NOTICE SUR LE CAPITAINE GILBERT
iMre écrit jusqu*k présent sur les opérations des Anglais et ilcs Boers, que celles-ci sont exposées avec une impartialité et jugées avec une autorité qu'on chercherait vainement ailleurs.
Dans la dédicace d'un desesouvragesàM"* Juliette Adam, k laquelle il était toujours resté profondément reconnaissant d'un accueil qui lui avait permis de sç faire connaître et écouter par ceux k qui il avait k cœur de parler, le capitaine Gilbert s'exprimait ainsi : a En écrivant ces études, j'ai eu parfois l'illusion de pouvoir servir encore mon pays... » L* « illusion »? C'était par trop de modestie I Pour avoir été forcé d'échanger son épée contre une plume, Gilbert n'en a pas moins bien servi sa patrie, et jusqu'k la dernière heure. Et si l'on était tenté de penser que l'afTection que nous lui avions vouée et qu'il voulait bien nous rendre, a pu nous pousser, en lui adressant un dernier hommage, k exagérer son éloge, nous nous bornerions k citer ces paroles prononcées sur sa tombe par le général Donnai : a Avec Gilbert disparait le plus grand penseur et le plus illustre écrivain de l'armée française contemporaine, de cette armée qu'il avait dû quitter de fait, mais avec laquelle étaient toujours restés son esprit et son cœur. »
Charles MALO.