‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 27 sur 112 · AUTRES FORMBS DB L'ASSOCUTION. |}NI0NS ÉCONOMIQUES · texte numérisé non relu

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dans des proportions supérieures à ses besoins, ses frais généraux.

Dans le magasin à spécialités multiples, s'il «e trouve que, pour les mêmes raisons, une dizaine de rayons soient placés dans le même cas, l'administration en engage cinq, qui représentent exactement chacun de ces rayons. Pour faire face à une situation identique, les détaillants isolés auraient la charge de dix employés au lieu de cinq. On voit quelle importance aurait pour ces derniers, la mise en pratique d'un tel système.

Mais comment les détaillants pourraient-ils s'associer dans ce but ?

Un immeuble d'importance, avec beaucoup de façade pour l'exposition de marchandises, serait pris en location pour l'association des détaillants. La société déterminerait la valeur locative applicable à chacun des adhérents, relativement à la superficie nécessitée par sa spécialité. Pour les autres frais généraux, un pourcentage serait relatif à la vente réalisée par chaque rayon, ou bien les détaillants conserveraient leur autonomie dans leurs achats, ou ils s'associeraient pour toutes leurs opérations d'achat et de vente. Dans un cas comme dans l'autre, ce système de groupement étant applicable, agissant en commun dans toutes les manifestations de l'activité commerciale, ils réaliseraient ainsi une réduction très sensible dans leur pourcentage de frais. L'affectation des étalages extérieurs serait réglementée, de même que la participation des membres à la publicité qui, par cette combinaison, deviendrait particulièrement efficace. La vente au comptant et à crédit, la publicité, les services de livraison et de comptabilité, tout serait centralisé dans une administration commune, d'autant plus économique que le chiffre des transaction^ de l'association serait plus élevé.

Au point de vue de l'intérêt des consommateurs, on peut affirmer que cette combinaison de groupement serait plus profitable que les organisations des sociétés actuelles à spécialités, multiples. En effet, il y a lieu d'attribuer, au détaillant, une supériorité professionnelle en

les sociétés à multiples spécialités, vis-à-vis des petits commerçants, s'appuie sur les considérations suivantes :

L'agglomération d'une multitude de spécialités dans le même rayon d'action a, pour effet, d*y déterminer une activité plus intense que là où quelques spécialités seulement se trouvent réunies.

Les acheteurs se dirigent, de préférence, dans un quartier où ils pensent trouver, sans exception, toutes les acquisitions qu'ils comptent faire. Les détaillants le savent si bien qu'ils cherchent à profiter du voisinage les uns des autres, en choisissant leurs piagasins dans les rues où la plupart des spécialités sont déjà réunies. Sans s'en douter, les détaillants obéissent ainsi au même principe qui, d'autre part, a guidé les sociétés à spécialités multiples, avec cette différence qu'ils recherchent le bénéfice de la concentration dans la même rue, ce qui est bien, alors que les sociétés dont il s'agit augmentent encore le bénéfice de leur concentration dans le même immeuble, ce qui est mieux.

Lorsqu'un acheteur de l'une de ces sociétés déclare, à son parent ou ami, qu'il a fait une acquisition de marchandises, il ne dit pas : j'ai acheté des chaussures au magasin de M. X... par exemple, mais aux « Galeries Françaises », faisant ainsi profiter, dans leur ensemble, toutes les marchandises des autres rayons groupés sous la même dénomination, ce qui n'existe pas dans le petit commerce ; la désignation de l'une de ces maisons isolées ayant nul résultat au profit de la publicité des maisons voisines, parce que ne jouissant pas de la même appellation commerciale.

On pourrait citer un grand nombre d'exemples justifiant la nécessité, pour le petit commerçant, de s'associer pour la vente dans un même immeuble. Il nous suffira d'en prendre un, celui qui tient la plus large place dans le chapitre des frais généraux. Il arrive souvent que le détaillant, au début d'une période d'accroissement de son chiffre, aurait besoin d'un employé pour quelques heures par jour seulement. Ne pouvant engager un demiemployé, il en prend un tout le jour, augmentant ainsi,

AUTBES FORMJSS DE l' ASSOCIATION. UNIONS SGONOMIQUBS 95

dans des proportions supérieures à ses besoins, ses frais généraux.

Dans le magasin à spécialités multiples, s'il «e trouve que, pour les mêmes raisons, une dizaine de rayons soient placés dans le même cas, l'administration en engage cinq, qui représentent exactement chacun de ces rayons. Pour faire face à une situation identique, les détaillants isolés auraient la charge de dix employés au lieu de cinq. On voit quelle importance aurait pour ces derniers, la mise en pratique d'un tel système.

Mais comment les détaillants pourraient-ils s'associer dans ce but ?

Un immeuble d'importance, avec beaucoup de façade pour l'exposition de marchandises, serait pris en location pour l'association des détaillants. La société déterminerait la valeur locative applicable à chacun des adhérents, relativement à la superficie nécessitée par sa spécialité. Pour les autres frais généraux, un pourcentage serait relatif à la vente réalisée par chaque rayon, ou bien les détaillants conserveraient leur autonomie dans leurs achats, ou ils s'associeraient pour toutes leurs opérations d'achat et de vente. Dans un cas comme dans l'autre, ce système de groupement étant applicable, agissant en commun dans toutes les manifestations de l'activité commerciale, ils réaliseraient ainsi une réduction très sensible dans leur pourcentage de frais. L'affectation des étalages extérieurs serait réglementée, de même que la participation des membres à la publicité qui, par cette combinaison, deviendrait particulièrement efficace. La vente au comptant et à crédit, la publicité, les services de livraison et de comptabilité, tout serait centralisé dans une administration commune, d'autant plus économique que le chiffre des transaction^ de l'association serait plus élevé.

Au point de vue de l'intérêt des consommateurs, on peut affirmer que cette combinaison de groupement serait plus profitable que les organisations des sociétés actuelles à spécialités multiples. En effet, il y a lieu d'attribuer, au détaillant, une supériorité professionnelle en

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faveur des acheteurs, sur celle des chefs de rayons des grands magasins. Ces derniers n'ont, dans leur profession. qu*un intérêt relatif à leurs émoluments, alors que le détaillant qui, dans la combinaison précitée, aurait un intérêt absolu, apporterait, croyons-nous, dans ses efforts auprès des fournisseurs et de la clientèle, une activité et une persévérance plus salutaires.

Absolument spécialisés dans un article (celui du rayon dont il deviendrait chef), les efforts professionnels du détaillant seraient uniquement localisés dans l'étude d'un genre défini au profit de la qualité et du bon marché.

Il existe, en Allemagne, à Berlin, dans le passage Kaufhaus, une entreprise sur les bases précitées. Des détaillants se sont entendus avec des architectes, des fabricants, des financiers et l'œuvre édifiée, tout d'abord, apparut grandiose. Pourtant elle végète, ce qui pourrait faire croire que les théories les meilleures ne sont pas réalisables ; s'il en est ainsi, c'est que tout n'a pas été prévu par les commerçants. En effet, le passage Kaufhaus se trouve entre le « Quartier latin » de Berfin et les faubourgs où les grands magasins répondant aux besoins populaires sont déjà presque trop nombreux. Or, si gouverner c'est prévoir, réussir, c'est aussi prévoir !

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