‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 100 sur 112 · LES COOPÉRATIVES CIVILES, L* AVANT -GUERRE, ETC · texte numérisé non relu

LES COOPÉRATIVES CIVILES, L* AVANT -GUERRE, ETC

a-t-elle justement encouragé, pour lutter contre la cherté de la viande, le Comité d'action organisé, union coopérative née ^ous les auspices de la Bourse du Travail. Au reste, la lutte contre les prix élevés de la viande est un terrain éminemment favorable pour rallier tous les consommateurs, et il est à remarquer que le grelot ne fut pas attaché par des municipalités bruyantes ; celle de Montbrison, paisible entre toutes, a fondé la première boucherie municipale du département. L'exemple est contagieux ; Saint- Ghamond installe donc la sienne avec l'Alliance des Travailleurs qui vend d'autres objets de consommation, notamment le pain. Ouvriers, employés, instituteurs, petits bourgeois, s'approvisionnent côte à côte et s'exercent à la pratique bienfaisante de la mutualité. »

En examinant d'une façon un peu plus complète l'œuvre coopérative dans une ville comme Saint-Etienne, on se rendra compte de l'effort général effectué par tous les coopérateurs de France.

Voyons donc l'Union des Travailleurs. Elle possède une maison-mère et huit succursales; elle comprend 9.000 membres et l'on peut facilement calculer qu'elle nourrit par jour plus de 27.000 bouches. Voici une salle de dégustation ; quiconque possède un carnet de sociétaire y a accès, peut inviter des amis à y souper et cela évite aux petites bourses de se faire « écorcher » dans les restaurants de la ville, comme nous dit le dévoué président Robinet. Voici la boulangerie, la charcuterie, les chais, l'épicerie, les magasins de mercerie... La clientèle est visiblement nombreuse ; elle avait d'ailleurs tendance à effectuer des achats pour des voisins et c'est contre quoi il a fallu réagir. Malgré la dureté des temps, les bénéfices ont été appréciables ; les dividendes se sont élevés à 6 fr. 50, alors que, normalement, chaque action de 50 francs n'aurait dû produire que 2 francs.

Les dividendes se divisent ainsi : sur 100 parts, 80 sont dévolues aux sociétaires, 15 au fonds de développement, 5 au fonds de prévoyance. En août 1916, il restait en caisse une somme de 12.000 francs ; les sociétaires mobilisés depuis un an et les familles nécessiteuses avaient perçu

àâS Là tinKRRE fiT LIS GOMMERdÈ FRANçÂii;

StJ.QÔl) francs prélevés sur lé forids 3ë prëvoyàâcîè, âfirës avoir été vôiJ^s par rAésemblée générale.

Il ésl à sigrialop que tes employés versent menéiiellé; iTiërit polir ceux qui sont sbiis les drapeaux Hë 380 à 4oO frâiics. Là èociélé y ajoute une sommé égale 4^^^ lui fournit le fbriclé dé prévoyance.

Un ëmplbvé qui vient dii frôril, pefnniîssîôntiàirè, retid visite àii siège de là Sociéle; il emporte un cadeau : 1^ billet de vingt francs.

N'ést-cé pas toiicbâfit i... Mais ce qui l'est da^àrità^fe, c'est ràttitudé de TUniori des Travâiiléurs au Sujet des secours àilx sociétés des pays envahis, et qii'àprèé là guerre il faudra reconstituer. L'Ûnibri, dèé ocibbrè i9l6, — à pèihë là question àvait-elie été traitée au cbiigrës des Coopératives, ^— à voté une somnfié (le oÔ tiOO frahts.

bàhs cet ordre d'idées, l'exéniplê aussi sera contagieux, il fâiit rëspérër. ...

Le maire de Saint-Etienne, M. l^ëyrèt, Un àusêi, rend hommage aux Coopératives de la rëgioh. Là boucherie, qiiî fui lé éujèt de prëôccdpâtioiis loui à Ifaîl spéciales, à trouvé, âii siëge ae ryhion déà 'travailleurs, leé salles doiit elle avait Besoin pour là réunion de ses iiieihbi*ès qiiî, bien iqùe n'étant pas sociélairés, pèui^ehl Ibui de hième s'âpprovisibnher à lâboopërative et recevoir périodiquement le colis traditionnel qu'on envoie aux pai'èuts ou amià, prisonniers dé guerre.

L'Union des travailleurs grandira. Comme l'a ait M. Neyr«*t. « les Goopéi^atives représentent là Tôrnie dëliliitivè du commercé dé l'avenir. Kllés n'ont, pour àmver à dés chilTrés d'affaires imporUnts, qu*â rnettré à leur tête des personnalités commércialeê cbmpéteiitès, de façon à ce que lés érreniénts dé Ibiile nature soient de plus en plus rares. Et, dans là circonstance, c*ëstriniitâtion des Maisons à Succursales qui doit exister ! »

Voilà qiii est riet et pbàe càrrérneht le problëme. Et le rapprochement s'àccéntue si l'on véiit Êiéri iretenir les paroles dé M. Robinet, président dé ruriiôn des Tràvâilléui's : a Jîbtrè idéal, c'eèt d*àv6ii' deè ëntrèpôlà a proximité de la gai*e, comme les Maisons à Sùccuf§àlês, pour

LES CpqP^RAÏIV|;S CfVILBS, Ji*^1^Aî}T-GUBRRE, ETC. ^89

éyitçr les fpaiç inutile^ flp carpjonngige g^ii gpèyepti ][ios prix djÇ revient. ]!^oi|S ppi^YPp^ vl^F? q autaqt fîiipu^çâtç à ccitp qne nquç ayons rgnp^ à ja populçitiop dçs serr vices idtntiqucs... »

Pi^rfajtpn^ent. il y a ^ QféîUr pptre le§ Çoppérfitiyp^ et Iqs Mai§ons 3 3upcursales, \inp véfit$iblcépnLilçj[ion. nii|}p fpi^ plus prpfîlable que la riyalit^ ppoprement d'\\,^. |^e? plus conspjenls g'en aperçoivjefjl. et révolution aura lieu çl^flgçpsçn?, forpc^rnpnt, eaijlf^Sfutérôtsdeçes dpu)^ sortes d'entreprises sont solidaires.

jpt cecf n^ pqyj, ^\ n^ doit tuçr toijt cela La concentration es];, dan? les dqu^ ca§, 1q pioy^n ^t le but. Daudé- BancQJ a ^jpsî pésui][ié le prqjçfamfpe ^'^Çtipn qui ^'Irî-

pp^^ dè^ ^q.jq^r(| hMi :

« Aprps Ifit guenpe, la yi^ sera epcprp ch^rp, très chjère. Il f^q^ra, dèîs lors, (ajFe rfe la copp^ratipn sérieusement, dans rin|,érêt jiqip^cjiat et fptur dq cpnspmrpateuf.

f<*Le Pongro§ de Uein)§, j^p septembre j9!i^, avait vpt^ la cpncen^ration $yè?témaljqpg des forçp^ cpqpératiye^ pour réagip contrp la yie chère et contr^ la concur^encp reiloutable des établisgemerits c«pita|i§leç à'siiccurçales midliples Cfîtte action s'jmpp^er^ 4^ P}M9 ^n plM? après la guerre. Elle a rendq de trè^ grands services pa^out où elle a été réÊ^lisôe, nol^mnfient dans Pariç, les l^apliei4es pst et Pqest de I3 régiop parisienne, à Bordeaux, etc. A Pari§, je ge^fe In^terpel et discipliné de r^jçalitajrp et de TAyenjr de Plaisance, qui se §pnt qiii^es à la tète de r|Jnipn des coop^pateuiis p^nii^iep^ (société de fusion), a permis de sauver pour le moment de qpnabreq^es société^ que la guerre am^it fait djçparaître si elles ij'^vaient pas fqsiopné avep ce$ deux fortes sociétés. Si la ppppératjpn française ayait été au^si l^ipn Q^gfini^ée que la cpppératio^) anglaise, allcp^nde et §ujssp, d^iPS fJps ^ocié['^s région^le^ djp fusion, elle aurait mieux réçigté qu'elle ne j'a fait à Ja crjse c|^ 1? yi^ pbl^r^ prpypqMée pap Is^ gnefre et aurait pencip ^\]k consprpfnateurs plus (Je servjpe^ qu'elle ne leur pp a proche eji qui, malgré tout, |'qnt rendue pppMJaire en Ff^iipe.

« Aprè§ la gueçrp, en plu§ 4ps sociétés régionales de

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fusion, il faudra, dans certains cas déterminés, créer des groupements de consommateurs qui s'exerceront à une vie coopérative réduite, en attendant de vivre une vie coopérative plus intense.

« Là où les centres sont rebelles à la fusion, il sera bon de créer des organismes, fédéraux ou locaux, de distribution spéciale, communs à toutes les sociétés intéressées et qui leur feront apprécier les avantages de Taction commune coordonnée et leur permettront de s'aiguiller vers la fusion.

« Déjà, dans cet ordre de faits, on peut signaler des actions intéressantes ; les Coopératives de la région parisienne s'occupent utilement de la vente du lait du beurre, des œufs, de la margarine, de la viande frigorifiée ; celles de Saint-Denis, de Nantes, de Saint-Nazaire, de la viande frigorifiée; celles de Bordeaux, de pain et celles de Tours, de charbon. Dans bien d'autres localités, les Coopératives aujourd'hui isolées, pourraient utilement entreprendre des services du même genre, et, en outre, exploiter en commun des magasins pour la vente des chaussures, de bonneterie, de mercerie, etc.

a En attendant la création d'entrepôts plus nombreux, le M. D. G. assurera, dans la mesure des possibilités, le ravitaillement systématique des Coopératives d'une même région par l'envoi, sous les auspices de la fédération régionale, de wagons complets de marchandises, et par la constitution, par le M. D. G. et les sociétés dans les principaux centres régionaux, de dépôts de denrées courantes.

« Même, dans les pays où le mouvement coopératif ne présente pas l'ampleur ou l'activité désirable et possible (dans le Midi et la Bretagne par exemple), le M. D. G., aidé par le F. N. C. C, devrait par ses propres moyens susciter la vie coopérative par des organismes appropriés. Après la guerre, le M. D. G. devra s'attacher à produire le plus possible de marchandises. Il procédera utilement, par exemple, à la reprise de quelques coopérations autonomes de production mûres pour cette opération ; telles, croyons-nous, par exemple : la Chocola-

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terie ouvrière, la Cordonnerie ouvrière de Fougères, rEmancipatrice de Paris, et divers ateliers professionnels nés en France à Toccasion de la guerre. Le M. D. G. agira utilement en ce sens chaque fois qu'il aura des débouchés sufiisants dans les Coopératives de consommation. Il complétera utilement ces reprises par d'autres créations d'usines ou d'entreprises coopératives si le régime protectionniste sévit encore (ou s'aggrave) sur certaines denrées « protégées », afin que le consommateur-producteur, par ses usines coopératives, gagne ce que perd le consommateur-coopérateur, grâce aux tarifs protectionnistes. Cela s'est produit en Bretag'ne et en Touraine où, pendant la guerre, les Coopératives de panification se sont rattrapées de leurs pertes (comme boulangers) parleurs bénéfices (comme minotiers).

« Là où le M. D. G. ne pourra pas songer à entreprendre lui-même, au moins de longtemps, la production ou une entreprise commerciale de très grande importance, il pourra adopter d'autres solutions. L'Union coopérative suisse, par exemple, participe très utilement à la vie de la minoterie fédérale de Zurich créée par un groupe de Coopératives suisses. Elle a commencé par être un gros actionnaire de la Société de boucherie et charcuterie Bell, de Bâle. Elle a même tellement souscrit d'actions de cette société qu'elle en est devenue le plus fort actionnaire. Elle est aussi un des principaux actionnaires de la Société d'importations de salaisons, de Pratteln. Et là, comme chez Bell, comme dans tout autre groupement auquel elle participera, l'Union coopérative suisse peut jouir du traitement du « client le plus favorisé ». C'est de ce régime que bénéficie l'Union des Coopératives parisiennes par son entente avec la maison Maggi, dont elle devient automatiquement actionnaire et administratrice parles accords passés avec elle.

« Le M. D. G. peut aussi (dans certains cas où il ne serait pas entrepreneur sans risques excessifs) agir comme certains commerçants ou industriels qui délivrent à des producteurs des graines et des arbres fruitiers

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sélectionrjés et gui, par contrat, s'engapent à achètera cps producteurs autonomes tojites leups réçpUi^s ^u cpujs du jour. C'est ce que font, par ex»*raple, de npnibreux ffrainetiers de Seîne-et-Oisè pour les haricots blancs, les flaj^eolrts; des fabricant^ de conserves de h^ificpls, de petits pois, de tonriateset de fruits dans diverses rpçif:}ns de la France ; hi maison ^ïa2•g{\ à Kenriptal, en Suisse, pour les lé^^umos destinés à ses potages, et 1^ maippn de confitures et conserves Lenzhourg, en Suisse et à Lyon.

« Après la guerre, la concurrence sera tr^s âpr^ eptr^ le cqmmerce càpitaljstç et les Coopérative^, ppllep^çi devront tendre à augmenter sèrièuseqient leurs chiltres d'airniresen rendant aes services réels et importants aux consommateurs. Ellesy acriveront en {•édjii^ant ppurune large part bien des majorations actuelje^, notamnjè]i(, en ce qui concerne les articles de grande consommation et suf lesquels les Coopératives n'exercent p^$ çpcore Içur activité; tels que les légumes et les fruits.

« Or, i/ y a beaucoup (Targmit à guigner surpeg ^rtîclfs. s'ils soptachctés convenabler^fient etexpédjés par grandes quantités dans des centres de grande consommation. Je connais un commerçant parisien qui eât à la tête dune boLitique (je fruits, de jéguni îs çt de poulets, çt qui, appiiijuant une majoratiop moyenne Je il p. jf)(^ à ses produits, fait 600 ô iVanc^ d alajrçs apnpe 1(ǧ pt gagne 30 000 francs par an de bénélicè net. Il sqlt|e une partie de ses marchandises (défraîchies ou altérées par le voyap^e) à perte : une autre à prix cpûtapt. Il en vend fine autre avec une ipajopatipii moyenne et une autre ^ vep une forte majoration. Il oriente prognessiyemeqt s^ plipntjèle vers le^ marchandises supérieures et jiôclarQ yolont[prs que. s'il avait en m^ûns une clientèle aussi vastp q}^^ Içs Coopératives parisiennes, il pourrait mieux acheter, vendre pieilleur marché pt gagqer davantagp cl'argènt. »

Le mot est djt : (c Gagner de l'argent. >> Tpl spp^ Ip bnt final des Cjjopèratiyes ^'achemin^nt vgc^ les fftCfpes (es

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p)q3 id^ale^ fje concentration, pela, d'ailleurs, se faitprogressjyçnient. Et, (Je mêniQ gue l^ petit comme^rçant isolé consîituera bientôt un anaclironisme, de même la Coppo^atiye j^^lép, fjiii traite directeinent avpc 1 épicier de gros, spra un anachronj^mei.

Les Coopéralives, groupées en associations, constituent (]éjà des société? coopéraliyep ^ sucpurgale^, fppctionnmi, exactement comme les sociétés à succursales multiple? ; çllep §pnt administrées par dçs gérants qui prit génér^l^rpçnVde^ ç^pppjntefnents tixej^^t un îqtéfêt sur 1^ vente, et çz^jf cf^;^osp^ ^« cautio^inçwè'^f

En attendant léclQçipn fléfinitiyç de \§l CoQpératjy^ de l'avenir, les Coopératives, soci<^té|§ grpupées, comme jes; petit^ commcrçanj.^ groupés, tçntçrppt l*acl|at en cpfpnaun des marchandises. A Lurè et à Sens, elles possèdent des magasins de gros; àTpurs,.elles pptc'^é une fé<lératipn pour rapprpv|^îonnem^nt .çp Gomt)ustiblo§; dans TAnjpu et le ppulfs, ppur Ips objets de cpnçfpmrn^tion; à Rpançiq, la Féflér^lion régipnçi)e de^ Coopérativ^^s centralise toutes les commandes; Ip Nopci avait procédé à des^ssai^ qpî réussissant lpr*t bien au Mjiga^in d** çrp^ (M- D. G.) des Coopératives (le France et ài la j^'édéraMôn n^Lionalp des Coopératives de consomnialion.

Qui. l(3s Çpppérativ^^j^ deyjefidrpnt aus^i puissantes que les plu^ pj4iss^nt(?s rriaison^^MCcursaliçte^.' ]^}ais, fjpus le répjétpns, ppur qu'il pp spjt aipsu\^j|e3 devront les Ifïlîjpr et non jes jTiau(}ire. C'est svjr Ipur exepiple yjv^rit (Je cqpcentration qup sempdèlpra la conceptpatipu ppopératiste, Qt la nriême yie, ajpsi, sera fajj-e à cleux prgapigmes'giiine sont méfpp pas (Jiffénents en apparenpe.

L'unité cQopôf^tfye nécessitera vjue (^irectipn, i4q centrp, (f'pîi rpn déterminer^ Ip fôle (|u magasin jjfî débit et (le ses.empjpyé^- Le centpe ^ep, dan^çef organisrpe ppramercial, p;^ qu est le pgrv^au f|^n^ un prgf^: nisnie apjrpal. Le çeryeau orfionnp ^ux upp^s mpteiirs; le cerveau reçoit b\s sppsatiops qije lui trapisfpettent les nerfs se n si tifs ; il analyse, il juge, cppçpit.

La directipp donnera le branle à tout le mécanisme cpopéfi^tir. cpmmel^M^ispii-ipèce irpprimie uneirapplsion

394 LK GUBRRB KT LE GOIIMBRCB FRANÇAIS

à toutes SCS succursales et à tous leurs gérants. C'est la direction qui devra procéder à Touverture de débits nouveaux ; c'est elle qui devra pourvoir à la fourniture de toutes les denrées nécessaires ; c'est elle qui recueillera le produit des transactions ; elle, enfin, qui fera face aux échéances.

Le tout est de savoir si, dans l'avenir, les gérants de Coopératives disposeront d*une initiative quelconque ou ne disposeront d'aucune initiative ; si Ton pratiquera, en d'autres termes, une centralisation absolue ou une décentralisation administrative. La solution dépendra des éléments qui graviteront dans les Coopératives. L'expérience acquise devra entrer en ligne de compte.

Si nous partons de ce principe qu'une Coopérative est une maison de commerce, il conviendra d'agir, avec les employés, comme un commerçant agît avec ses employés ; le gérant ne devra pas jouir de plus de latitude que celui d'une succursale ; sa liberté devra se limiter par les mêmes restrictions, et la Coopérative, ne point constituer simplement une sinécure, une place stable, où la discipline n'est même pas embr\'onnaire, où l'incapacité opère dans l'indépendance, la quiétude et la nonchalance.

Les Coopératives ont souffert des mêmes errements que le Petit Commerce. En France, nous nous dépouillons difficilement des préjugés. On en sait toujours assez pour être cultivateur, dît-on. Or, c'est le contraire qu'il faudrait dire. On en sait toujours assez pour faire un épicier, un chausseur, un marchand de nouveautés... Quelle aberration! Le Petit Commerce souffre et meurt pour avoir vu venir, parmi ses membres, trop de gens de maisons, graliliês d'économies ou d'un petit héritage, et qui ne connaissaient pas le premier mot de ce qui est relatif à une maison de commerce, si modeste soil-elle. Les Coopératives, en irénôral, souffrent et meurent parce qu'on improvise répartiteur des denrées de consooimation. un charretier, un bersrer, un couvreur, etc.

L incapacité est à la dei de la plupart des crises.

Si tous les administrateurs avaient re^u une éducation.

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