Cest Saint-Péravy
LA GOBlIftl MATMIf ALE.
bto8«r« qm fai npM à la Mme de (Mtonâm % 48 oetobf» ëemer; H nwitjgri fa*!! jr «it me tràe<fmi4f aiDéUoratkm, je ne fl«it pee eoœw c M wpW eB wa t ritaUi e[M*è» cinq mois de bons soins et de tn^mtML^
. . . Plusieurs rapports succiiicts ont paru dans le MonUetgr de Bordeaux, entre autres celui du commandant des francstireurs parisiens; mais î] a oublié de dire que, comman* dant de Fétat de siège, et par conséquent responsable deâ faits de guerre, il fTest laissé surprendre par Tennani^ puisque, lorsque les Prmsiens ont été signalés à 4 kilo^ mètre de la ville, il était tranquillement à déjèmMr wnt ses officiers^. Quand le premier coup de canon a été tiré, vers midi et demi, la garde nationale, faisant le service de la ville, relevait ses postes et avait deux compagnies sous les armes; elles se sont rendues à la bâte pour occuper leur poste de combat, et elles faisaient déjà le coup de feu que le commandant des francs-tireurs parisiens n'avait pas encore un de ses hommes sous la mafn.
Le même commandant parle de sa retraite sur Gourtatain, mais â néglifie de faire eomiftUre Tfapeiire à la!|will* il s'est retiré, fait très-important et que mon devoir m'oblige à relever. Vers six heures du soir, l'ennemi, cessant in bombardemaat, dirigea son infanterie avec plus de vigueur eonto nos barncadea, doni goriquês-Hnea
1. Les francs-tirears, dont le premier devoir était de bien éclairer les environs de la ville qu^ils voulaient défendre, ont-its fait tout ce qu'ils devaient à ce égard? Il est bien permis d'en douter. Dans cette guerre où a Prusse a déployé force ruses, il était pourtant déjà bien tem s que la surprise ne Ht plus partie des bagages français ! (Défens de Chàteaudun dans la journée du 18, par L.-D. Coudray, page 31.)
Je cite deux témoignages à la fois.
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commeDçateni à se dégarnir, et le combat s'engagea alors ÛÊm les rues; le Gommandi^t choisit ce momeot (sept keures et demie environ du soir) pour opérer son mouvement de retraite avec une partie de ses hommes S oubliant de prévenir les troupes qui restaient engagées, et de remettre le commandement entre les mains du commandant de la garde nationale.
Nous avons continué la lutte jusqu'à dix heures et demie, sans espoir de vaincre un ennemi beaucoup trop supérieur en nombre, mais animés du seul désir d'en mettre le f^iis possible hors de combat. J'ai été blessé à huit heurts et demie du soir.
Je ne saurais trop vous remercier^ monsieur, de Thoaneur que vous faites à mes concitoyens en cherchant à mettre en relief le courage et le dévouement dont ils on.t foit preuve dans cette mémorable journée qui a ruiné notre petite ville, mais qui lui laisse ja consolation d'avoir accompli son devoir au milieu des épreuves de notre chère et malheureuse patrie.
Recevez, je vous prie, monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués.
TESTANliRB,
Commandant de la garde nationale de Chàteaitdun,
Cette lettre, simple et ferme, est digne du soldat qui a eu l'honneur d'attacher son nom à un glorieux fait de guerre désormais historique.
Pauvre Chàteaudun, broyé, réduit en cendres, mi-
1 . Oq a vu plus haut quô la réserve des francs-tirears a aidé à balayer la place Royale. J. C
sérable et dévasté, et dont Tespoir est de renaître, ton exemple est aussi un remords! Les citoyens dunois ont su se sacrifier à une époque et dans une nation jadis superbe, mais où le sacrifice est devenu rare. Tandis que le Midi chantait ses refrains belliqueux, rêvant des séparations impossibles, se ruant aux déchirements funestes, Ghâteaudun, ne voyant que la patrie, s'écroulait sous les bombes, pendant que ses enfants combattaient avec la Marseillaise pour clairon. Ceux-là n'étaient ni des fantaisistes ni àes virtuoses qui dans leurs manifestations bruyantes avaient fait à la face du ciel des serments à la manière antique. C'était de braves bourgeois , des vendeurs de grains, des travailleurs et des marchands qui, le fusil en main, saris bravades, répondaient à l'appel de la France en pré- . sentant leurs poitrines. Beaucoup sont morts, et le nom de Ghâteaudun restera dans notre histoire à côté de Strasbourg, de Phalsbourg, de Bitche, de Belfort, de ce grand Paris tant calomnié, — comme pour montrer que, même aux heures sinistres de l'histoire, dans un peuple démoralisé , oublieux de ses devoirs, il se trouve encore des coins de terre où le vieux drapeau dçs grandes journées françaises peut flotter avec fierté, car il est défendu avec courage.
Bitche et Belfort auront, avec Phalsbourg, leur place dans ces trop rapides récits de la Guerre sainte^ Ce
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sont là des cités alsaciennes dont nous parlerons en racontant la résistance de TAlsace. Nous avons déjà vu tomber Stra^ourg et Metz, nous allons voir à leur tour succomber des villes qui surent aus^ bravement combattre. Toul qui, comme Châteaudun, comme Strasbourg, mérita bien de la patrie, avait été investie presque en môme temps que la ville défendue par Uhricb.
Le 14 août, les Allemands commençaient cet investissement, et le 16 ils tentaient Tassant des ouvrages de défense que le canon de la forteresse ne protégeait pas. La faible garnison repoussa Tassant, les Prus* siens laissèrent plusieurs centaines de cadavres, et reculant, bombardèrent la ville, espérant la réduirç. Elle résista. Elle devait résister, de façon à stupéfier les assiégeants, jusqu'à la fin de septembre. Toul formait sur la ligne du chemin de fer de Nancy à Paris un obstacle dont l'existence permettait à la capitale de se fortifier et de s*organiser. Que si les fameux canons Krupp qui devaient bombarder nos maisons parisiennes n'arrivèrent pas plus tôt, c'est à la brave garnison de Toul que nous l'avons dû. Et n'oublions point de constater que les plus intrépides défenseurs de cette ville furent les 2,000 jeunes gens de la garde mobile de Nancy. On a accusé Nancy de s'être laissé prendre par quatre uhlans, et certes ce fut là un honteux spectacle, mais il est juste de dire que la jeunesse de Nancy, les meilleurs de cette Lorraine en fleur, furent ceux-là qui, enfermés dans Toul, re-
%n LA MfiRRE KATIONALB.
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pounèrtDt ies ootoraes d'Moml 4» cnionri Màntaf^ fe), oomnmodftiit la »ége«
Toiil fm msinÊm fois m^ivée, jaam «mpcfflée ée léipe fcm». La ganaûtoii f^masa toujowB ta araiâ'' UmiM. Geu^, atô^ni 00 fiosi^ âiir um eréio éa BWBt Saintr^ikh^ et «ur las faaMtaors 4[»i fimt faaa an faubourg Saipl-Épupa dea {»èees 4» gios oaMbra, transportées d'Allemagne, écrasèrent alors somlaur f&A conceotriqtia, DoiHseuieiiitôDt lea oa^nges f^tii- &é$, mais la ville elle-même, détruisait latdMt{ielii gf^tbiqua de Saint^Geagulphe, atleignaat la cathdk draie, allumant en vingl^trois Mdroits IHoeendie* i| fallut ae readre.
Lorsque lea troupes prussieoâes entrèrent dana la Yâle, tralaaat leurs sabres, roatant leuns (mnosts» nambreusea, avec artillerie, infanterie, corps ^gasria, *ettea furexic à la fc^ irritées et stupéfaites en vo^^aitf qu'il avait suffi d'une poig^iée d'bammes pom^ arréler toutia une armée. « La gamisoa, cisak un journal ao»» giaia, a été trouvée ridicuiemmt faiàie. » C'^t bérol^ quemeot qu'il fallait dire. Le Moniteur prussien la porte à quatre mille homuies* il exagère. TqhiI élaîA défendue par soixante cuirsfôsi^rs, c^dt boœmes dé te l^ne, quarante g^idarufêa et deux nulle gardes oasa^ biles. K On n'y c(»nptait pas, me dit-oo, on seul artiltour réguli^. )> Lesp^es i^ai^t senpîee par 1^ mer biles. Tous lee habitants, au surplus, les gar^a mdtà^ naux valides avaient fait le coi]|) de feu > au 16 aofti» pour repiotisserl'itôsaut. — La ville avait fait son devw
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Met2 , Tool et VerduQ , les trois ëvéchés célébrée ! Toas trois tant de fois assiégés, succombant tous trcHS, mais bien dâMiemment dans, cette derfrièie gncore. Verdun, la première place investie de nos forteresses de TEst, ftit, comme on Fa remarqQé, une des ornières à se rendre. Verdun était au suq^us une des villes les mieux approvisionnées, et certes, grâce à l'intendance de l'Empire, il lui fallait peu de cboee pdur se montrer, en ce sens, plus favorisée <Jue d'autres villes de guerre. C'est par Verdun que Bazaine, renforcé des corps Ladmirault et Frossard, devait opérer son mouvement de retraite et de concentration sur Châlons, lorsque le combat de Borny et les batailles de Gravelotte et de Rézonviite le forcèrent à demeurer sous le caami de Metz*
Verdun, défendue par mille hommes de troupes régulières, deux miHe quatre cents mobiles et quatorze mille gardes nationaux inhabiles, fut attaquée le 2k août par une armée saxo-prussienne (quinze mille hommes), qui pouvait s'appuyer encore sur un corps aussi considérable demeuré non loin de Verdun, à Haudainville. L'armée assi^ante était commandée par le prince Georges de Saxe. — Dès le matin, ses troupes, prenant position sur les collines qui entourent la ville, étaient prêtes à tenter l'assaut La réserve demeurant massée dans les bois, une colonne s'appro* cha forte d'environ cinq ou six mille hommes. Les tirailleurs ennemis , à travers les haies des jardins, s'avancèrent jusqu'à portée de fusil des murailles.
Notre mousqaeterie tes força de reculer, et lïôtre artillerie eût presque en même temps écrasé cteux fortes colonnes qui s'avançaient, marchant de front, mais — - le croirait-on ? — les pièces n* étaient pas eh&rgées, et les officiers qui commandaient les bastions n'avaient pas encore reçu les clefs des poudrières de rempart *. La fusillade de nos tirailleurs suffit hea^ reusement à arrêter les colonnes prussiennes, et les força à battre en retraite. C'est alors que se présenta un pariementaire allemand, chargé de sommer la place de se rendre. Les conditions étaient douces comparées surtout aux conditions prussiennes d'habitude. Le général Guérin de Waldersbach , commandant la place, cœur intrépidement fhmçais avec son nom germain, rejeta ces propositions. Aussitôt l'artiUerie prussienne ouvrit un feu violent, et « plus de deux mille cinq cents obus furent lancés sur Verdun.» Mais cette fois a les vierges de Verdun » n'allèreat pas au quartier général prussien oflfrir au vainqueur des dragées. Sur ce point, 1870 effaça le souvenir de 1792. La population tout entière, décidée à la résistance, n'eut aucune faiblesse devant cette pluie de fer.
i . Tous ces détails sur le siège de Verdun sont empruntés à une brochure fort bien fdte, publiée à T^mlouse, et signée Un assiégé de Verdun^ Je regrette de ne pas connaître, pour le donner ici, le nom de Tauteur de ce travail, qui se distingue du tas de publications hâtives, romanesques et erronées composées sur la guerre.
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Le matin du 2k août , à neuf heures , les ofl^^ers pros^ens avaient dit : « Nous déjeunerons à Verdun. » Le soir, repoussés par m)S soldats, ils se vengèrent en bombardant la ville. Ils avaient laissé devant Verdun près de huit cents morts.
Et Verdun, résolue à se défendre jusqu'à Tépuisement de ses forces, redoublait d'énergie. Les gardes nationaux servaient les pièces, les vieillards, « des avocats, des notaires » traînaient la brouette, tandis que le génie rasait les bâtiments qui gênaient le tir, et que les femmes et \e& enfants, au fond des caves, dont on avait garni les soupiraux a de fascines et de fumiers frais », faisaient de la charpie.
L'investissement de Verdun cessa d'être complet d'ailleurs, au moment où l'armée allemande tout entière se réunit pour écraser à Sedan l'armée de Gha- Ions que l'empereur conduisait fatalement, absolument, aveuglément à la défaite. Après Sedan, des milHers de fuyards (deux mille quatre cents hommes) échappés aux. désastres, artilleurs, fantassins, turcos, se réfugiaient, alEamés, dans Verdun et apportaient aux assiégés, à qui ils demandaient asile, le secours de leurs bras.
Quelques semaines après, Verdun était attaquée de nouveau» Cette fois , le 26 septembre , au point du jour, Tennemi prenait pour objectif la citadelle et les casernes. L'artillerie française riposta vigoureusement à l'artillerie prussienne, et dans ce duel elle eut le dessus. Les batteries allemandes furent éteintes
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i^^s trait beofos d» combat. Ge fut alors qa%^ renoo^Qt à rassaat et à la dmmmade, les AUeBunéB s'en tinreiit à un blocos complet, tand» que nos artiUeurs faisateat fea sor Jes vedettes Joi9qu!ils. parvenaient à les apercevoir.
< Il û'âait pas rare, dit Taûtear anonyoïe du SUge ée Yerchm^ de voir d^ obus arriver et édat^ juste sur leur tête 42^00(1 et 2,5M mètres. Nos pièces de 2h atteignaient les Prussiens dans leurs camps, à 5 ot 6 kilomètres. Le canon grondait sa&s cesse'. Quelques jcentaines d^bcMUmes sortaient à peu prèscba^e joiH\ détruisaient les travaux d'approche que n(^re artâlerie avait déjà sérieusement entamés et hareekrieiit l'ennemi jusque dans ses derniers retraiMiiaments. Les twrcos nxfportuievU , chaque fois, comme troph^^ tme douseme de paires^ ctoreUks prussiennes. » Ce dernier détail est horrible. Les homm^ noif^ dont avaient si peur les paysans bados, au début delà gu^re, combattent ai Europe comme dans leurs dé^ serts d'Afrique. Qui les pourrait retenir ? A l'armée de la Loire, les spahis indigènes, faisant métier d'éclaîreurs, couraient, au galq> de leurs petits chevaux ara^ bes, sus aux uhlans prussiens, et lorsqu'ils les poibvaient tuer, rapportaient leur tôte pendue à Tar^n de leur selle. Ils furent la terreur des Allemands, qui s'attachèrent dès lors à les détruire^ Dédmés, la plot part des spahis périrent dans ces combats. Cela est affreux, ces turcos coupant les oreilles des cadavres» mais, ce qui est plus ^uvantable, ce sont les fils d*
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riàJaés de It docte Gtrmaoie enduittuit de pétiole de$ Messes et iee brUasit aiosi ; te soot les ëtudisiiis de Hfiidelbei^ ou de GœtlMigiie ferçaat lei pays«M qu'ils ïim^at à creuser lesr pn^[>re fosse, ce sont les « envoyés de Dieu » afirmuot leur loysikisme par des meurtres et des massacres.
O^obre venu , le général Betzoer^ qui amasandait datant Verdun, fut remplacé par le lieutenant i^aétfal nmk Gayl , cffider d'artilterie , vrai Prussien « dur comme fer. Le 13, le H et le 15 octobre, un bembar* dément commençait, mais impétueux, épouvantable, effréné. Le feu dura cinquante-six heures. £1, comme toujours, les incendies» les écrouiements, les sinistres fracas de ces jours d'agonie, les flaques de sang dans les rues, la mort des innocents et des faibles*
Goetbe, a¥âc son égoïsme de savant, écrivait froîdément k propos du premier bombardement de Ver^ dun en 92 : « Des météores embrasés parcooraieul tranquillement l'espace , pins tout à coup on voyait un quartier de la ville en flammes. )>
Lorsque Verdun eut en 70 reçu des milliers de météores embrasés» alors on voulut répliquer à la force par le courage.
Dans la nuit du 19 au 20 , le capitaine Jumeau» suivi de quelques zouaves, chasseurs à pied, artilleurs et soldats du génie , se glissait , silencieux , juscpi'aux batterie pntôsiennes* a C'est en rampant, par une nuit épouvantable , que ces hommes dévoués arrivaient à la bouche des canons, puis, se dressant
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tout à coup, sautaient dans les batteries, renversaieut les soldats prussiens et se précipitaient sur les pièces^ qui furent enclouées en un instant ^. » Ces braves avaient tué trente hommes environ à Tennemi , après lui avoir encloué vingt-^x canons , et ils ramenaient sept prisonniers.
Le lendemain, le général commandant Verdun adressait au général prus^en cette lettre superbe^ qui fait réloge de l'homme qui récrivait et de la po^ pulation qu'il défendait :
Général,
Je dois Vous exprimer le sentiment qui pénètre chez moi sur la manière dont vous avez attaqué la ville de Yerdan; J'avais pensé jusqu'à ce jour que la guerre entre la Prusse et la France devait être un duel entre les deux armées et yétais loin de m'imagîner que des habitants inoffensife, des femmes et des enfants, verraient leur fortune et leur vie si injustement engagées dans la lutte. Si vous pensez, général, que cette manière d'agir de votre part, que je me dispenserai de qualifier, peut contribuer en quoi que ce soit à hâter la reddition de la place, vous êtes dans une profonde erreur; car ce que les habitants ont souffert jusqu'à ce jour n'a contribué, vous pouvez me croire, qu^ augmenter chez eux l'abnégation que commandent leur position et leurs sentiments patriotiques.
Ni la pluie des bombes et des boulets ni les privations auxquelles la garde nationale et l'armée peuvent être expo-
i> Courrier de Verdun,
l I - - - - - ^ ■ ■ -- i^M I II I ^ . .
sées ne les empêcheront de faire leur devoir jusqu'au dernier moment. Leur plus grand désir serait de se mesurer corps à corps avec les troupes prussiennes. Permettez-moi de vous dire, général, que c'est sur la brèche que nous vous attendons et que nous espérons que vous sortirez un jour de derrière les montagnes qui vous tiennent cachés à nos coups.
Recevez, général, elc.
Le général commandant supérieur, Baron Guinm de Waldersbach.
Après la bataille de Wœrth, un Français, membre considérable de la Société internationale de secours aux blessés , disait à un général prussien : — Je n'ai pas à vous recommander mes pauvres compatriotes , blessés ou prisonniers , et l'Allemand répondait avec une ironique hauteur : — Soyez tranquille, monsieur, nous ne faisons pas la guerre comme à des Mexicains.
On peut dire que nul peuple n'a fait la guerre comme certains généraux d'Allemagne, et entre autres M. von Gayl, devant Verdun, l'ont faite à des Français *.
Cette b^'ave garnison de Verdun devait répondre au
i» A propos de Ghâteaudun, nous avons accusé comme il coi%venait le général Wittich. Il est convenable, en même temps, de rendre au prince Albrecht la justice de déclarer qu'il donna, dès le lendemain du 18, permission aux Dunois de rentrer chez eux et d'éteindre les incendies qui dérofaieat leurs logis.
«tt Ul GUERRE NATiaNALE.
bonbardemeût par ime sortie victorieuse et, le 28 oetoiïre , les batlmies pmssîeiiBes étaient, à ia même heure, sar toas les points à la fois , démontées , les affûts brisés et les munitions détruites *. Tout à coup, la pauvre ville assiégée apprit que Metz avait capitulé, que l'armée de Bazaine était prisonnière et que cent mille Prussiens à la fois et Timmense matériel de siège devant Metz allaient être dirigés sur Verdun. Quel écrasement ! quel anéantissement complet de toutes les espérances! A quoi bon lutter? à quoi bon combattre? L'artillerie de Metz et de Strasbourg réduirait facilement en poudre les remparts de Verdun. La grande cité, Metz, entraînait Verdun dans sa chute. Le général commandant Verdun proposa de rendre la ville et demanda les conditions à l'ennemi. Ce fut le roi Guillaume qui répondit :
« En présence de l'héroïque défense de Verdun, disait-il, je suis disposé à accepter des conditions exceptionnelles. »
« On traita donc, dit Tauteur du Siège de Yerdmi, sur les bases posées par nous. » Cette fois le vaincu parlait le premier* La garnison était prisonnière, mak les troupes conservaient leurs sacs et leurs effets , la garde mobile native de Verdun était libre. Les gendarmes, restés libres, gardaient leurs chevaux. Les maîtres ouvriers restaient également libres. La ville de Verdun était dispensée de toute contribution de