‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 23 sur 112 · L EXEMPLE DE LA URËMERIK A PARIS · texte numérisé non relu

L EXEMPLE DE LA URËMERIK A PARIS

La marche est ascendante ; elle permet tous les espoirs ; mais, pourquoi faut-il que les œuvres d'émancipation soient mal comprises ? que la discorde et la méfiance soient semées parles dissidents de la crémerie?... On ne le devine que trop.

Cependant^ n'est-il pas certain que plus l'Union aura d'adhérents, plus elle pourra accepter les offres de marchandises des producteurs coopérateurs, — offres qu'elle refuse avec regret.

Il ne peut être passé sous silence que l'Union des crémiers a contribué, en 1912, à la création d'une sœur coopérative qui s'appelle « l'Union crémière », pour les achats d'épicerie dans la crémerie 5 siège social, 131, rue de Vaugirard.

Pendant l'exercice 1913, l'Union a fait gagner plus de 80.000 francs à sa clientèle, en vendant toujours au-dessous du cours ; elle a distribué un dividende de 4 p. 100 et, en outre, les coopérateurs ont reçu une ristourne, au prorata des achats faits dans la Société.

L'Union, avec son débit journalier de plus de 40.000 litres de lait, ses 72 magnifiques chevaux, sa superbe installation à Paris, ses contrats de tout repos avec les coopératives de province, est une entreprise commerciale de pleine stabilité ; elle vaut actuellement plus d'un demimillion.

Elle n'a guère que dix ans d'existence, et le capital initial ne dépassait pas 10.000 francs t

Qu'en dites-vous, petits commerçants qui attendez tout du Dieu-Etat — et du commerce de gros ?

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