CHAPITRE m
GgOITHE QU VÉGÉTJSP
En gomme, tout revient à pppi : il (^ijt un gpuyei:pement.
Une ^qpiétéfluelcpnqi^^, c'e^|, qq pçtitÉt^ji d^fl§ Ip gran^ État, ^es bj^dçets sqq| flpéfPQ plus ^inicil^V ^ bien éi^^^ blir, à biep orçlonner; §^g iSn^OP^s sppt souvent plus ârduep à administrée ppqye,n^blpmcnt, et ter qui fit ^p miqjstr^ des Finances passable, fc^r^it s^n^ dqutg asge^ piètre iigure cqmmg ajiïpinistrateur délégué du Bon lyi arche ou des iN'pjiyçlle.s Gglerjés réuQÎes. Je sais bien qii'ei^ de nombreuses affaire^, '4es parign^gnlaires v^rié.s ont |g titre d^administçateujcs ; CQJa ne l^uç en ^pnp^ pas j^s qualj^? qui {ievjraien), ôtre r.equisp§ ; c'pst ui} titcç ^lo^^orjfique qui caRPQCte, ç^PS pius/^'
Ma metfi
trent^^iep d^i tgut, et g^ii i^^ {ont bénèîicipr^ue ^'uq peii jJq lustre, (^py^rD'S» ^^ reU^f ou de protection /il n'epçài point (Je m^ipç 4ç§ $Qciét(^s cpmmi2çciale$^ ni jieç Spci^tés çp9péc§tiyep. l^çs ppiitic^^bs p'y ont guq faireV l^s théoriciens non plus. Il n^ faut que c|ps gep^ rpjppus à la pratique des affaires, des gens dé bon sens, co^sfij^pfé de leur responsabilité, c[e j^ péçessité ^^ r^elTpft persévérant, du choix de la m^iliqdg, et tôîîiJQprs prêts à pi^anifestei: Thoppétet^ la plus scrup,ul(îuse.
Malheurei|sement ppuV eljês, ju^qi|*à cp .jpur, le? Coopératives n*Qnt eu g^énéraj^pî^nj, ^ l^ur tête que des id^aîîgt^s s'a^similant mal les nécessité^ QomlnerQi£^les et Vy ad?(ptapt peu... P!^ pas 0^u^ fput.
sintéressement le plus complet, l'opiniâtreté héroïque, dans ces conditions ?... Les principes dissolvantis accompagnent l'action, on obtient le résultat moral, ce qui est déjà quelque chose, mais ce qui est loin d'être tout, — quand on l'obtient.
M. Georges Deherme, au sujet de l'Union des Goopérateurs, de l'action de son comité central, dit justement :
« A cette âme il fallait un corps. En 1901, sur l'initiative de M. DaudéyBancel, 28 sociétés instituèrent TOfEce coopératif de renseignements commerciaux. Simple courtier bénévole d'abord, l'Office devint commissionnaire en 1905. 11 ralliait alors 385 sociétés et le total de ses opérations atteignait 1 million de francs. G'est en 1909 seulement qu'il s'est transformé en une Goopération de gros, — et déjà le chiffre de ses affaires dépasse 2 millions de francs. — Actuellement la Goopérative de gros a des succursales et dépôts à Bordeaux, Lyon, Brest, Narbonne, Tours, Arçois (Deux-Sèvres), — outre son siège social à Paris, 1, rue Christine. Elle a été constituée par société anonyme à personnel et capital variables. Les actions sont de 25 francs et rapportent un honnête intérêt de 5 p. 100. Un tel placement est à signaler à ceux qui auraient l'intelligent désir de participer à une œuvre sociale aussi éminemment utile. Je ne me fais aucune illusion, d'ailleurs, sur le résultat d'un tel appel. La charité et la philanthropie, plus ou moins sincères, recueilleront toujours des sommes énormes pour entretenir soigneusement la misère et la vie ; mais une œuvre efficace, « la seule expérience sociale qui ait vraiment réussi », comme dit l'économiste Glaudio Janet, cela n'intéresse personne ».
Mais, patience, le jour viendra où cela intéressera tout le monde ; pour cela il faut, tout simplement, que la politique intervienne de moins en moins dans les affaires coopératives ; qu'on n'y fasse pas de la démagogie plus ou moins révolutionnaire uniquement ; que la rivalité ne se manifeste pas en se traduisant par des actes préjudiciables à la chose et à son principe, comme elle s'est manifestée par la fondation de la Bourse des Coopératives socialistes
dont le but était de concurrencer le Comité central de l'Union Coopérative.
Ce qu'il faut réaliser, au contraire, c'est la marche à l'unité, c'est-à-dire vers la concentration définitive par le développement, de plus en plus grand, du Magasin de gros et de sa clientèle parisienne et provinciale.
Mais ce but ne «era atteint que si les paroles de M. Daudé-Bancel, dans le « Journal de l'Union Coopérative », n'ont plus leur raison d'être consignées dans toute étude sur la coopération :
« Si les administrateurs et les employés gèrent les Coopératives avec nonchalance et sans responsabilité ; si ces hommes ne sont pas compétents ; s'ils ne sont pas réellement et profondément dévoués à l'œuvre commune, nos coopérations tournent mal et finissent même par disparaître lamentablement. C'est le défaut capital des organisations démocratiques, où l'on part généralement d'un principe éminemment faux : à savoir que trente- six incompétences, même dévouées, réunies autour d'un tapis vert, doivent constituer, par la vertu du pouvoir majoritaire, une compétence, et que des employés irresponsables, investis du pouvoir intensif par une administration souvent incompétente, doivent constituer une responsabilité éclairée et d'un dévouement incontesté.
« Ce principe est absolument faux ; car nombreuses sont les corporations qui, « administrées » par des administrateurs Incompétents et « gérées » par des employés irresponsables, ne fonctionnent que par suite de la vitesse acquise et sont inévitablement guettées, à la faveur du désordre, du gâchis et d'un je-m'enfichismc général, par la ruine et la mort ! »
Gomment les Coopératives de demain ne voudraientelles pas appliquer les conclusions du rapport de M. Poisson :
1^ Répartition du magasin dans un plan d'ensemble ;
2° Spécialisation des services ;
3° Gérance responsable ;
4® Production en commun, magasin de gros et succursales multiples.
lÀ responsabilité ne cessera d'être un nibt que si, comme dans les Maisons à Succursales, lè gérant dépose un cautionnement Ce ioùr-la 1^ développement coopératif B'eiTècluèra avec rapidité. La chrysalide aura vécu. Les Coopératives montreront que, pour ne pas végéter, la condition essentielle est de croître ; que tout àrrét clans la marche ascendante vers le mieux équivaut à la régression ; que les Coopératives ont sur lès grands magasins un avantage marqué qu'il ne tient qu*â elles d'utiliser en en tirant profit ; l'absence d'étalage et de réclame qiiî ,. . ^^ ' " — • énérà ^ - *:- - •
neron lignoii pas le moins clair de leurs bénéfices.
Lorsque toute la puissance cl 'achat dés consommateurs sera groupée, réunie, organisée, nous pourrons envisager l'avenir avec confiance : la civilisation aura accompli un pas définitif, son progrès suprême peut-être. Là frâudjé aiira vécu ; râtelier malsain aussi j pour tous lés ouvriers de là producUon et de la réparti lion, ce sei*a, quant au hombre d heures de travail, quant à la condition de ce travail, une ^biik'ce de bien être, dé bonheur et de santé qui aura enfin jailli sous le doigt des apôtres capables, éclairés, de là coopération présente et de la coopération de demain.
Ce jour luira lorsque les Coopératives offriront à Tachetepr tout ce dont i) peut avoir besoin : denrées alimentaires, articles de vêtjBmént, articles deniénage, etc., etc. Elles offriront tout cela lè jour où l'imité de direction aifissanle saura effectuer le groupement des acl;iats^ tout en équilibrant sagement la production et le débit à la consommation, — le jour ou, comme la boulangerie de la Maison du Peuple de Bruxelles, elles livreront tes marchandises à domicile ; — le jour où, comme la Samaritaine, elles reprendront les objets non usagés qui ne conviennent pas; — le jour où leurs adminislralêurs responsables seront intéressés, non pas aux bénéiices ou bonis, mais à la guette, c'est-à-dirè à la vente ; — le jour où, comme dans les Maisons à Succursales, tout coulage sera
CUaiTRK ou VÊGÈTEK 4Ô7
devenu impossible en raison d'inventaires sérieux et fréquents. . . , , .., ^ .^
Le temps n*ést pas éloigné où quelque député, adorateur^du passe, épris de (iémao^ogie puérile et malsaine, se plaindra, ^u milieqi de rindifférence la plus unanime, cointrî'^ feu (jeorg(*s Berry ou comme un çeriain Fiscliel, en 1^43, « de la fondation des bazars dans lesquels Tacheteur peut se. pourvoir à la. fois de mouchoirs, de bas. de chemises, d'élofTes dé laine ou de soie, ce qui a pour effet de ruiner le Petit Commerce ». ,
La Goopéraiive éboulera tout cela; elle y ajoute le pain, le vin et le saucisson, dans une çxtension où les frais sont compensés par la multiplicité des affaires et par lés avantages inhérents à la plus puissante des concentrations.
Up principe doit désormais, êtr^ posé ; , . .
« Les Coopératives deviendront des Maisons à Succursales en même temps que les Maisons à Succursales deviendront des Coopératives. »
Les lignes suivantes insérées par l'Union Coopérative, comnie suite à l£^ publication d'un rapport de M. Bernard Laverjj^ne, ne le font-elles pas pressentir ?
, <c Nous sqmmes pour vous des concurrents redoutables et vous en êtes pour nous. Mais nous partons d'un mém^ principe et nqus poursuivons i^n but cqmmim : la vie à bon marché. Nous avons à surmonter les mêmes difficultés, à résoudre les mômes problèmes, et nous rencontrons toujours en face de nous les mêmes advorsiiires. L'amendement au projet relatif à la contribution des patentes, présenté par MM. G. Berry et Néron, qui semble dirigé contre les Grands Magasins, attcîiridrait sournoisement^nos maisons et arrêterait net les Coopératives dans leur dévelpppemeiit. ^ . . > ,
.Getie lettre émanait flu Syndicat général des Maisons d'ailimentaliqn et Sociétés d approvisionnement, a succursales de France. Nous n'en citons ce fragment qu*en
raison de la netteté de vues exactes qu'il représente.
Ce qui doit toujours exister entre le Petit Commerce et les Maisons à Succursales, c*est l'émulation ; ce qui doit exister entre les Coopératives et les Maisons à Succursales, c'est encore l'émulation. Seule, l'émulation, en matière économique, entretient la concurrence loyale, surexcite les énergies, provoque les efforts, inspire les initiatives et constitue, de la sorte, le plus puissant facteur du succès individuel, l'indispensable condition du progrès social.
Hélas ! l'émulation a une triste parente qui, de loin, paraît avoir avec elle quelques traits communs, mais qui, en réalité, ne lui ressemble guère ; car Tune est noble et l'autre est vile, celle-ci est dangereuse, nuisible, en tout et partout : nous voulons parler de la jalousie.
N'est-ce pas, en effet, la jalousie qui dresse le commerçant dont les affaires périclitent, contre celui qui prospère ;. les petites maisons contre les grandes ; certaines catégories commerciales contrç d'autres catégories et qui, au lieu de conseiller aux moins favorisés de redoubler d'activité pour égaler et dépasser leurs concurrents, les pousse aux récriminations et à la haine, les incite à faire appel, pour les protéger abusivement, au Dieu des impuissants : l'Etat ? Est-il besoin de démontrer qu'une telle conduite est à la fois dangereuse, maladroite et contraire à l'intérêt général ?
Elle est dangereuse, car, en brisant le faisceau des forces productrices, elle diminue la puissance de ces forces ; car, en demandant à l'Etat de sacrifier la liberté de leurs rivaux à leurs intérêts particuliers, certains industriels et commerçants reconnaissent à celui-ci le droit de sacrifier leur propre liberté à d'autres intérêts.
Elle est maladroite, car, dans la lutte économique, le succès des uns profite à tous. Les plus aptes et les plus forts jouent, à l'égard des plus faibles et des moins aptes, le rôle d'entraîneurs. Ce sont eux qui, par la force même des choses, trouvent des innovations, donnent des exemples, prennentdes initiatives qui, généralisées, seront avantageuses à tous. Mieux armés, disposant de plus d'au-
torité et d'influence, ils défendent avec plus de clairvoyance et de force, les intérêts communs du commerce et de la production.
Elle est contraire enfin à l'intérêt général qui serait lésé si, pour satisfaire aux rancunes jalouses de quelques-uns, l'Etat paralysait l'action des. plus intelligents, des plus hardis, des plus travailleurs. Dans la course éternelle vers le progrès, ce ne sont pas les plus lents qui, devant marquer le pas, peuvent obliger les autres à ne marcher qu'à leur allure. S'il en était ainsi, l'humanité piétinerait sur place. Il convient que les plus rapides prennent la tête, contraignant ainsi les autres à avancer plus vite.
Que les jaloux moroses, au lieu de perdre leur temps et leurs forces à se plaindre des rivaux et à s'acharner à nuire, cherchent à découvrir les causes de leur succès et à les imiter. Le commerçant malheureux constatera que si son voisin prospère, c'est grâce à des qualités qu'il ne lui est pas impossible d'acquérir. Les chefs des petites maisons s'apercevront que la plupart des grandes maisons furent jadis petites et n'ont grandi que parce qu'elles eurent à leur tête des hommes laborieux, entreprenants et actifs. Qu'ils soient actifs, entreprenants et laborieux, et ils réussiront comme eux. .
Mais, dira-t-on, pour réussir, il faut vivre ; pour vivre, il faut lutter ; et comment ceux qui ne disposent que de quelques milliers de francs lutteraient-ils contre des concurrents qui possèdent des millions? La réponse est simple. Pour faire un million, il ne faut que cinquante fois vingt mille francs et cinquante petits négociants qui se groupent, par exemple, en coopératives d'achats en commun, auront les mômes facilités que les millionnaires...
Même en matière économique, le capital n'est pas la seule puissance ; il lui peut être suppléé par des qualités personnelles ; et, dans notre démocratie, les plus faibles peuvent'prospérer à côté des plus forts et devenir forts eux-mêmes, à la condition de remplacer les plaintes par l'action, et la jalousie stérile, par l'émulation féconde.
Et cela ne s'applique-t-il pas aux Coopératives?...
410 LA GUERHË M LE COMslkHck FRANÇAIS
Pëirsorinè n'bsei'ait le prétendre. Voyez \(d pârallélishfie.
L'àsôociatiori, polit âbhètér le miRilleUPrtiardïé possible, est un droit incontestable de quiconque.
Le CoriiiLé cfentï^al de TUhtcih coopérative pfoctidmait t'écemment ': « Là GboplSrâiion à pôiir but de remplacer i'élàt cônrtplëtitif àciluel, établi uniquement ëh viie du protit, par dri régime organisé eri vue de la satisfaction des besoins êconoaiiqùes, Tnti»lleciuëls et hiorauk de tous ».
Le Syndicat géiii^râl des Maisons â Succursales {iourrâit dire tout aus^i bieti : ^ . ,
a Les Maisons à àuccursales ont pour but de remplacer Tétât compétitif d'àdtrèfbis, établi uniquement en vue du
Srofit, par uii régime bpgariîsé en vue de la satisfaction è^ beSoiiis éôohoiiiîqiiias de tous. » . ,
Il ri'y aurait qu'à cbrifiposer une petite bibliolhèque à cHaque succursale pour àjoLitér â « besoins économiques dé. loue » : intellectuels et moraux.
Cela est indéniable parce que :
i** Les Maisbns a Succursales et lès Coopératives seules verident au prix minimum, le plus rapproché du prix d'achat, pour le plus grand âvahiaffè de leurs cliehis ;
2^ Les Maisons â Succursales et les Coopératives vendeint au comptant et aux prix de détail.
â^ Les Maisons â Succursales réalisent âes bénéfices et les Coopératives réalisent des bonis. Ce sont deux nidts diltérënts qui désignent lé mèihë objet.
4^ Les bériélîces sont répartis eiitré lés actionnaires au proràlâ de leiirs actions ; l'es àclionhaîrés soiit, ou pëuveiit être, dëscliënls, dësconsornmateùrs. Les bonis sont repartis entre lés sociétaires àii prorata de léiirs achats. Lé montant dès achats, dans là circonstance, réprésente une mise de capital pour l,a marche de ratîairje.
Le Gôihuè central dès Cboiiératives recommande aux sociétés ^ . .
1^ Le préiëvemént siir lés bonis, avant toute réparlitioii individuelle, d un tant pour cent minimum pour constituer :
a) Un capiiàl cbllëclif indispensable âii Hévèloppement de la coopéra tî oh ;
b) Un fonds dé propagande ël d'éducation*
é^ L'enièniè enirè les sociélés pouf la crêaiîori âe fèdé-
iës achats;
3f L'organisation d'industries corporatives au fur éï â mesure que lés capitaux lé përriieLtent, en vue de produire tout ce qui est iiécëssàîré aux besoins des sociëtaîrès;
4*» Une participation aussi active que possible de la femme à la vie et même à l'administration de la société, puisque c'est à la (emriie qu'est dévolu plus spécialement lé rôle de mènagërç et (jue^ c'est â elle qu'il appartient plus spécialement àé diriger là consommation, comme Thommè, la production.
Qiiè, demain, toutes les Sociétés d'Àlîiméntâtîon s'adressent à leur clientèle pour multiplier par 20 le nombre de leurs actionnaires, en réduisant là valeur de l'àclibn à
'!.«• v' ». t- » j,ii*J
5 francs; qiië.ces actionnaires consonirnateurs se conforment à la loi sur les associations; que ces sociétés préifevëiit sur lès bénéfices, qu'elles apjiélleront désormais boni, un pour cent minimum pour la constitution d'un capital indispensable à leîir développement, ei qu'on appellera capital syndical, parce qu'il sera versé au Syndicat en vue de la propagande et de l'achat des livres et journaux à la disposition des sociétaires dans les succur- . èales, et voilà des entreprises înipdrtaiites dèveniiés des coopèràlives. .,->,.
Au reste, les lignes suivantes de Dàiidé-Baricèl né sohlelles pas un coup d'oeil sur demain :
« Si les industriels avaîenl la bohiie idée dé créer dans leurs entreprises des actions dé travail, dont les bénéficiaires devraient être les syndicats ouvriers (des professions intervenant dâiis i'industriej^ leurs entreprises fonctîonneraiêht iDiéiix qu'^ëllès ne fonctionnent; car leiir personnel serait intéressé â là tonne marche de ces entreprise^. Us y viendront par la force des événements.
(< Lès industriels français devraient aussi, ains.i que. cela se pratique couramment aàtis lès industries des États-
Unis, faire de leur personnel un noyau de collaborateurs intéressés au perfectionnement de leur industrie. Là-bas, loute suggestion heureuse d'un ouvrier ou d'un employé est rétribuée et, fmalement, Tensemble de ces dépenses bien effectuées rapporte à l'industrie et à son personnel.
c< Dans le même ordre d'idées, des commerçants habiles devraient reconnaître (et reconnaîtront un jour) la valeur éminente de leur clientèle, en versant aux consommateurs organisés une partie des bénéfices de leurs entreprises.
« Si les commerçants et les industriels avaient Thabileté d'intéresser leurs clients aux résultats de leurs entreprises, ils s'attacheraient leur clientèle, feraient de chaque client un représentant bénévole et réduiraient, par là, considérablement leurs frais généraux de représentations.
« Dans une organisation collective de la production, il conviendrait d'affecter une partie des bénéfices nets à la consommation, et de les répartir aux acheteurs selon les méthodes coopératives, au prorata de leurs achats annuels. »
Ne doutons point de l'avenir.
11 apparaît clairement que la Coopération, à son apogée, ne tuera point le succursalisme ; il apparaît non moins clairement que le succursalisme, à son apogée, ne tuera point la Coopération.
Nonl La Coopération ne tuera rien- que ce qui ne coopérera pas. Ot nous avons vu que le Bon Marché est une Coopérative. Et nous avons vu surtout comment, fatalement, inéluctablement, les Maisons à Succursales deviendront des Coopératives lorsque les exigences de la situation, en vue du développement poursuivi, le demanderont.
Le Grand Magasin étant une Coopérative ; la Coopérative devenant un Grand Magasin; le Grand Magasin se
succursalisant ; la Maison à Succursales pratiquant la Coopération la plus raisonnée, la plus intelligente : voilà l'avenir. L'argument philanthropique est aussi vrai, économiquement parlant : « Tout est dans tout. »
Le petit boutiquier qui veut encore vivre isolé, se méfiant, non seulement de son voisin, mais de son ombre propre, est déjà un anachronisme. Il deviendra une curiosité. Lui seul persistera dans les pratiques d'antan : il ignorera toujours la vente à prix fixe, laissera toujours pratiquer devant son comptoir des marchandages qui répugnent a la clientèle ; il ne lui restera, pour tenir, que la clientèle sans argent, mauvaise payeuse, lui faisant crédit, mais lui témoignant son infidélité en flirtant avec le Grand magasin, la Maison à Succursales, la Coopérative, dès que cette clientèle a quatre sous dans sa poche. Les avantages qu'elle retire de ses infidélités sont la justification de sa conduite.
Mais les petits commerçants intelligents ne demeurent pas figés, nous l'avons vu, dans des pratiques commerciales surannées, puisque, en maints endroits, l'association triomphe, et que, eux aussi, dans leurs actes quotidiens, empruntent à la manière coopérative, en même temps qu'à la manière succursaliste.
La vérité est que tous nos organismes commerciaux, sans aucune exception, sont en voie d'évolution permanente, de transformation constante. Us subissent tous une crise comme la couleuvre qui prépare sa mue prochaine, comme la chrysalide que le printemps magicien métamorphose en papillon, ou comme l'adolescent qui devient homme ou femme, dans l'accomplissement de sa puberté.
Les organismes défectueux, seuls, craignent la crise... Les organismes vigoureux la supportent aisément pour en triompher. Les éléments commerciaux qui prétendraient vivre dans la stagnation, ou qui ne se sentiraient pas capables de se plier aux exigences de l'évolution, sorte de darwinisme économique, seraient condamnés à mort — à une mort plus ou moins rapide, ou plus ou moins lente.
414 LA GUERRE |£f ^f C01l^||S^p^ FRAlfÇAIS
4^ (oud, n'e^î^çe pafs rapf{|icatj9p ^p la Iqi î?8^i:§||e de s^jpçtion qui qpèrp dans tous je^ rnjlîppx et vept qûp lès fgjble^ dispay^jssçïpt, p^ijç ^^sjireç je tyipmpji^ ^ef forts, ramélîoratîpn d^f eçp^ces ^|^ ^és raç^§ ?,
^çi n.çtus ipsurgeoDs ppjpt cqptrp d<^s f,^gl(eroe?its cpi SQiit cpux c}p la pfitm'e, ayant d'être? çeuç dp^^ommes.
Îbul éypjue. Il faut guîyp'le mq^yement. L*ab^ence 'évolut^op secçiit fimmobililé, la stagp^tipp, 3ff Wf de la movX pt ^^ la popratbre ({\xï sôpî pncqre, ppurl^nt, de révolution, maig de l'évolution forcée, — révplijtioa de ce qui, yjxaiit, nç pouvait pjus évpjijer. , ' " ' ^*
]VJ(§conpaître |a pécepsité î}q révolution, sqjj. pour les individus, sqit ppuç les spciél^g, p^^n^p les spciétés anopypies, cp serait étrp voloqtair^p^ent fjyqpglè et' volpntaireraeut spurd ; cela éguiyaudrait à là négatipp d,e la bienfai^£|pçp 4? î^ lUfpièfe, à rapplogie d^ négfpt.