CHAPITRE XX
PHILIPPOPOLI. — ANDRIMOPLB. — SAK-STBFAMO.
L*instant décisif était arrivé. De tous les cols des Balkans les corps russes débouchaient. L'état-major préparait ses dernières concentrations, et le grand-duc Nicolas venait de fixer son quartier général, le 12 janxiev^ à Kasanlik, dans la vallée de la Tundja. A Constantinople, les efforts pour une résistance suprême ne se ralentissaient pas. Le moral des troupes ottomanes des dernières levées n'était pas atteint. L'étranger, surpris, pouvait voir, à la fin de décembre, les recrues traverser Gonstantinople en chantant pour se rendre à leurs casernes. Mahmoud-Damat pacha, beau-frère du sultan, considéré comme l'auteur du refus fait à Osman pacha de le laisser battre en retraite sur Orkanié, venait de donner sa démission des fonctions de ministre et de grand maître de l'artillerie. Mais les événements ne s'en précipitaient pas moins avec la plus foudroyante rapidité, et le jour n'était pas éloigné où toute défense allait devenir impossible.
Le général Gourko avait occupé Sophia le à jan-