CAMPAONB DE MÉHÉMET ALI
Kous savons que l'élat-inajor russe, pour gaixler 1.6 flanc gauche de T armée d'invasion et masquer les places du quadrilatère, avait organisé, dès le lendelanain du passage du Danube, une armée d'environ ^0,000 honm^es, composée des xii* et xiir corps com- ^nandés par les généraux Vainowski et Hahn. Le gi'and- ^uc héritier fut placé à la tète de ces* forces. Le xom- :maadant en chef du xii* corps devint son chef d'étatomajor, et le grand-duc Vladimir remplaça le général Tainowski; L'armée de l'Est, après avoir franchi la Jaatra, s'était étendue à droite et à gauche de la position de Biela, face à la ligne Routschouk-Rasgrad, et ^vait occupé le terrain entre la Jantra et le Lom. Au sud, elle s'installait sur la route de Timova À Osman-Bazar. Son front présentait ainsi un développement de 70 kilomètres.
Pendant que s'accomplissaient les premiers événements de la guerre: la marche rapide du général Gourko jusqu'au delà des Balkans, la prise de Nico-
poli par Tarmée de TOuest, rinstallation à Tirnova de Télat-major du viii® coi'ps, la première bataille de Plevna, des détachemenls de cavalerie atteignaient Cervenavoda, première station du chemin de fer de Routschouk à Rasgrad, 12 kilomètres au sud de la première de ces villes, et exploraient les rives du Lom-Noir. Les opérations qui suivirent, soit contre Routschouk. dont la solide garnison défendait courageusement les abords, soit contre Rasgrad, soit dans la direction d'Eski-Djuma et d'Osman-Bazar n'offrent, en juillet, que de très faibles éléments d'intérêt. En effet, il semble que les Russes comme les Turcs aient tacitement convenu de ne rien donner au hasard, de protéger, de fortifier leurs lignes, et d'attendre le résultat des manœuvres plus importantes entreprises au sud des Balkans et sur le flanc droit des Russes. Du côté des envahisseurs, on se rend compte qu'avec 60,000 hommes, il est difficile d'attaquer une forteresse comme Routschouk, quand elle est défendue non seulement par ses forts et sa garnison, mais encore par une armée manœuvrant de Schoumla au Danube en passant par Rasgrad. Les renforts, qu'on attendait (xi° corps) pour prendre une offensive vigoureuse, sont envoyés au général de Krudener, dont la situation devient diflBcile. D'autre part, s'éloigner de la ligne de la Jantra, c'était s'exposer à ne pouvoir appuyer en temps utile un mouvement général de concentration, si Osman pacha, profitant de ses avantages, marchait sur Sistova ou si