René Ménard, le Crime de Mézières, p
iM3 LA GUERIIS NàTIONAbB.
«tfis àé&ûÊb^ SOT Qyyrl^rflle mtee, let oIhj^ allai^t pteuvoir. Ddotf leur cnMtâ sd^tifiquet les Prtnmfis ^ âdeîdaiœt, poor rééimm It ¥âto ami^^ à bftttr le moment psychologique en firappant non-seolenilii Mjrièrtii t^m&éê, mais GhaiievUIô déMmiétt. GharieiFttto itçut sept ou httii ctnCB ebusi et aul doute ^fiib 1# YiHe n'eût été rasée ri. le drfl^eM Wftae n'eût élé ariiwé et si Mésièf^ fl'tùl Qi|iiUité. Les pai^HiMft* t»res eurent, pour se rendre aa qcuirlîer finértl priusateHi de la peifie peer ti^esser les raofs de ms •sôtdi^ qui voulaient contiDuer une IttHe dàsespérée> Le i«' jmvier, fo viUe se rendit. Les Prussîwe y ^eMrèrenl le lendemains
il était iésêné à Msiôres, p6ttr eottbte de ffiâlheor, dH M* HÉMfd, ^ voir peadi»t les viâgNfiiatre heures qui s^éeOiàktsAt a^aat que le Vainquetir fit son witrée dans la pluse» des scènes qui feront la honte étemdle de oeux qui, !e pouvant, n'ont pas eu le courage de les prévenir ou de les réprimer. Les approvisionnements de toute sorte furent laissés à la disposition d'une multitude sans frein qui organisa un hidôux pillage et gaspilla sans mesure. On spécula même sur ces matières abandonnées. Ceux qui purent en accaparer en assez ^nde quantité revendirent à vil prix. Des tonneaux de vin et d'eau^de^vie fttfetit défoneé^ pif les sekiais. Une partie de la garnison s'efifvra. El pêndSflt que se passjtfeet éss s^ses nivrsntest VtMtn^ mlMlsM resta obstinément cachée. Seuls et impuissants contre cette fbnîe, le préfet républicain Bauten, phtsieurâ notables de Mézières et de Charleville, indignés mais fermes, et coA-
LSfi YlU^Sa AMitGiES.
prenant leur devoir, lnUètwit «t ehiHWihèflit tn yùU à rélaWir Tordre.
Ce sont là malheureusement les fréquentes scènes qu'ont pu voir de près ceux qui ont suivi la campagne. A Reims, tes soldats pillaient; après Forbtch,. des soldats du train égarés, ivres, fouettaient teurs chevaux en chantant des airs de barrière. Toute idée morale avait fui chez beaucoup de ces prétoriens. Tout sentiment de devoir et d'obéissance était mort. Ceux qui le gardaiâat aocore surent m<mrir, LeBuutre» avaient beioîn, pour te retiaoïper, de répottvaa^d>le teçon de la défiaitel '
L'écrivain auquel j^mpruirt» ces détails accuse le colonel qui commandait Mézières de s'être peu montré, de n'avoir ni harangué ni encouragé ses soldats , de n'avoir point paru sur les points, menacés^. Lés officiers subalternes seuls, et leurs soldats, auraient fait preuve de vaillance. Quant au colonel< commandant de place et aux deux lieutenaxtts^olooel»* sons SQfi ordres, l'accufiation de M, Hénard egt si pré^ cîse qu'on a le dvmr de l'enregistrer, ne fû(-^ qtie pour ]^ndvequer une réponse.
Xe luodi t jaoïPkr, ymp dà l*eAt«ée das ftra«3ÎBas dans- MâBèMi, le liMafd, dit l'anteor 4^ Crime de JIMeiêrm Baas ât ranoonlfMr un éa Bas aoMt arrivant de Qivek sL (^ «n ées pronisM, avait pa péaétfti daas Cbarlevilla.
« Poiivaa«vow ma dm où je trouirarai le aotcael ean» OMUulfHit de plaoê? bous damanda-t-ii.
^m IrA GUERRE NATIONALE.
~ Mais à la citadelle. Pourquoi donc?
— J'ai à lui remettre son brevet de généraK »
Reste à savoir si le brevet était bien gagné.
Après Mézières, Rocroi devait succomber. Je détache le récit de la capitulation de Rocroi d'un ra[q[H»rt inédit dont on ne saurait mettre en doute Tauthenticité :
Le parlementaire prussien s'est présenté le 5 janvier à la porte de Bourgogne à dix heures du matin ; il a été reçu par M. Mélin, commandant de place, M. Neveux, maire, et M. Âlph. Sanier, sous-préfet. Il a sommé la ville de se rendre en la menaçant d'un bombardement qui devait commencer à midi, et en déclarant que si la ville se défendait, les autorités civiles seraient envoyées en Prusse. En présence de ces insolentes injonctions auxquelles le commandant répondit de la façon la plus digne, les pourparlers ne pouvaient être longs, mais de dix heures un quart à midi, il ne restait que sept quarts d'heure pour prendre les dernières mesures et mettre en sûreté les femmes et les enfants, en d'autres termes et sous une apparente modération de formes, c'était un bombardement brutal et immédiat.
A midi juste la première bombe tomba, puis ce fut un fau roulant, quelque chose d'hcM^rible, cinq ou six incendies se déclarèrent, dont deux très-cc^sidérables : à cinq hewres du soir une vingtaine de maisons brûlaient, le tiers à peu près de la petite ville. Le bombardement se ralentit alors peu à peu, puis cessa tout à fait. A six heures un quart,
LË6 VILLES ASSIÉGÉES. S^
le parlementaire prussien se présenta de nouveau et offrit aux autorités les conditions de capitulation de Mézières : garnison, mobiles, mobilisés, douaniers et gendarmes priscmniers de guerre, remise des armes et munitions, garde nationale sédentaire prisonnière sur parole, autorités civiles libres, ajoutant qu'en cas de refus, la ville serait entièrement détruite par la grosse artillerie de siège qui était toute prête. Le commandant déclara qu'il voulait, avant de répondre, consulter le conseil de défense ; il demanda toutefois au maire et au sous-préfet, qui n'en faisaient pas partie, quelle était leur opinion. M. Sanier répondit que, tout en appréciant l'horrible puissance do destruction de Tartillerie prussienne et l'étendue des sacrifices que le bombardement imposait à la population civile, il ne croyait pas encore arrivé le moment où toute résistance était impossible, que tout au contraire la défense utile allait commencer à se produire quand l'ennemi, jugeant la ville détruite, s'approcherait forcément de la place à portée de nos projectiles.
Le commandant affirma qu'il était bien déterminé à prolonger la résistance et consulta le conseil de défense, dont tous les membres étaient jusque-là restés silencieux. C'étaient MM. Dupuis, capitaine d'artillerie; Ghereau, capitaine du génie; Lebeau, capitaine des mobiles; et Cornu, capitainecommandant la garde nationale. Le conseil décida à l'unanimité la capitulation aux conditions de Mézières, les pièces ne portant pas jusqu'aux batteries prussiennes et les rem« parts n'étant défendus que par une centaine de mobiles incapables de repousser un assaut et dont plusieurs avaient d^à déserté leur poste. D'ailleurs la poudrière n'étant pas suffisamment protégée contre la grosse artillerie prussienne ,
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il MaU QWfdra ait i^immi» i|M4^ «M iwpiiiif 01 fai^ épou.vapt«bWt oowéqiiMMïes,
fraoes-tmiire dsma lit ville, U qe M ps»f^ fpt fyijflmniar comme le préCet de» Ar4««iqe&«
Ce i»Péfel de Mézfôres^ doal il ctst id gaei^ioB, avait élé partifiuH^meBt âësagréable aux Prussiens par le mémoire qu*il adressait, le & novembre, à M. Gambetta sur les déprédations et les exactions commises au nom du droit de conquête dans les Ardennes. Cette longue pièce, une des plus douloureusement éloqwçn-r, tes du dossier des Prussiens, a été publiée, à ÇQIV heure, par les journaux de France, et oq la pourrait retrouver tout entière dans le recueil belge, la Prum au pilori. Ce ^nt los déposltiops leitu^leç de^ p^r^ sonnes léséea, ou martyrisées, faites devait êtes laédâ» cins, des notables, devant M. Berry, préaideat hqnoraire du tribunal civil de Gharleville; M. Angenow»» procureur de la République ; M. Regnault, président du tribunal de commerce ; M. Rys , négociant belge, etc., etc., constitués en jury d*enquête, Tqus les procès-verbaux contre-siçnés par M. E. pauzon, préfet des Ardennes. Je ne puis donner plaçç ici à ce. long rapport qui grossirait un peu trop notre Uvrç> mais l'histoire dira que les faits commis p^ l'arp^ allemande à Neuville et à This, k Rouvroy, à lid^uH^ à Vanx-Villaii^, part(mt dans ces villages de ïkeéèm» dont les francs^ireurs t^fiaient 1^ PFqssieaft, aoal
êm fil» é^DpvaMdstafl Qa^ki&t vu «a oommettre 1» gÉôm. Di^ geas iaofliBBdIli tontf fiMs, irolés, battus, émk mi^lafes atteints dé la petite vâ*ole j€^ liors d^ UiF Ht, des fumiers taxéfi à deRx miUe francs par ifià attcier qoi passe : « Deux mitlç franos, ou votm m^isoB aéra incendiée* » Et lorsque les malheapscix. assurent ou qu'ils payeront, si on leur donne le temps, oa k»^a^ils jurent sur l'honneur qulls n'ont point Logé de franes^irâors, on leui^ r^^d d'un ak m^[»^ sant : U honneur (Tun Français, fi donoi -^ Le prorr oterverbal d^enquéte , publié par M. Dauzcm , mérite d*ilre placé à cM de la fain^ise droulafre cte M. de' CbaiidteFdy^ doni la Lactare émut l-Ëurope, cependant pèû tendre pour mUeé patrie déehirée.
ainsi. Tune après l'autre, lentement, inais sôre«mm^^ nos plaees toles tombaient au pouvoir de Ven^ mmi. ThionvQle, dont nous n'avons point padé, avait («tpitulé le 25 povêi^bre. Gonusie Verdun , après uae^ vive résistance, elle était contrainte à la chute par lai capitulation de Metz. Jusqu'au 13 novembre, la plate qui, onze mois durant avec Wimpfen, s'était défenduejadis contre l'Autrichien, avait tenu en respect et même à distance le corps assiégeant. Mais , une fois- Metz rendue, la 14® division du 7« corps d'armée allemand, sous les ordres du général von Kamecke, investissait étroitement Thionville et, après avoir en trois jours établi seize batteries de 85 canons, occupé les villages environnants et fait quelques rapides travaux d'approchement , commençait impétueusement
31i LA GUBRR£ HATIOMALE.
UD de ces bombardements faroocbes, que les Prussiens se vantent d'avoir remis en usage. Vainement le commandant de place avait demandé à M* de Ka* mecke de laisser les enfants et les femmes quitter la ville. Comme toujours, la réponse avait été que la présence des enfants et des femmes hâterait la capitulation. Le bombardement dura deux jours. Puis, dans la nuit du 2k au 25 novembre, Thionville se rendit. Les Prussiens y trouvèrent 200 canons et 4»000 prisonniers.
Les habitants de Thionville , en entendant retentir sur le pavé de leurs rues le talon lourd des soldats allemands , raj^laient les heures où ils attendaient anxieusement l'arrivée de Tarmfe de Bazaine, la délivrance, le salut. Maintenant au sommet de leurs monuments, ils allaient voir flotter ce sombre drapeau blanc et noir, qui restera sur la citadelle lorraine jusqu'au jour où une main française y replacera les trois couleurs.