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point tenu aussi efficacement de près, et ont été souvent ruinées par la base. La protection de l'artillerie et du personnel des ponts, plus difficilement complète que celle du caisson cuirassé, montre tout de même une utilité certaine.
N'en faut-il pas conclure à la nécessité de la compléter et de l’accroître? En remontant la cuirasse mince, en réduisant au strict minimum les services exposés au dehors des abris, en élargissant si possible ceux-ci, en s'attachant à amortir les ébranlements, on peut sans doute mettre cette partie de la défensive au niveau de l’autre. Ce sera en quelque sorte, après la protection du flotteur, celle des détails militaires. Et nous y comprendrons dans la mesure du possible les organes essentiels comme cheminées, gouvernail, etc., dont nous avons parlé.
Et il restera quelque chose à protéger : la coque. Si le torpilleur a trompé quelques espérances, la mine sous-marine n'en a point déçu, et le sous-marin va entrer en ligne. Un compartimentage des fonds, une double coque blindée, que sais-je encore? les moyens sont à trouver. Ils sont trouvés en théorie. Ils ont même reçu un commencement d'application sur notre Henri-IV, et sur le Cesarewitch, sorti des chantiers de La Seyne. C'est un millier de tonnes à ajouter aux cuirassés. Cela n'empêchera pas les voies d'eau, mais en localisera les effets. (Notons qu’une large brèche, ouverte dans la coque du Monomach par la première torpille qui l’atteignit la nuit du Tsoushima, n'aurait introduit long-
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temps que fort peu d'eau, parce qu'elle donnait sur un compartiment plein de charbon.)
Les filets pare-torpilles ont rendu de bons services. Ils ne peuvent malheureusement servir qu'au mouillage ou à des vitesses infimes. Par eux, la surprise initiale de Port-Arthur pouvait être déjouée. Quand le Sébastopol, fuyant la fournaise, en décembre 1904, se réfugia dans la rade extérieure, il leur dut de servir de but, avant d'être atteint, à près de cent cinquante torpilles, dont soixante dans la même nuit.
Une protection fort discutée jusqu'ici est celle réalisée par l'éclairage des projecteurs. Son procès n'est pas encore jugé. À Port-Arthur, elle réussit contre les torpilleurs, brülots et bateaux marchands chargés de tenter l'embouteillage. Dans la nuit de Tsoushima au contraire, les quelques projecteurs russes subsistants ont peut-être servi l'attaque des torpilleurs en leur précisant le but. Mais il faut remarquer que les croiseurs cuirassés nippons suivaient en même temps les Russes de leurs faisceaux. Or ce n’est point là le cas habituel, bien que dans la nuit une escadre attaquée puisse ignorer sil existe à proximité un ennemi qui va répondre à sa lumière défensive en l'éclairant elle-même. En réalité, il sera toujours difficile d'empêcher un bâtiment qui doit repousser par le canon une surprise de torpilleurs de chercher son but et de le montrer aux pointeurs en allumant ses faisceaux.
Nous avons donné un aperçu des avaries. Il resterait à étudier les réparations. Presque toutes les données