‹ La guerre sur le DanubeChapitre 204 sur 232 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

des ressources ni de l'effectif nécessaires pour tenter de grandes opérations. Il accepta la guerre de détail que lui firent ces montagnards indomptés, perdit peu à.peu les avantages conquis et laissa au prince Nikita le temps nécessaire pour reconstituer ses forces considérablement amoindries. Les Monténégrins, aidés d'un grand nombre d'Herzégoviniens enrôlés dans leurs rangs, rq)rirent sérieusement la campagne en novembre, et subirent un échec sanglant à Earmossi, sur la route d'Antivari à Scutari d'Albanie; mais ils réussirent, ayant la fin du mois, à prendre le petit port de Spizza* et à occuper toute la langue' de terrain comprise entre la Boiana, la frontière autrichienne, le lac de Scutari et la mer. Antivari tomba à son tour entre leurs mains le 10 janvier, après une résistance désespérée de la garnison turque. Lies forces monténégrines menaçaient Scutari quand l'armistice fut signé.

On a vu, au début de la guerre, le prince Milan de Serbie rendre visite à l'empereur Alexandi'e, aussitôt après son arrivée à Ploiesti, et le premier ministre Ristich, accompagné des colonels Horvatoyitch et Letschanine, conférer avec le prince Gortschakoff et le général Ignatieff.

Le jeune souverain auquel l'Europe avait ménagé les bienfaits d'une paix favorable, après la défaite de ses bataillons Tanqée précédente, dans les plaines de

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