‹ La guerre roumaine, 1916-1918Chapitre 27 sur 54 · I.A GUERRE ROI MAINE I i) I · texte numérisé non relu

I.A GUERRE ROI MAINE I i) I

tard par le Gouvornenieul hongrois assura iiiio éçjalité a|)f,aren(p absolue, oclnnaut le droit de vote à tous les cilo.eiis mules de viugt-quatre ans qui savaient écrire et lire. Pour bien le juger il faut cependant rappeler que ce droit était octroyé aux citoyens mâles qui savaient écrire et lire ?n magyar seulement.

L'£tat hongrois n'avait, du reste, jamais bâti une école ni soutenu un instituteur pour la nationalité roumaine; au contraire, il a toujours cherché par tous les moyens à empêche.'" le progrès intellectuel de cette nationalité ('). Il n'est donc pas étonnant si le pourcentage des analphabètes est incomparablement plus grand parmi les sujets roumains que parmi les Hongrois.

Le projet pouvait ainsi compter sur plus de [\ millions d'électeurs en Hongrie, dont 62,6 °/o Hongrois et 9 °/o Roumiins : les 8.5oo.ooo Hongrois et Israélites auraient ainsi eu 2.5oo.ooo électeurs, et les presque 4 millions de Roumains, un maximum de 5oo.ooo électeurs !

Enfin, le nouveau projet de loi électorale, tel qu'il se présentait en 19 18 au mois de juin — car le projet de réforme annoncé en 191 7 avait subi une série de transformations sans toutefois aboutir, — disposait ce qui suit : seront électeurs seulement les citoyens pouvant prouver à leur actif intellectuel les six classes primaires, et tous les possesseurs d'une certaine propriété rurale ; les soldats de la guerre européenne ne forment une catégorie privilégiée que s'ils sont décorés.

(i) « Quatre lycées pour les garçon.-^ et deux gymnases pour les fllles ont été fondés et entretenus par les Roumains en Transylvanie. Ceci ne convenait pas aux Hongrois. Mais ils ont promptement trouvé une solution. Ils ont commencé, en effet, par imposer leur langue d'abord dans les cours supérieurs, puis dans tout le lycée, de sorte qu'il n'y avait plus que deux lycées et demi pour les garçons et un gymnase et demi pour les tilles, où l'enseignement se donnait en roiunain. Cela fait donc un gymnase par million d'habitants, alors que le peuple linlandais, 2.800.000 habitants, sous l'autocratie russe, avait cent soixante gymnases et écoles secondaires, et deux universités. » (Emmanuel Anto- NESco, op. cit., p. i4.)

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