plus ou moins germanophiles. L'organisation du parti socialiste et sa force apparente, la loi des retraites ouvrières, les efforts faits par le gouvernement et les municipalités pour résoudre le problème des habitations populaires et pour assurer aux masses des conditions hygiéniques d'existence, avaient touché les cœurs révolutionnaires les plus endurcis. A leur tour les classes conservatrices admiraient l'Allemagne comme le dernier pays de l'Europe où l'Etat ne tremblait pas encore devant ceux auxquels il doit commander. L'admiration pour l'Allemagne était devenue si grande, qu'on comptait sur elle pour tout, même pour la conservation de la paix. Le 30 juillet 1914 il y avait encore en Europe des hommes d'Etat, aussi inexpérimentés que naïfs qui

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