‹ La guerre sud-africaineChapitre 10 sur 75 · XVI NOTICE SUR LE CAPITAINE GILBKRT · texte numérisé non relu

XVI NOTICE SUR LE CAPITAINE GILBKRT

il, qu'à en indiquer les grandes lignes, celles-ci se trouvent tracées avec tant de fermeté, notamment en ce qui concerne la réorganisation des Écoles militaires et de leur enseignement, qu'il n'y aurait guère à y ajouter (encore moins à y retrancher!) pour tirer de ces pages une loi des mieux construites et des plus fertiles en heureuses conséquences. L* « esprit » de la réforme préconisée sera suffisamment caractérisé par cette a proposition » empruntée k von der Goltz : a Avec le service universel et obligatoire, le corps d'officiers doit être l'élite de la nation », et le but k atteindre assez clairement indiqué par la mission essentielle assignée aux Ecoles d'officiers : chercher, trouver, former et afifermir des carao ter es.

Puis, c'est du Grand État^Major que Gilbert étudie la constitution, le rôle et le fonctionnement, regrettant que la façon dont nous l'avons compris et constitué, au début, fasse de l'armée a un corps sans cerveau »; faisant toucher du doigt les dangers de 1' « omnipotence du ministre, incompatible h la fois avec les forces de l'homme et l'instabilité du fonctionnaire » ainsi que 1* a illogisme de la transmission des pouvoirs au moment de la guerre, en pleine crise » ; s'elTorçant, enfin, de montrer par quels moyens nous pourrions arriver à faire mentir de Moltke, qui soutenait un jour (non sans raison) que la force de l'armée allemande était dans la direction, dans le commandement, en un mot dans le grand état-major — a force que la France pouvait envier, car elle ne la possédait pas ».

Deux autres « études » exposent la a théorie des grandes manœuvres » — une « théorie pratique » qui vise à tirer de ces exercices toute l'utilité qu'ils comportent, k les faire servir uniquement k l'instruction de l'armée, et k éviter, par conséquent, qu'ils ne dégénèrent en parade et en a spectacle». Aujourd'hui, plus que jamais, on le sait, les observations et conseils si sensés de G. Gilbert, en cette mati^re, pourraient être mis k profit, et il y aurait encore beaucoup k reprendre — et k apprendre — dans la Fort i/icat ion et rArtillerie, bien que cette autre étude s'appliquât k une

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