CHAPITRE II
CAMPAGNE DIPLOMATIQUE ET otCLABATION DE GUERRE.
Au mois d'août 1875, la Russie prit l'initiative d'une démarche auprès des puissances signataires du traité de 1856. Elle les conviait à arrêter, sur le terrain diplomatique, les mesures nécessaires pour circonscrire l'insurrection d'Herzégovine et ne pas la laisser dégénérer en une crise dangereuse pour la paix générale. Il s'agissait, comme l'expliquait M. le duc Decazes à l'ambassadeur de France à Gonstantinople, dans sa dépêche du 20 août, « d'une œuvre d'apaisement entreprise dans l'intérêt général et excluant toute pensée d'intervention armée » . Les représentants des puissances fixèrent aussitôt dans une conférence les termes du mandat à confier aux consuls délégués auprès des chefs insurgés, dans un but de conciliation. Les consuls échouèrent dans leur mission par suite de la continuation des opérations militaires de l'armée turque et des exigences des insurgés. Ceux-ci demandaient, en effet, avant de mettre bas les armes, la signature d'un armistice en règle et la promesse d'une intervention