CHATEAUDUN, SOISSONS, VERDUN, MÉZIÈRES, TOUL ET TBIONVILLK
Il y avait, dans cette France envahie , une petite cité paisible, fortunée, vivant heureuse au bord du Loir, qui, dès Tapparition de TAllemand en Beauce, s'était montrée résolue à résister à Tinvasion. Il semblait que la petite ville pacifique voulût donner au pays tout entier un exemple de résolution et de sacriûce. C'est la cité de Chàteaudun. Dès la fin de septembre VÉcho dunois réclamait le concours de tous les citoyens, l'établissement d'un poste et de factionnaires à la gare, la création de compagnies de guetteurs et d'éclaireurs. Le mercredi 28 septembre, une panique avait fait croire aux habitants que les Prussiens approchaient, et bientôt, avec une fié-
vreuse précipitation, les barricades avaient surgi, les 2« et 3« compagnies de la garde nationale, prenant les armes, allaient garder les passages du Loir à Marboué, tandis que les autres occupaient les postes de la ville et que les communes des environs envoyaient leurs pompiers et leurs gardes nationaux à la sous-préfecture. C'était jour de marché. Les paysajis, effarés , voulaient reprendre leurs voitures qu'on réquisitionnait et regagner leurs fermes. Les étrangers partaient en hâte. Et pourtant les Prussiens n'étaient point là et leurs uhlans n'avaient point paru. Le conseil municipal de Ghâteaudun prit texte de cette panique pour demander au gouvernement de Tours quelques renforts, Ghâteaudun devant évidemment être attaqué (on le sentait) un jour ou l'autre par l'ennemi, qui s'avançait et allait brûler bientôt les bourgs de Varize et de Civry.
Le 29 septembre, neuf cents francs-tireurs parisiens, sous le commandement de M. de Lipowski, arrivaient à Ghâteaudun , et dès ce moment Ghâteaudun donna aux communes voisines l'exemple de la résistance et du patriotisme. A propos de la petite ville qui bientôt allait s'immortaliser par une lutte sans espoir, le Siècle (édition de province) s'exprimait ainsi, à la date du 3 octobre : « On signale de plus en plus, et avec de nouveaux détails, l'attitude de la garde nationale de Ghâteaudun. Bien que cette ville soit complètement ouverte, surtout du côté de la Beauce, quelques compagnies se sont portées au-de-
vant de l'ennemi ; les autres ont dépavé la ville et fait des barricades, au son du tocsin. Quand on a su qu'on était décidé à se défendre à Châteaudun, toutes les gardes nationales placées entre cette ville et Vendôme se sont mobilisées d'elles-mêmes pour arriver à la rescousse, et, quand elles ont été sûres que l'ennemi s'éloignait, elles ont maintenu un service d'éclaireurs tous le long de la route. »
Le 10 octobre, des uhlans se montraient devant Châteaudun à trois cents mètres de la Barrière du chemin de fer. L'alerte était donnée, les uhlans disparurent. En apprenant la défaite de l'armée française à Artenay et la prise d'Orléans par les Bavarois, le conseil municipal de Châteaudun, pour éviter une résistance désespérée, voulut désarmer la garde nationale, et le désarmement fut commencé; mais les habitants réclamaient bientôt leurs fusils, et des uhlans s'étant montrés de nouveau, des hommes les repoussaient, courant à l'ennemi, des faulx et des fourches en main, à défaut de leurs armes à feu. Le 13, M. de Lipowski , dont les francs-tireurs s'étaient retirés à Courtalain, rentrait à Châteaudun et protestait contre la parole du sous-rpréfet, qui déclarait que Châteaudun ne se défendrait pas ; et le lendemain, 14, la garde nationale, à qui Ton rendait ses fusils et à qui Ton distribuait des cartouches » reprenait possession des postes de la mairie , de la gare et de la caserne.
Quatre jours après, les Prussiens se présentaient,
en colonne serrée, devant la petite ville, et, sans sommation préalable, commençaient à la bombarder.
Cette journée du 18 octobre, terrible pour la malheureuse et courageuse cité, sera pour la France une date de gloire. Châteaudun, hérissée de barricades, les unes faites de madriers et de chars renversés, les autres de véritables murailles, crénelées au moyen de sacs de terre avec fascines à l'intérieur, sacs de sable et revêtements extérieurs faits de pavés, Châteaudun, défendue par une petite troupe à peine exercée (mille trois cents hommes en tout, sept cents francs-tireurs de Paris, cent quinze de Nantes, et cinquante de Cannes, le reste de la garnison étant composé des gardes nationaux du pays), Châteaudun, attaquée par tout un corps d'armée allemand, sous les ordres du général Wittich, accompagné du prince Albert de Prusse et du duc de Saxe-Meiningen , n'hésita pas à disputer avec ses faibles ressources et ses fortifications hâtives le passage aux régiments compactes et disciplinés de Bavière et de Prusse.
La ville ouverte allait donner l'exemple aux villes fortifiées.
Il était midi. Le clairon sonne. La l'« et la 4« compagnie de la garde nationale, qui comptait cinq corn* pagnies chacune de deux cents hommes, se réunissaient sur la place de la mairie, pour aller prendre leurs postes respectifs, un détachement à l'hôtel de ville, l'autre à la caserne, le plus grand nombre aux barricades, lorsque tout à coup le même cri parcou-
LES VILLES ASSIÉGÉEIS; 177
rut la petite ville : Les Prussiens! Ce sont les Prusr siens ! « £t de fait, raconte Técrivain dunois, M. Coudray, à qui nous empruntons ces détails^, à. ce moment mépfie une forte colonne ennemie formant une masse sombre s'avance en bon ordre sur la route d'Orléans et atteint la tuilerie, tandis qu'un autre corps vient par la route de Meung. » On a pu s'étonner à bon droit que les francs-tireurs, envoyés comme éclaireurs aux enviï*ons, n'aient pas plutôt signalé la i»résence de l'ennemi ^. Quel était le nombre des Allemands ? Disons-le à la gloire des citoyens de Châteaudun, ils ne comptèrent pas* Les jours précédents, l'^nemi avait dévasté, pillé, brûlé les villages voisins, Varize, MenainviUe, Civry, disant en voyant flamber les pauvres fermes : Qm c'est beau, le feu! (Historique.) Les habitants de Châteaudun ne songèrent pas que lés flammes allaient aussi dévorer leurs logis. Ils songèrent à la seule patrie et au seul devoir, lis étaient treize cents hommes armés pour la plupart de fusils à piston, sans canons, sans bastions. Les Allemands,
1 . Défense de Châteaudun dans la journée du 48 octobre 487Û, par m: L. D. Goudray (1 vol. petit in-18, imprimé à Chàteaudon chez Pouillier-Vaudecraine).
2. Un de ces francs-tireurs, M. E. Bardenat, sergent-major à la 7* compagnie et qui fut blessé le 18, M. E. Bardenat écrivait à un journal de Limoges, son pays : « Le 18, à midi et demi^ les sentinelles avancées et des vedettes placées dans le clocher de rhôtel de ville annonçaient Tarrivée de Tennemi. Aussitôt les clairons sonnaient le rassemblement et les cloches le tocsin. » — Mais à midi et demi il était déjà bien tard.
au nombre de dix à douze mille ^, traînâieut avec eux une artillerie puissante, canons et obusiers. Qu'importe ! les gens de Châteaudun et les francstireurs étaient décidés à combattre, et tandis que Tarmée du général Witticb investissait la ville sur toute la gaucbe du Loir, ne laissant libre que la route du Nord (route de Nogent-le-Rotrou) et le faubourg Saint-Jean, les gardes nationaux armaient leurs fusils en cbantant bravement : Mourir pour la patrie.
Une beure après, les obus tombaient sur l'hôtel de ville, point de mire des artilleurs allemands. Les batteries ennemies ouvraient leur feu, écrasant la mairie, balayant la grand'place, la promenade du Mail, la batterie placée derrière la gare frappant en éventail la partie de la ville qui fait face au railway, tandis que quatre autres batteries, placées entre la route de Vendôme et la route du Mans, battaient les barricades et foudroyaient la petite ville. Trente canons à . la fois jetaient sur Châteaudun leurs obus et leur mitraille. Les projectiles lancés sur les maisons, sur les églises, sur l'hospice où furent tués des malades, se comptaient par milliers, et, comme toujours, les Prussiens se servirent de bombes incendiaires. Puis, tandis que leur artillerie écrasait les demeures, leurs fantassins essayaient d'enlever les barricades. Ils étaient repoussés. Ils furent repoussés ainsi, battus
1. C'est le chiffre donné par M. Coudray, témoin oculaire. La dépèche de ambetta à Jules Fayre dit seulement 5,060.
et fusillés jusqu'à sept heures du soir. La nuit venait, et, malgré les bombes, malgré l'audace et le nombre des assaillants, héroïque, grisée par le salpêtre et la fièvre du combat, la garnison de Ghâteaudun tenait toujours.
Et Tours n'était pas si loin pourtant, et le chemin de fer était libre I Et le moindre secours venu du dehors eût peut-être changé ce sublime désastre en victoire !
Livrés à leurs seuls efforts, dans le crépuscule d'un jour d'automne, les défenseurs de Châteaudun luttaient intrépidement. Un moment, trompés par le scintillement des casques des artilleurs bavarois, ils cessèrent le feu devant les haies de Mondoucet, prenant les ennemis pour des pompiers des environs; mais, la surprise passée, la fusillade recommença plus acharnée et plus vive.
Ainsi éclairés par la rougeur sinistre des incendies qui partout éclataient, secoués par l'amour ardent de la patrie, par l'âpre résolution de défendre la fortune amassée, le foyer bombardé, surexcités par la poudre, ces humbles gardes nationaux d'Eure-et-Loir combattaient, luttaient en héros. Tout à coup, vers huit heures du soir, un noir bataillon prussien, après avoir emporté la barricade de la rue de Chartres, arrivait brusquement sur la place Royale. Mais, dit M. Coudray, « une fusillade terrible éclate contre les envahisseurs, au chant de la Marseiilaise. Elle est immédiatement suivie d'une charge à la baïonnette.
L'engagement dure bien vingt minutes, sans que les assaillants puissent être chassés. Alors les ofiQciers des francs-tireurs, commandant la réserve et quelques petits détachements retirés des barricades, entreprennent de les mettre entre deux feux. Ils réus^ sissent à ce point que l'ennemi est complètement refoulé dans la rue de Chartres, et la place jonchée de ses morts. »
 cette heure encore Ghâteaudun, secourue, pouvait être sauvée.
Mais bientôt, franchissant les barricades, débouchant par toutes les rues, inondant la ville, — tels que je les avais vus à Forbach, leurs bataillons noirs, pareils à des fourmilières, — les Prussiens, poussant leurs hourras, arrivaient de tous côtés, furieux, affolés, enfonçant les portes, brisant et broyant, rejetant à coups de crosse les habitants hors du logis, pillant, volant et complétant leur œuvre par la brosse à pétrole et la bougie de campagne. Incendiaires et meurtriers. On les a vus, et là-dessus la brochure de M. Coudray est terriblement éloquente, on les a vus allumer la paille du lit d'un vieillard paralytique et le brûler sans pitié , le malheureux se tordant dans les flammes. On les a vus forcer, le pistolet au poing, un pauvre vieux à mettre lui-même, de sa main tremblante, le feu à son pauvre logis. Un soldat du premier Empire, regardant d'un œil méprisant ces férocités des soldats, le capitaine Michau, leur dit froidement : « Nous aurions rougi, nous, de faire une pareille
guerre! » Us étendent roide mort ce vétéran à coups de revolver et jettent son cadavre dans une maison embrasée. Qu'il se carbonise, le grognard l En vérité, cela est horrible, épouvantable, indigne. Les officiers, attablés à Yhôtel du Grcmd-Monarque, mangent, soupent, boivent, et lorsque, en leur apportant le dessert, la maîtresse du logis, effarée, les supplie, disant : . « Messieurs, messieurs, il y a des hommes qui veulent mettre le feu à la salle à manger! — Oui, madame, répondirent-ils ironiquement en bouclant leur ceinturon, et il est bien inutile de chercher à réteindre en bas, car, si nos ordres ont été exécutés, il doit être déjà mis au grenier.» Ils sortent. C'était vrai : le toit de la maison brûlait.
Sans doute la rage les avait saisis à la vue de tant de cadavres allemands couchés dans les rues de la. ville. Deux mille morts, paraît-il; des ofliciers prussiens, lors de leur passage à Chartres, ont même dit deux mille cinq cents, Msds brûler, saccager, se donner ce plaisir féroce de la plus sauvage vengeance, chercher la revanche dans Teffondrement d'une cité, vouloir, comme Attila, que l'herbe ne repousse plus partout où un coursier allemand a posé son fer, voilà qui est fait pour consterner l'idée innée de justice que chacun porte en soi-même, voilà qui est fait pour éterniser la vengeance française et effarer l'universelle conscience.
11 y avait six mille habitants à Châteaudun. De ceux qui ont survécu beaucoup, après s'être assurés par le
travail du pain pour les vieux jours, ont trouvé la misère, la faim, la maison brûlée ou rasée. Plus de deux cents maisons détruites ( deux cent ti*ente^inq, douze hirûlées par les bombes, cent quatre-vingt-treize par le pétrole), cinq millions environ engloutis en une seule Journée. Et, dès le lendemain, à cette ville pillée et incendiée, le général Whtîch demandait en^ cbre 200,000 francs de contributions, réquisitionnant en outre 1,500 couvertures, iOO kilos de sel, iOO kilos de café, ûOO litres d'eau-de-vie et 20,000 litres d'avoine. Il eût pu brûler la ville entière, ce Schylock à cheval, sans que la ville pût payer. Les habitants avaient fui. Le conseil municipal, <( réduit à quelques membres seulement », réunit à grand*peîne 52,000 fr., trouva cent dix couvertures, le sel et le café. Le vainqueur donna firoidement un reçu à valoir m compte. Il y a un roman allemand, de G. Freytag, qui s'appelle : lyoit et Avoir. Ce pourrait être le titre vrai de l'histoire de cette épouvantable guerre»
Encore slls avaient, dans la victoire, la générosité qui touche et console le vaincu! l^is ils raillent, et, tandis que Chàteaudun brûle et qu'ils font prisoft* niers non-seulement les gardes nationaux valides, mais les vieillards et les impotents, fis s'amusent à plaisanter avec cette lourdeur qui caractérisai; au temps de Heine, et caractérisera toujours le Berlinois : « Le beau spectacle qu'une ville incen*éel — Nous ruinerons ainsi tout le pays! — Tout y passera! — Mais pourquoi tirez-vous avec taat è'àchffmelBeiit
LES fILLBS Â9S}Ê6É&S. f«3
me H doch&t (te ^int^-Vdlériea? ~ ¥^xt écraser b^fÈGMp de maisons *. a
Les Prussiens demeurèrent ainsi jasqu*aa 20 ôo* teobre dans la petite vîlle égorgée et dont les habitants, fuyant à travers bois dans les villages voisins, recevaient de Tours des chariots de vêtements et de couvertures. A quatre heures du matin, le jeudi 20, les Allemands partaient du côté de Chartres. Les Du- Dois purent à la fois reprendre pcfiaessicm de leur ville et juger de la désolation que les soldats de Wittich semaient derrière eux.
Le tableau tracé par l'auteur de la Défense de Châteaudun est, en ce sens, superbe de réalisme répugnant ^ :
Touted let mafsons (}tte rine^ndie ne dévore pas sont <»vMed, e( ùe» bougU» ^u tàm i^aftdellM, êtkée» dan» énboiÉMlles^ édalreiil leakrtérterft ignoblemaiit sgdi» et sMoagét* Le parquet dea pi^es et le pavé des corridors sent jonchés de boiiteiUea casoéos, de vin répandu, de chandelle, de bougie, de papiers maculés, de linge d'une saleté révoltante^ de chiffons noircis, de débris de verre, de noix écrasées sous les pieds et d'os à moitié rongés, tandis que les meubles sont couverte d^assiettes pleines de
i . On a vu, à Ghàteaudun, des soldats prussiens jeter par les l^ite»%9 d<s Massés frae^»^ \eé ftav(>uté8 ei tes ihounuits; ils les prenaient à deux par la tête et par les pieds, les balançaitiit <^ îm préd pl te t ei tt (l^eUêH d9 àoemmMi, 9ot^imm^ Ferrtt, éme«ir).
débris de festîD, de graisse, de blanc d'Espagne, de eôupes à moitié vides et de vases de cuisine neirs et grais^uv Ajoutez à cela une odeur âçre, sui generisj qui vous monte à la gorge et vous agace horriblement les ner& olfactifs.
Et ce ne sont pas seulement les maisons qui portent les traces de la dévastation et du pillage; la place elle-même est remplie de bouteilles cassées, de fusils brisés, d'ordures' de toute sorte, avec accompagnement de deux cercueils^ prussiens près de la fontaine. •
La défense de Châteaudun est peut-être le plus glorieux épisode de cette campagne où, à côté d'épouvantables défaites, la France peut revendiquer encore des journées honorables et des efforts dignes de respect. La délégation de Tours décrétait, le 20 octobre, que la ville de Châteaudun avait bkn mérité de la patrie, Paris assiégé écrivait sur une de ses ruesce nom : Châteaudun, et la petite ville beauœroniie entrait tout à coup dans l'histoire avec un renom d'héroïque fierté.
Les divers articles publiés sur la journée du 18, le récit du Times aussi bien que la dépêche, du Moniteur prussien* sont inexacts. J'ai voulu connaître, de
1. Voici cette dépêche. Elle laisse percer le dépit et le courroux !
On a appris la nuit dei'mère qu*il y avmt eu, aux environs de Châteaudun, un engagement dans lequel le corps de Wittich avait battu un corps de troupes françaises comtnandées ptMr un
l'homme qui a si bravement commandé la garde na« tionale de Ghâteaudun an 18 octobre, quelques détails spéciaux, et le commandant Testanière, dont on annonça la mort, bientôt démentie, et qui, survivant à sa blessure, peut maintenant jouir de la réputation qu'assure toujours le devoir accompli, m'écrivait de Romans (Drôme) la lettre qui suit. Elle vaut d'être publiée, car elle contient sur le combat de Ghâteaudun quelques éclaircissements qui appartiennent à l'histoire :
Romans, 22 mars 1871.
Monsieur,
La lettre que vous m^avez fait Thonneur de m'écrire m'est arrivée dans le Dauphiné, où je suis venu chercher un climat plus doux, nécessaire à la guérison de la grave
4>f licier polùnaisK De» mesuras sévères vont Ure prises contre les étrangers qWon trouvera armés.
C*est le pendant de la dépèche par laquelle le Moniteur prussien palliait la défaite de von der Tann à Coulmiers :
« Le général von der Tann, en apprenant que Tarmée dite de ia boire t avnt passé la. Linre près de Beaogency, à la date do 9 novembre, a pris position contre cette armée en dehors de la ville d'Orléans. Après avoir constaté la force numérique des adversaires, le général von der Tann s'est retiré en combattant vers Saint'Pernizy *. Les pertes éprouvées dans cet engagement par le corps du général von der Tann sont de 42 officiers et 667 soldats. Les Français avouent dans leurs dépêches officielles une perte de 2,000 hommes. »