‹ La guerre européenneChapitre 34 sur 58 · Livre Orange, doc. n · texte numérisé non relu

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ministres de toute l'Europe causaient entre eux sans pouvoir s'entendre, les événements s'étaient précipités avec une effrayante rapidité. Les yeux du monde se tournèrent vers la Russie. Gomment le grand empire slave allait-il répondre à cette sanglante provocation ?

Le 28,1e jour même de la déclaration de guerre, le Conseil des ministres à Saint-Pétersbourg, décida d'entamer, le jour suivant, la mobilisation dans les circonscriptions militaires d'Odessa, Kievv, Moscou et Kazan, d'en avertir par voie officielle le cabinet de Berlin, et d'ajouter encore la déclaration que la Russie n'avait aucune intention hostile contre l'Allemagne '. Cette décision ne pouvait d'ailleurs surprendre ni l'Allemagne ni l'Autriche, car la Russie avait déclaré, dès le début de la crise, que, si la Serbie était attaquée, elle mobiliserait sur la frontière autrichienne. A Berlin au contraire, par une autre contradiction non moins singulière que les précédentes, la déclaration de guerre semble avoir produit d'abord un effet favorable aux tendances pacifiques. Le 28, l'empereur d'Allemagne qui avait été surpris par les événements en pleine croisière dans les mers du Nord, rentre à Berlin. A-t-il déployé, à peine arrivé, une action personnelle en faveur de la paix ? A-t-on commencé, le 28, à s'apercevoir en Allemagne que la situation était très sérieuse ? L'histoire nous le

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