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FORCES DE COUVERTURE DES ANGLAIS

Observons, en passant, quels étaient dès la fin de septembre le langage, l'attitude et le degré de préparation de cette nation, qui affecte hypocritement aujourd'hui de reprocher aux Boers leurs visées agressives.

Dans la première semaine d'octobre, au demeurant, et avant l'ouverture des hostilités, les Anglais connaissaient les points menacés par l'adversaire et avaient pris leurs mesures pour se couvrir siu* tous ces points. Sur la frontière du Natal, où ils redoutaient le principal effort, ils avaient établi, en les poussant à l'extrême frontière, le gros de leurs forces de couverture.

La répartition de ces forces, d'après le Broad Arrow du 7 octobre, était la suivante :

a) Dans la colonie du Cap et dans ses dépendances (Transkaï, Griqualand, Rhodesia), sous les ordres de sir Forestier Walker :

1° 7.800 hommes environ de troupes locales, qui forment le fond des garnisons de Kîmberley (colonel Keke- \vitch)[*], Mafeking (colonel Baden-Powell) et Vrybourg et constituent, de plus, la colonne volante du colonel Plûmmer (2 .000 hommes), réunie à Tuli et Schooschung ;

2° Comme éléments de l'armée active, i batterie, i compagnie du génie et 5 bataillons et demi d'infanterie, dont un demi-bataillon à Kimberley, 2 bataillons au Cap, i à De Aar, i à Norwals-Pont, i à Burghersdorp, occupant de la sorte tous les nœuds des voies ferrées et la capitale de la colonie. Pour compléter la défense de cette der-

(i) Les Diamond'Fields Uorse, corps de volontaires montés, poun^u de 3 batteries d'artillerie, étaient organisés cl établis à Kimberley.

Le régiment des riflemen du Cap, Cope Mounted Rijles, avec leur artillerie, demeurait dans la ville même du Cap.

La police du Cap formait une partie de la garnison de Mafeking.

nière, 1.200 marins se tenaient prêts, au besoin, à débarquer de l'escadre.

b) Dans la colonie de Natal, sous les ordres de sir G. White :

2.000 hommes environ de troupes locales; puis, comme troupes actives, 5 régiments de cavalerie, i compagnie du génie, 1 1 bataillons d'infanterie, g batteries de campagne et ï de montagne. Milices et corps réguliers formaient un ensemble d'une vingtaine de mille hommes dont la majeure partie, plus de 12.000 hommes, commandés par les généraux White, Sy nions et Yule, étaient postés à Glencoê et Ladysmith ; le reste s'échelonnant sur la ligne de communication vers Durban (260 kilomètres) et à Durban même.

Ainsi parés et en garde sur toutes leurs frontières, avec des forces de couverture qu'ils estimaient presque équivalentes à l'armée ennemie, opposant au gros de cette armée les deux tiers de leurs forces, les Anglais se jugeaient presque inexpugnables dans le Natal, suffisamment protégés au Cap, à Port-Elisabeth, à East-London par Téloignement de ces points de débarquement. Leur couverture était en situation de soutenir avantageusement la lutte pendant les six semaines nécessaires à la mobilisation et au transport de leur corps expéditionnaire.

Ce corps, avons-nous vu, allait compter 02.1 38 officiers et soldats, dont 4o.ooo hommes de troupes de campagne avec 1 14 canons et 7.000 hommes de troupes d'étapes.

Débarquant à Natal, il aurait rallié la plus grosse portion des troupes de couverture et constitué, aux mains du général en chef, une masse de 70.000 combattants. Mais il n'aurait eu qu'un point d'atterrissement, dans un port médiocre, et une seule ligne d'opérations, suivant

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