V. L’IIe de Sicile
La Sicile est la plus grande lie de la Méditerranée : elle possède une contenance superQcielle de 498 milles géographiques carrés {7,907 milles italiens), sur laquelle vivaient, en 1856, dans 357 communes, 2 millions 321,020 âmes de population.
La conflguration générale de l'Ile est celle d’un triangle: deux de ses côtés, d’une longueur à peu près égale, courent de l’ouest à l’est et du nord-ouest au sud-est ; c’est cette forme qui a fait donner anciennement à la Sicile le nom de Trimrie ou Triquelrie, et c’est à celte môme forme et à sa nature volcanique, à son Etna, forge des Cyclopes, qu’elle dut son écusson représentant une roue sans jantes avec une tôle de Méduse en moyen, et trois pieds d’hommes courant en rais.
Presque toute la Sicile est couverte de montagnes, dont la formation principale détermine le contour de l’Ile. On désigne ordinairement, bien que celte désignation ne soit pas absolue, comme les trois promontoires qui forment les angles du triangle, le Capo Boco (Lihgbœum), à l’ouest de Marsala; le Capo di Faro (Pelorus), au nord-est, et le Capo Passero ou Passaro , an sud-est. -- La * chaîne principale de montagnes s’étend le long de la côte .septentrionale, dont elle ne s’éloigne en général que de 2 à 2 '/< milles allemands, depuis Trapani, ou, si l’on tient compte de quelques ramifications moins considérables, depuis le Capo Boco jusqu’au Capo di Faro. Elle sc contourne, dans sa partie occidentale, d’une manière assez compliquée, jetant autour d'elle des gorges et des vallées, tandis que, dans sa partie orientale, elle court à peu près en ligne droite. Sur son versant du nord, elle projette jusqu’à la
mer, sur toute sa longueur, comme des contre-forts représentés par une grande quantité de courts rameaux, tandis que les chaînes secondaires, qu'elle étend dans la direction du sud, sont de beaucoup plus longues et plus considérables ; la plus importante est celle du Caltagirone, qui se détache de la chaîne principale près de Gangi, entre les sources de la Pollina coulant vers le nord, et du neuve Saiso coulant vers le sud, et qui court dans la direction du sud-est, jusqu’au Capo Passero, en envoyant clle-méme des ramifications à l’ouest et à l’est.
Gangi peut donc être envisagé comme le point central de tout ce système de montagnes, et les trois chaînes qui, de là, vont aboutir aux trois promontoires du Faro, du Passaro et du Boco (ou S. Vito), repré.sentent très-bien les trois raies de la roue de l’écusson sicilien. Si l’Etna .se trçuvait à Gangi, la tète de Méduse de l’écusson serait rigoureusement à sa place géographique. Mais, dans le fait, le groupe de l’Etna, avec ses quatre-vingts cratères, est distinct du système des montagnes neptuniennes, et situé tout au bord de la mer, sur la côte orientale, à peu près au milieu de cette côte; il est séparé de la chaîne du Faro par le cours de la Gantara, qui se jette dans la mer au sud de la Taormina, puis de cette même chaîne et de celle du Passaro par les sources et les affluents du fleuve Simeto. Au sud du Simeto s’étend la seule grande plaine de la Sicile, la plaine de Catane (Piano di Catania), sur les deux rives du Dittaino et de la Gurna Longa , s’abaissant en pente douce jusqu’à la mer près d’Augusla et de Syracuse.
Les rivières sont très-insigniliantes, elles ne sont point navigables; on peut môme, à leur embouchure, passer à gué les plus considérables sans se mouiller les ge'noux. Des pluies torrentielles subites mais rares changent seules cet état de choses, et jamais pour longtemps. Le pays est aussi pourvu en lacs qu’en rivières: • le plus grand est le Biviere ou lac de Lcntini, dans la plaine de Catane; quelques-uns plus petits se trouvent dans la chaîne du Passaro, sur la route de Caltanisetia à Castrogiovanni , d’autres enfin, moindres encore près de la côte, à l’extrémité sud-est de File, au sud de Mazzara.
Les montagnes neptuniennes de Plie, qui élèvent leurs sommets de 3 à 0000 pieds au-dessus du niveau de la mer, sont une
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conlinuation de la chaîne des Apennins de la péninsule italienne, dont elles ont été violemment séparées dans des temps anté-historiques par un grand tremblement de terre. La largeur du Faro, détroit qui se trouve au nord-est entre Plie et le continent, est de 5000 pas ; elle était moindre encore à une époque plus ancienne : les habitants de Scella entendaient à leur réveil chanter le coq sicilien.
L’Etna élève ses plus hautes cimes à plus de 10,000 piq,ds audessus de la mer.
Ces montagnes .sauvages, le manque de rivières navigables, font croire aisément à l’impraticabilité du pays. Des différents maîtres qui y ont successivement dominé, les Maures et les Normands seuls cherchèrent à le gouverner du haut des chaînes de montagnes. Tous les autres, avant et après eux, se tinrent de préférence sur les côtes, et comme les communications par mer étaient de beaucoup les plus faciles entre les villes maritimes, ils négligèrent dévouer une bien vive attention aux routes de terre. Ce ne fut que par suite des nécessités de la guerre que l’on fit quelque chose pour rendre accessible par des roules l’intérieur de l’ile; mais ces travaux ne furent jamais que très-éphémères, par suite de la rapide succession des différentes dominations, car les maîtres de la Sicile se préoccupaient beaucoup plus d’exploiter le pays que d’accroître sa prospérité. Même les communications télégraphiques sont presque exclusivement limitées aux côtes; tout ce que l'on a su faire pour procurer aussi ces avantages à l’intérieur du pays se borne à un embranchement qui, de Girgenti se dirige sur Caltanisetta, Pialza etCaltagirone pour revenir bien vite rejoindre la côte à Terranova.
Le pays est excessiijemenl fertile. Un chaud soleil y mûrit les céréales en abondance, et permet la culture de la canne à sucre, du coton et du safran, dattes, oranges, citrons, figues, pistaches, raisins excellents, tout cela pullule, pour ainsi dire, dans cet ancien grenier à blé de Rome. Avant la naissance de Jésus-Christ, I tle nourrissait 12 millions d'habitants ; aujourd’hui elle n'en compte que 2'/j millions, et encore la population était-elle bien inférieure û ce chiffre au commencement du seizième siècle , sous la domination espagnole; on ne comptait à cette époque qu’un demi-million environ d’habitants. Ou peut donc se figurer combien il doit
peu £tre question de culture dans nie; elle se concentre en fait sur les côtes, comme dans l’intérieur, sur les seuls abords immédiats des villes; elle cesse absolument à une lieue à peine de celles-ci. La faute en doit-elle être attribuée, comme le veulent ceux qui justifient cet état de choses, an mauvais air et aux flëvres moins nuisibles dans le voisinage des villes et à portée des agglomérations de population, ou bien au défaut de forêts, au manque d’eaux courantes? Non, tels ne sauraient être, selon nous, les motifs. La culture aurait bientôt remédié au manque de bois, et avec la culture on verrait bientôt la malaria disparaître des contrées que leur solitude et leur délaissement abandonnent seüls ô son influence. D'ailleurs, quoique la Sicile ne possède pas de fleuves ou de rivières navigables, il ne s’ensuit pas en réalité qu’elle manque d’eau. Des sources nombreuses qui jaillissent des ramifications des montagnes, non-seulement donnent de l’eau potable, mais pourraient fournir une irrigation surabondante. Et même là où manquent les sources, la rosée fertilisante des nuits les remplace, et des plaines qui, dans un climat plus septentrional, se transformeraient bientôt en steppes brûlées sous les rayons d'un soleil comme celui de la Sicile, se couvrent chaque matin dans cette lie d’une verdure nouvelle, aussi fraîche que si elle était arrosée avec le plus grand soin, sans qu’aucun travail de l'homme vienne à son aide.
Dieu a tout fait pour que la Sicile fût un paradis, et si elle ne l’est pas aujourd’hui, si même elle est le contraire dans quelquesunes de ses parties, c’est sur l’homme qu’il faut en rejeter toute la faute. Encore maintenant les céréales, avec la culture la plus négligente, rapportent cent grains pour un; mais interrogez le paysan, et même l’homme instruit, il ne sait seulement pas quel est le rapport de la moisson comparée à ses semailles; il ne s’en est jamais inquiété. Des raisins excellents donnent un vin également bon, mais que deviendrait ce vin s’il était traité d’une manière un peu raisonnable ! Pour s’en faire une idée, il faut voir ce qu’est le Marsala, dont se sont emparé quelques maisons anglaises, et le comparer au vin deMillazzo, qui est aussi une ville de côte; on aura l’idée alors de ce que pourrait être celui-ci.
Toute industrie fait défaut ; or, le commerce, l’agriculture et l’industrie doivent sc soutenir et s’entretenir mutuellement, et
cela est de toute impossibilité, tant que l’on n'aura pas fait quelque chose de convenable pour ouvrir l’intérieur à la circulation. Le manque de voies de communications concentre tous les habitants dans les villes ; le défaut de routes réunissant l’intérieur avec les côtes limite la culture, puisque l’excédant des produits de celle-ci ne saurait être utilisé pour l’exportation ; il s’oppose en môme temps à l’amélioration des produits que fournit la nature , à l’introduction de l’industrie qui s’occuperait de travailler dans le pays ces matières premières. L’ignorance , le système de la grande propriété , l’abominable procédé du gouvernement napolitain qui augmentait constamment les impôts en proportion de l’accroissement de la production, et ne laissait du produit de ces impôts jamais rien revenir en Sicile pour favoriser celle-ci, ont, en outre, beaucoup contribué à arrêter tout essor de la culture.
La noblesse et le clergé étaient Jusque dans ces derniers temps les propriétaires à peu près exclusifs du sol : les paysans n’étaient que des fermiers. On calculait les revenus de 1000 ecclésiastiques à environ 3 millions de ducats (U millions de francs). La noblesse, qui descend en général des conquérants normands, circonstance d’où l’on veut déduire les sympathies qui l’attirent vers l’Angleterre, compte 61 ducs, 117 princes, 217 marquis, plus de 1000 barons et de 2000 simples gentilshommes. Comme les familles sont nombreuses , cette addHion donne un fort beau chiffre pour cette partie de la population. Jusqu’en 1818 régna le système de l’ariliri/é ; les biens nobles ne pouvaient être aliénés ni saisis par des créanciers. En 1818, le gouvernement napolitain qui , non sans raison , voyait dans la noblesse le principal point d’appui de la résistance contre lui, abolit ce principe, et celte innovation amena par-ci parlà le démembrement de la grande propriété; mais en fait cette dislocation laissa à peine quelques traces après elle, et cela se comprend aisément : elle ne pouvait être réellement poursuivie et avoir des résultats salutaires que si, de concert avec la division des propriétés, on avait fait marcher le progrès des voies de communications. A quoi pouvait servir à l’acquéreiir une pièce de terre sans aucun moyen de relation avec le reste du monde, pour peu qu’il fût seulement à quelques milles de distance des villes.
Il devait préférer se rapprocher de la ville et vivre comme fermier et client sur le sol susceptible de rapport que lui prêtait son débiteur. La noblesse, à qui l'abolition de l'aviticité avait tout, ou à peu prés tout enlevé, se retira dans les villes pour y vivre des fonctions publiques, plus rarement, et seulement dans des cas d'absolue nécessité, du commerce et de l'industrie. Aussi les plus petites villes de Sicile fourmillent-elles de marquis et de barons. La parlie de la noblesse qui resta en possession de terrains considérables, chercha à les garder réunis dans les mêmes mains; les fils cadets entrèrent dans le clergé ou restèrent à litre de clients sur les grands biens attribués aux aînés, race plongée dans l'oisiveté et la débauche ; très-peu entraient dans l'armée napolitaine , et , s'ils s’en trouvaient quelques-uns qui en fussent empêchés par de plus nobles motifs, il faut avouer que, pour la plupart, la raison en était l’orgueil de l’isolement, la paresse. '
Un des principaux produits de l'Ile est le souffre. Dans ces dernières années on e.stimait la valeur de son exportation seulement à 20 millions de francs environ, dont, à la vérité, la moitié à peine payait les droits de sortie.
L'tle était divisée politiquement en sept provinces, celles de Trapani, Girgenli, Callanisetta, Noto, Catane, Messine et Palerme.
Les villes principales sont : Palerme, capitale du pays, avec 184,541 habitants; puis sur la cête de l’est, Me.ssine, 95,822 habitants ; Catane, 50,515 habitants ; Syracuse, 18,802 habitants; sur la côte sud, Modica, 28,087 habitants ; Girgenti, 18,828 h^ibitan ts ; sur la côte ouest, Marsala, 25,700 habitants, et Trapani, 27,286 habitants. Nous n’entrons pas ici dans la description de ces villes, nous réservant de le faire au fur et à mesure qu’elles se rencontreront sous notre plume dans le cours de notre narration.
La plus grande partie des côtes siciliennes ont de vieilles fortifications, des citadelles, et sont déjà naturellement fortes par leur situation sur des hauteurs, principalement' celles de l'intérieur, où il se trouve aussi beaucoup de vieux châteaux. Néanmoins, la seule forteresse proprement dite est celle de Messine. Palerme possède des forts nombreux, surtout du côté de la mer ;
nous meotionnerons ici, entre autres, le fort de Favignana, situé sur l’ile du même nom, où le gouvernement napolitain enfermait d'habitude une grande partie, de ses prisonniers politiques et de ses condamnés militaires.
Le Sicilien n’a aucun penchant pour le service militaire régulier; jamais le gouvernement napolitain n’a osé introduire la conscription dansl’lle: elle fournissait seulement à l'armée napolitaine environ 12 mjlle hommes, par la voie de l’enrôlement volontaire appuyé par de fortes primes d’engagement.
Du reste, le Sicilien de toutes les classes est, en général, doué d’une grande intelligence naturelle jointe à une ignorance presque incroyable. On peut, autant du moins que le permettent les circonstances , se fier à la parole qu’il a donnée ; il a en somme les grandes qualités du sauvage: comme celui-ci, il est hospitalier Jusqu’à l’exagération. Les Siciliens se .sentent fortement solidaires les uns des autres ; ils ne se trahiront jamais mutuellement, sauf les enfants dégénérés du pays qui ont scientifiquement appris la trahison dans Je service civil on militaire des Bourbons de Naples. Les Siciliens ne sont point lâches , mais ils préfèrent, lorsqu’ils le peuvent, faire du mal à leur ennemi sans s’exposer eux-mêmes. C’est, du reste, un caractère propre à tous les soldats italiens, par opposition à ceux des pays du nord, et il témoigne peut-être simplement d’une intelligence plus grande chez les premiers que chez les seconds. La dilTérence entre eux est assez grande sous ce rapport pour qu’elle frappe facilement, pourvu qu’on y apporte quelque talent d’observation et un peu de volonté, celui qui a vu des soldats de plusieurs pays distinguera très-aisément leurs différentes natures; sans doute, il faut pohr les commander tenir compte de cette particularité.
On a souvent entendu émettre aux généraux appartenant aux contrées du nord, particulièrement aux Français, cette assertion: que les Italiens ne se battent pas; il serait beaucoup plus exact de dire que les Italiens se battent autrement que les soldats du nord. L’imagination du Sicilien est très-fortement développée; il a cela de commun arec tous les peuples de l’Europe méridionale, mais à un bien plus haut point que les autres. Avec sa grande mobilité corporelle, il possède un jeu de gestes et de physionomie d’une extrême vivacité, et deux Siciliens, sans s’entendre, comprennent
ce muet langage, même à une grande distance l'un de l’autre. Cette perpétuelle agitation, cette impossibilité pour un Sicilien de parler sans accompagner la parole d’une foule de mouvements explicatifs, a quelque chose de grotesque pour celui qui est habitué à l’impassibilité des hommes du nbrd, surtout si le Sicilien se trouve en outre dans un uniforme militaire et a quelque acte militaire à accomplir, à transmettre un message ou une nouvelle, par exemple. Cette vive imagination se traduit chez lui comme chez les enfants, et fréquemment chez le Sicilien elle conduit à la peur. Un feu ennemi un peu vif devient tout de suite pour lui une vraie représentation de l’enfer; une subdivision isolée qui lâche pied amèue aisément une panique contagieuse. Le mouvement imprévu d’une troupe ennemie de cavalerie régulière épouvante le soldat sicilien, et aux avant-postes, surtout dans de longues factions, il voit facilement des fantômes, de sont des côtés de son caractère dont il faut nécessairement tenir compte lorsqu’on le commande. Cela n’est point aussi impossible qu’il peut le paraître. Ainsi, dans le service des avant-postes il faut employer les soldats siciliens plutôt à un vif mouvement de patrouilles, dans lequel on donnera toujours un objet déterminé ù leur attention, ce qui est très-facile, plutôt que de les disposer en chaînes de sentinelles demeurant longtemps enj)lace.
D’aprèsle caractère du Sicilien, on comprendra aisément, surtout si l’on se rappelle ce que nous avons dit de l’impénétrabilité de l’intérieur du pays, et si l’on y ajoute la circonstance que le soldat napolitain ressemble en beaucoup de points au Sicilien, on comprendra que ce dernier se soit accoutumé à regarder l’intérieur de la Sicile ccAnme sa propriété, ou même n'ait jamais ces.sé de l’envisager ainsi, tandis qu’il abandonnait aux «étrangers > les villes.de la côte. Les détachements napolitains n’ont jamais pu obtenir que de très-minces résultats dans le centre de l’ile, et ils revenaient toujours sans avoir rien fait, et très-réduits en effectif, aux villes de la côte d’où ils avaient été envoyés à l’intérieur. Les Siciliens, familiarisés avec le terrain, utilisant chaque rocher, chaque chemin creux, sans cesse en cohésion étroite les uns avec les autres, informés de tout ce qui se passait, pouvaient, sans s’exposer euxmêmes, se débarrasser d’un ennemi tantôt sur un point, tantôt sur un autre. Tout Napolitain qui restait en arrière de sa colonne
était un homme' perdu, pour peu que les habitants de la contrée qu’elle traversait eussent un intérêt particulier à la considérer comme une colonne ennemie. En revanche, on voit aussi clairement que les mêmes circonstances devaient donner les plus grands avantages à une colonne de troupes amies. Cette observation n’est point superflue, parce qu’elle explique à elle seule plusieurs des événements subséquents que nous avons à raconter, sans qu’il soit nécessaire de crier à chaque pas au miracle, ou de parler de trahison dans les rangs des vaincus eux-mêmes. Une autre propriété du Sicilien qui lui est commune avec la plupart des méridionaux, et qu’il faut mentionner aussi, c’est le relâchement inerte qui s’empare d'eux et détend tons leurs ressorts dans certains moments , en particulier pendant la grosse chaleur des premières heures de l’après-midi , et qui les rend complètement incapables de toute activité raisonnable.