‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 106 sur 112 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quels étaient, hier, notre commerce et notre industrie ?. .. Que seront-ils demain ?... Ces questions méritaient de retenir l'attention, parce que la vie des citoyetis français y est liée d'une façon absolue, et que la richesse de notre pays, peut-être même sa sécurité, ne seront que le reflet de notre puissance ou de notre impuissance industrielle et commerciale.

Avant, c'était la lutte du petit usinier, du petit commerçant contre Téntreprise de concentration ; c'était là guerre acharnée des vagues patentés contre le grand magasin et la maison à succursales, ces ennemis que certains prétendaient anéantir à coups d'impôts toujours faciles à éviter, et de lois d'exception se laissant tourner comme des obstacles vulgaires peu dignes d'être dressés.

En même temps, des gens autorisés disaient que, dans nos villes, à Toulouse, par exemple, dans les huit années qui précédèrent la guerre, le nombre des épiciers était passé de 500 ^ 1 .000, montrant bien par là la multiplication insensée des maisons de détail^ ; d'autres proclamaient, qu'en France, il y avait 12.000 succursales ouvertes, occupant 50.000 ouvriers et employés, faisant vivre directement 300.000 personnes et distribuant annuellement plus de 125 millions de francs de salaires. En ajoutant à ces chiffres le nombre des grands magasins plus ou moins fraîchement éclos, mais d'un développement continu : Bon Marché, Louvre, Galeries Lafayette, Samaritaine, Printemps, pour ne citer que les plus connus ;

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