‹ La guerre nationale, 1870-1871Chapitre 27 sur 53 · Siège de Vm-êmn, par un «stiégé, iMige %i · texte numérisé non relu

Siège de Vm-êmn, par un «stiégé, iMige %i

^â&rre et riqmmém. Les troupes Allemaades, saaf ie ma de passages ei|is«»;dkiaîre$ , seraieai }og^ mm diezles habitaDtSy mm dans les hâ^timeats miliiiirai SaÊji» itiseii ie Iimil4 ^ iortawse «t la fiile de ¥tp^ 4bii, tout te watÊtnà de foerre, approyisk>naemeots, etc.^ f^OH^ rm^aa à {a France après h g^rre.

C'est aiim que ca{HtaleDt les gens qui en t. fait leur devoir.

La ûère capitolalioa de Verdun est la condamoadoD de la capitulation de Sedan et de la redditioo de Metz.

Le 9 novembre, les troupes prussiennes entraient dans Verdun, sans tambour, trampelte ni musique. Les rues étaient désertes. Le souvenir des vierges de Verdun était wiblié.

/Qui m'^t dit, iorsq^ je trevensais Soiesotts au mois d-acât , regardant mdsxBmrer les nobiks da pays, que les fortifications, à peine mises es état de servir, seraient si promptement bombardées? De la fenêtre de notre hôtel nous apercevions les roues des canons de rempart et les glacis de la place. Moins d'un mois après , ces canons tonnaient contre l'étranger et les Prussiens commençaient le siège. Après la déroute de Sedan^ Soissons avait vu passer les divisions de LignièBPeset d'Exéa, du corps de Vinoy, qui

devraient bientôt, battant en retraite sur Paris , se re* tirer par Compiègne. Il ne restait guère dans la place, lorsque ces troupes furent parties , que le dépôt du 15* de ligne (commandant Dénis, chef de bataillon )) un bataillon de mobiles (colonel Charpentier) et les 12«, Ift* et 16« batteries d'artillerie des mobiles dû Nord , sous le commandement du capitaine du Monéry. M. de Noue, lieutenant-colonel , commandait la place.

Dès le 11 septembre 1870, M. de Noue écrivait au maire de Soissons :

Soissons, le il septembre 1870*

Monsieur le Maire,

J*ai rhonneur de vous prévenir qu'un parlementaire prussien vient de se présenter à la porte de Reims et m*a demandé, de la part du maréchal qui commande le corps d'armée, quelles étaient lesjntentions de la place.

J'ai répondu que le maréchal devait savoir qu'un officier n'avait qu'une ligne de conduite et devrait remplir jusqu'au bout la mission qui lui était confiée; que ^ place était bien armée; qu'elle avait une garnison imposante et animée du meilleur esprit ; que les habitants étaient prêts à tous les sacrifices; que tout le monde, en un mot, était disposé à s'ensevelir sous les murs plutôt que de se rendre.

Veuillez agréez, Monsieur le Maire, l'assurance de ma parfaite considération.

Le lieutenant-colonel commandant la place de Soissons,

DB Noce.

LES VILLES ASSIÉGÉES. 20i

On apprenait, preâque en même temps ^ vHIe, que l'état-major d'un corps prussien était à VaiHy. L'attaque approchait, et la garnison décidée et la population opposaient une honorable résistance aux enva* hissfeurs. Dans les premiers jours du siège on eut i^solutnent l'espoir de vaincre. Il semblait que ce ne fût làb qu'une épreuve de a)urte durée. On s'enivrait de ces mensonges consolants qui ont conduit jusqu'à la plus amère déception la malheureuse France. « On apnonçait, par exemple, dit V Argus du 18 septembre, la marche vers Soissons du maréchal Bazaine, qui, débloqué de Metz, grâce à vingt-cinq mille Kabyles et à Abd-el-Kader, pourchassait l'armée prussienne à la tête de cent quarante mille hommes. On se répétait que Bazaine se dirigeait sur Lappion, au nord-est de Sissonne, où il avait commandé des mvres, » Ah! que nous les connaissons, pour les avoir éprouvées, ces angoisses de l'assiégé qui font voir dans un mirage, au Strasbourgeois monté sur le Munster, lés Français qui approchent, angoisses qui font entendre au Parisien l'écho du canon de l'armée de la Loire.

Les volontaires de la garde nationale de Soissons faisaient, le plus souvent possible, des sorties. Ils débloquaient, par exemple, le 2k septembre, les canonniers volontaires de Soissons que l'ennemi entourait, et, ce jour-là, comme le dit un témoin, « si, au lieu d'être deux cents, ils avaient été deux mille, ils eussent pu occuper les hauteurs avec de l'infanterie et

dw pièces ée CKiçagM, ei )ataMÉ» pfe o» èiro Sgiaiétis ft^«ûl été pris. »*

troate - a e p t jonvés sriëge et on ho a ri ^méem edi en règàe. 0ès te pr^nivr jéur, det femnés éoAtnt iiÊêetK Mp* AaiMrt, 9S tfmviaat âms kl rw, rec^nit une btiie^ c^ôcak la fmâne c^m Ibiktocir, priscmaier Ii«k niéMC des Prtm^ns. « Dcpcôs trois )o«rs, écrtrah ti»' didéi^é à kidat» cto dd sipleaibief la g»ni»i€i& asrisM à Ml q»etaci0 graniîase et triMe ^ ffiètne tenrps. Lés fattèonrgs MUeiM siw utt kmg pmjonrê. » Le iâ ocSoère, te bombsfdeniefli csmoieiiçalt et aUei* gÉab biouM ie nimmtfm dtiBimgM. Les PFtfssisiA ametiétaMi aor ks tamtB de Preslee 40d(faâte-dfl({ pièces de gros catîln», eerreqpoadast à nm pièces de 21^ rayée, et foMbojrakftl hi vilier L« mmhtekmnm éî ri rt p itol brùlaieiit dès le seciond Jmr. It y eut alors des choses tristes. Oo doit les ^[saler pmtr les M^ tm. le aupiiame des pûmjpiefs ê^mm m dèmhBim, dwmt que s^ homme$ n*Hai$nip&im faUs pour èteindi^ les ineindks $(ms U pfu de renmmù

Saint-Jean était criblé de projectiles. Durant tfeisjours et trms nsôts te feiemJiardet)i€^ tmûnust. Le treîsi^e jowr tes perle» a^élevadesl à INiit ofilSonis^. Lecosseil mvsidpeU étsblî en pcarmaneiiee, dema&de qa'oB SB rende. Vue krèc^ de treftie à q^tavàtm laè^e» éMt praline déjà aâ ba^i^ $. Gomesent repevsser f a»aat? Vi»gt-dei^x lailfe FriMSiefîsétateBi là centre ^psaftre mille gardes MoMéf e« fan<laBs#M

LEft VILLES ASaitGÊES. Stt

da dép6l, soldats depuis un mois on den. SoissoBS se rendit le 15 novembre.

On avait admiré, durant te siège, les artiileiirs de la mobile de LiUe, fidèles à la tradition et dignes des vi«ux caocHMiiers liileiB. a Au moment oii Tartilterie ennemie passait devant eux, l'ofifcier qui la comman* datt se pem^a sur son cheval et dit cf un ton intmr* rofatif : ÀrtiUeriéf — On lui répondit : Oui, artillerie mobile J — Et il s'écria en battant de» mams ; AbS bravo, artillerie mol»)e, bravol Et les artiUeiirs pros* siens battai«ii des maîns en criant : Brwùo, Aruti^ leriêî »

G*e^ un Lillc»s qui le raoonte, et il a ratoon d'ea être fNMT. On einm«ia la garntecm priscmoière. Ces malbeoieux traversaient nn bois, k>rsqne dés ceope de feu furent dirigés par des francshtirèars tapis dans les bvovssailles sar les uUans de rescorte. Ceoxrd se veogèfent en tirant dans le tas^ faiuriant et effaré, des DMâbeumix mobiles prisonniers. Ce fot wn massacre. Que de sang et que de cadavres i

Boissons (kmeura kmgtempe, d'aqpsès les danses de u^àlé, wxoBpé par les Prussiens. Soissens oeci^, c'est un i^tolet dbaorgé sur la tempe de Paris. En mris batrts ta garnison accoort. Qn'ea se Mes dose, o«Hiant les haines, de payer cet ennemi dont la pfésenee est insakame, et qi^il parte^ neos kossant libms de travaitier à màT% rachat et à nefre" re> vanchel

Soissons devait soufifrir; mais, pk» que S sîss o nft,

»i LA OUBRIIE. NATIONALE.

les Ardennes dilatent supporter le poiés éiouStttki de FinvasioD. SoissoDsfut assiégée; Méak^s fut écrasée. M« Reoé Ifâiard a écrit nue Inrochure sous ce titre : le Crime de Mèzière$ ^. C'est en efiet le véritable nom qui convient à on tel fait d'armes. Mézik«s, que les Allemands semblaient avoir laissée de côté après Sedan, et dont la po6seask>n leur était de moindre importance que celle de S(»ssons, par exemi^e (Boissons leur livrant le chemin de fer qui va vers Paris par Villers-Cotterets), Mézières, qui avait pu e^rer peutêtre d'être ^rgi^ depuis que Bonaparte n'avait eu ni rintelligence militaire ni l'audace de s'y réfugier, au lieu de s'engouffrer à Sedan, Mézières, demeurée ^1 communication avec Givet, ^ qui pouvait prendre l'ennemi entre les feux des garnisons de ces deux citadelles, Mézières ne fut investie complètement que le 2k décembre 1870. Le siège, à partir de ceUe date, ne devait pas être long. Le 2 janvier, les Prussiens entraient dans la ville. Mais dans quel fantôme, dans quel cimetière de ville! .

Au lieu d'attaquer Teonemi, de jeter sur lui les trois mille hommes de garnison pour enlever ou bouleverser ses batteries, le commandant de la^ place laissa passer dans l'inaction la plus complète les journées du 28, du 29 et du 30, pendant lesquelli^ l'ennemi préparait ses obus et choisissait ses points de mire« Dans l'après-midi du 30, Mézières recevait l'avis

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