‹ La guerre italienne en 1860Chapitre 21 sur 32 · AUX PEUPLES UE NAPLES ET DE SICILE · texte numérisé non relu

AUX PEUPLES UE NAPLES ET DE SICILE

€ Le suffrage universel m’a donné la souveraineté de ces nobles provinces.

« J’accepte cette nouvelle décision de la volonté nationale, non par l’ambition de régner, mais pour obéir à ma conscience d’Italien.

« Mes devoirs s’accrois.sent, comme s’accroissent aussi les devoirs de tous les Italiens. Une sincère union, un constant dévouement, sont plus nécessaires que jamais ; tous les partis doivent s’incliner respectueusement devant la majesté de l’Italie que Dieu ressuscite.

« Nous devons instituer ici un gouvernement qui donne aux peuples les garanties de la vie dans la liberté, et à l’opinion publique la garantie d’une stricte loyautés Je compte sur l’actif concours de tous les honnêtes gens. Là où le pouvoir trouve son frein et la liberté sa protection dans 1a loi, là le gouvernement peut faire pour le bien du peuple autant que le peuple mérite par ses vertus.

« Nous devons montrer à l’Europe que, si la puissance irrésistible des événements a été plus forte que les traités qui avaient été fon-

dés sur la séculaire infortune de Tltalie, nous savons, avec le concours de la nation réunie, rétablir la souveraineté de ces principes immuables sans lesquels toute société est faible, tout pouvoir contesté et incertain. »

Le 8 novembre, à onze heures du matin, Victor-Emmanuel reçut dans la grande salle du trône du château royal, entouré du gouverneur général Farini, des grands dignitaires et de son étatmajor, le dictateur Garibaldi et le ministère du gouvernement dictatorial. Conforti, ministre de l'intérieur, adressa les paroles suivantes :

« Sire ! le peuple napolitain, réuni dans ses assemblées électorales, vous a déclaré son roi avec une immense majorité. Neuf millions d'Italiens se joignent ces autres provinces qui sont gouvernées avec tant de sagesse par Votre Majesté, et vérifient votre promesse solennelle que ritalic doit appartenir aux Italiens. •

Ensuite il fut donné lecture de l’acte de réunion, et cet acte fut signé.

Le lendemain, â trois heures et demie du matin, Garibaldi quittait rhôlel d’Angleterre, où il avait habité durant les derniers jours de son séjour à Naples, et accompagné d’une suite peu nombreuse il se rendit à bord du Washington ; après avoir, par une courte visite, pris congé de l’amiral anglais Mundy, sur le vaisseau amiral le Renotcn, il partit pour son lie de Caprcra, laissant cet adieu à l'armée méridionale :

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