‹ La guerre européenneChapitre 38 sur 58 · Grent. lir., doc. n · texte numérisé non relu

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autre forme, sa proposition concernant la médiation des Puissances ' ». L'ambassadeur d'Allemagne à Paris renouvela à M. Viviani Fassurance des tendances pacifiques de son gouvernement. M. Viviani lui ayant fait observer que, si l'Allemagne désirait la paix, elle devait se hâter d'adhérer à la proposition de médiation anglaise, M. de Schoen ne répondit plus, comme le 27, par un refus catégorique ;il se borna à signaler certaines difficultés de forme qui s'opposaient à la médiation. Les mots « conférence » ou « arbitrage » eJÏrayeraient, disait-il, l'Autriche ^ Enfin Sir Edward Grey reprit sa proposition ; et, puisque toutes les objections faites par l'Allemagne portaient sur la forme plus que sur le principe de la conférence, il se déclara prêt à laisser l'Allemagne seule juge de la forme '. Pourvu que la conférence fut convoquée le plus vite possible, toutes les autres questions passaient en seconde ligne.

En somme, la journée semblait avoir été bonne pour la cause de la paix, quand, tout à coup, à minuit, arriva à Londres une dépêche de Berlin, qui parut très étrange. L'ambassadeur d'Angleterre à Berlin racontait que le Chancelier Tavait fait appeler dans la soirée, vingt-quatre heures après la conversation si satisfaisante et si pleine de propos pacifiques qu'ils avaient eue ensemble,

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