‹ La guerre sud-africaineChapitre 53 sur 75 · COMBAT DE VENTER-SPRUIT · texte numérisé non relu

COMBAT DE VENTER-SPRUIT

chèrent insensiblement de la crête militaire du Tabamyama. Au delà et jusqu'à la crête topographique, couronnée par les tranchées ennemies, s'étendait, sur une profondeur de 900 mètres, un glacis doucement incliné.. C'était la région de la mort et les assaillants firent halte à son entrée.

A 3 heures, l'intervention des réserves détermina une poussée en avant, et des lignes denses commencèrent à * envahir le glacis. Accueillies, dès leurs premiers pas, par un redoublement de fusillade^ elles eurent, de plus, beaucoup à souflnr des canons boers. Vainement les batteries anglaises tournèrent leurs efforts contre ces derniers. Réduits au silence jsur un point, ils reparaissaient^ quelque temps après sur yn autre, envoyaient une volée de quatre ou cinq coups et se déplaçaient de nouveau.

Sous ce feu combiné d'artillerie et d'infanterie, les bataillons de Woodgate et de Hart esquissèrent, sans succès, plusieurs attaques et, peu à peu, abandonnant le teirain battu, ils se divisèrent en se laissant couler dans les profondes vallées situées de part et d'autre du contrefort attaqué. Il était 7 heures du soir environ et, sur cette partie du champ de bataille, la journée prenait fin par une violente canonnade.

Plus en amont et à 1.600 mètres environ à gauche de la brigade Hart, la brigade légère Dundonald s'était engar gée dans l'après-midi et avait eu à peu près le même sort. On lui assignait, comme objectif, le promontoire qui fait suite au premier front bastionné, à une lieue à l'ouest de Three-Tree-Hill. Deux de ses escadrons, mettant pied à terre, enlevèrent bien le premier étage des hauteurs, mais ne purent débusquer les Boers d'une seconde crête où ils s'étaient repliés.

33o LA GUERRE SUD-AFRICAINE.

En aval et à rextréme droite, la brigade Lyttelton effectuait une reconnaissance offensive contre Brakfontein. Elle y trouvait l'ennemi toujours en forces et solidement retranché, et se contentait d'une molle démonstration, qui ne pouvait empêcher les détachements vers Tabamyama.

ai, aa et 23 janvier, — Le lendemain matin, 21 janvier, les Anglais reconnurent que les Boers avaient évacué, partout, la première crête du Tabamyama et s'étaient repliés à un kilomètre environ sur le plateau. Là ils avaient élevé de nouveaux schantzes sur un front parallèle au front primitif. En même temps ils infléchissaient légèrement leur droite, en crochet offensif. Dans cette nouvelle position, les emplacements de leurs tranchées et surtout ceux des batteries, un peu en retrait sur le versant nord, échappaient aux vues et aux feux de l'artillerie installée à Threc-Tree-Hill. Pour les contrebattre, il fallait s'écarter davantage des hauteurs et s'établir dans la vallée ; mais alors on était à découvert et aux limites extrêmes de portée du matériel anglais.

La brigade Hildyard releva, en première ligne, les bataillons fatigués de la brigade Woodgate, et l'infanterie anglaise garnit la crête abandonnée par les^'Boers, sans s'aventurer sur le terrain découvert qui séparait les deux partis. La journée se passa en échange platonique de coups de fusil et de coups de canon. Sur le soir cependant, les Républicains devinrent pressants à leur extrême droite, qui dessina un mouvement enveloppant. Le général Warren dut retirer deux de ses batteries de Three- Tree-Hill, où d'ailleurs elles ne faisaient rien de bon, et les porter à sa gauche, à une lieue à l'ouest du kopje, entre la route d'Acton-Holmes et la Venter. En même

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