LES CDEY.UX FOUGUEUX
Lorsqu'un habile cocher, mon fils , a des chevaux fougueux à conduire , il a soin de leur tenir toujours la bride courte, afin de se rendre maître de tous leurs mouvements et de les diriger à son gré. Mais si , las de lutter, pour ainsi dire , contre «ux pour contenir leur vivacité et leur ardeur , il jâche les rênes, aussitôt ils s'élancent avec une rapidité inexprimable ; ils courent , ils bondissent ils s'emportent sans règle et sans but : rien ne les arrête ; ils franchissent tous les obstacles , et vont avec une aveugle impétuosité ou s'écraser contre une muraille , ou se précipiter dans quelque abîme , avec la voiture qu'ils traînent et tous les malheureux qu'elle renferme.
Ces chevaux fougueux sont la figure de nos pas sions. Elles sont, comme eux, vives, ardente», impatientes. Il faut donc sans cesse les contenir, les réprimer, les captiver» Si nous nous lassons des efforts et de la vigilance nécessaires pour les maîtriser, nous sommes perdus: elles nous entraîneront avec violence , ou plutôt avec fureur, dans les désordres les plus honteux, dans les crimes les plus énormes, sans que ni la raison, ni la religion, ni l'honneur, ni l'intérêt même soient desbarririe» «anablcs d'arrêter leur fougue indomptabl
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