Acquisition autrichienne à la suite du traité de Berlin
la Morava, s'occupa dès sa rentrée à Belgrade de préparer une nouvelle armée. 11 était assez difficile de déclgirer la guerre sans s'attirer les justes reproches de h diplomatie. M. Ristich voulait être bien sûr, avant de franchir ce Rubicon, non seulement du résultat de la guerre russo-turque, mais encore de l'ineitie raisonnée de l'Europe, quand il s'agirait de régler la question d'Orient. Après la chute de Plevna, il comprit que la Russie serait l'arbitre des destinées de l'empire ottoman. Quatre jours après la défaite d'Osman pacha, connue le 11 décembre à Belgrade, l'envoyé serbe auprès de la Sublime-Porte était rappelé. La note de rupture portait : « la Sublime-Porte travaille à compromettre l'ordre intérieur et la tranquillité de la principauté en prêtant un appui ouvert et en armes aux agissements des conspirateurs du dehors. » Le prince Mi^an, le même qui chassait à Paratçhin en 1876, quand ses généraux se faisaient écraser sur le Timok et dans la vallée de la Morava, échauffait, en même temps, le zèle de son peuple, las de guen'e, par une proclamation dans laquelle il annonçait que les Tuçcs massacraient les Serbes habitant la Turquie. On y lisait cette phrase : « Les peuples n'arrivent jamais en possession de leur vraie liberté autrement qu'au prix de leur sueur, et, s'il le faut, au prix de leur sang. L'on ne commence pas une grande œuvre comme celle que nous entreprimes l'année dernière pour s'arrêter à mi-chemin. C'eût été une politique pusillanime, un patriotisme insuffisant. )>