‹ La guerre navale moderneChapitre 21 sur 39 · TS · texte numérisé non relu

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nous manquent encore. Contentons-nous de signaler le travail fait à Port-Arthur avec une remarquable rapidité, depuis les événements du 9 février jusqu’à la fin. Le Pallada, conduit à l’unique bassin de radoub du port, en sortit réparé à la fin d'avril. Le Cesarewitch et le Retvizan, torpillés également ce jour-là, furent remis en état au moyen de caissons étanches appliqués de l'extérieur contre la coque. Le 20 juin, tous deux pouvaient prendre la mer. Quant au Novik, le plus endommagé de ceux qui n’eurent à souffrir que du feu de l'artillerie, il était prêt dès le 21 février. Deux fois, le Sébastopol heurta des mines sous-marines. La première fit un trou de 37 mètres carrés; tout fut remis à l'état neuf en six semaines par le même procédé du caisson extérieur. Un mois après, une deuxième mine pratiquait au même point une ouverture de 65 mètres carrés, obturée de façon semblable, en deux mois et demi, sous le feu très génant des assiégeants.

En résumé, par la résistance éprouvée des cuirasses de flanc et des tourelles, par la rapidité inattendue des réparations à flot, par l'efficacité souverainé de son artillerie, le grand navire cuirassé vient d'affirmer une fois de plus sa prééminence parmi les forces flottantes. C’est là le premier point d'une discussion sur la valeur relative des types, discussion que nous aborderons dans le chapitre suivant.

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